La Namibie du Nord est d’habitude sèche et ces dernières années, la sécheresse s’est accentuée. La plaine qui s’étend le long de la frontière angolaise est traversée de canaux fluviaux à sec qui se jette dans un bassin d’eau salée, le Etosha Pan (cf.la photo aérienne). Les canaux fluviaux, connus sous le nom de Cuvelai, se sont rempli d’eau au début de l’année 2008 à la suite de très fortes précipitations et ont déclenché des inondations partout en Afrique du sud. En Namibie, les inondations ont débuté durant les premiers jours de février, image MODIS n°1 (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer) du satellite Terra de la NASA, et on voit l’eau qui a déjà commencé à s’écouler. L’Etosha Pan apparaît en turquoise, et on distingue bien la couleur du sol boueux sur l’image.

Image MODIS du 3 février 2008
Terra MODIS a capturé la seconde image le 15 mars 2008. Les inondations s’étaient largement étendues. Le flux d’eau en provenance de l’Angola qui apparaissait en bleu clair, indiquant un sol humide mais recouvert seulement d’une faible quantité d’eau, a été remplacé par un flux d’eau apparaissant en bleu foncé indiquant la présence d’inondations se dirigeant vers l’Etosha Pan. Par ailleurs, les pluies ont apporté un reverdissement dans le Nord de la Namibie, visible sur la seconde image. Mais les inondations ont anéanti l’agriculture (Earth Observatory, Nasa).

Image MODIS du 15 Mars 2008
La récolte de 2007/2008 avait été plantée tardivement à cause d’un manque de pluie. Mais selon les Nations Unies, les plantes ont été complètement noyées par les fortes précipitations.
Ces très fortes précipitations qui ont causé des inondations au Nord et au Nord-Est de la Namibie ont également apporté des cas de choléra. Le gouvernement Namibien a déclaré l’état d’urgence le 5 mars, alors que l’UNICEF a signalé dans son rapport de situation du 13 mars que les conditions dans les régions affectées “se détérioraient” : 72 cas de choléra soupçonné ont été annoncés, dont 4 ont été confirmés et 1 causant un décès.

Photo IRIN UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs [Namibia] Rising river levels raise fears of floods.















