En effet, une tempête a touché durant le week-end, l’Allemagne, la Pologne, l’Autriche et en République tchèque, causant la mort de 14 personnes (bilan provisoire) et créant de nombreux dégâts du fait des vents qui ont soufflé jusqu’à 200km/heure.

Un arbre tombé sur une voiture à Francfort, en Allemagne, le 1er mars 2008 Photo AFP
Mais à quoi sont dus ces phénomènes violents et localisés ?
Les tempêtes en Europe à cette saison, résultent de ce que l’on appelle l’Oscillation Nord Atlantique (North Atlantic Oscillation, NAO) qui est une variation naturelle du climat qui peut avoir des impacts importants sur le climat de la côte Est des Etats-Unis à l’Eurasie et de l’Afrique du Nord/Moyen-Orient jusqu’à l’Arctique. La NAO a des effets bien plus importants en hiver qu’en été. Cette oscillation détermine le positionnement et la trajectoire des dépressions de l’hémisphère Nord. La variation de ce phénomène dépend de la pression atmosphérique : plus la différence de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande est importante, plus les risques de tempêtes comme celles du week-end en Europe augmente comme le montre le schéma ci-dessous (vent d’Ouest important soufflant vers l’Est et apportant la douceur de l’océan Atlantique sur l’Europe centrale et méridionale, la pluie sur l’Europe du Nord puisque l’air froid venant de Sibérie est repoussé).

Source : Phase positive de la NAO

Source : Phase négative de la NAO
Les moyennes mensuelles ou saisonnières et les mois d’hiver sont traditionnellement retenus (décembre à mars) dans la mesure où la NAO en terme d’impacts est la plus forte. Depuis la fin des années 1960, les phases positives sont plus nombreuses (7 parmi les 10 valeurs les plus élevées au cours des 150 dernières années ont été enregistrées depuis 1980). Pour plus de détails : CNRS

Une rue de Budapest après le passage de la tempête Emma, le 1er mars 2008, Photo AFP










