Une semaine après les élections, la commission électorale n’a toujours pas publié le décompte des suffrages de l’élection présidentielle.
L’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) de Mugabe s’est dite prête, vendredi, à un second tour, admettant que le chef de l’Etat n’avait pas obtenu la majorité absolue. Mais, à l’issue d’une réunion de son bureau politique, elle a annoncé son intention de contester les résultats des législatives dans au moins 16 circonscriptions, ce qui pourrait renverser la majorité parlementaire.
Le président Robert Mugabe à la télévision d’Etat, jeudi (Reuters).
Suite à cette annonce, Tsvangirai a appelé le président Mugabe à entamer un dialogue avec lui afin de lancer le processus d’une transition pacifique, ordonnée et démocratique.
Le parti au pouvoir a rejeté la proposition de l’opposition en vue de former un gouvernement d’union nationale et a demandé à la commission électorale de recompter tous les bulletins de la présidentielle du 29 mars. Le MDC a appelé samedi la communauté internationale à convaincre le doyen des président africains, âgé de 84 ans, d’accepter sa défaite afin d’éviter «un bain de sang». Le président sud-africain Thabo Mbeki, mandaté par ses pairs d’Afrique australe comme médiateur au Zimbabwe avant les élections, a estimé que la situation restait encore «gérable».
Morgan Tsvangirai ce samedi à Harare (Reuters).
Les chefs d’Etat et de gouvernement ont appelé à la publication des résultats et se sont dits, par la voix du premier ministre britannique Gordon Brown, «déterminés à ce qu’il y ait des observateurs internationaux en cas de second tour».

















