Le leader de la junte birmane, le général Than Shwe, a accepté vendredi d’ouvrir son pays à l’aide de “tous les travailleurs humanitaires” sans considération de nationalité, annonce le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

Photo prise le 23 mai 2008/REUTERS/Stan Honda/Pool
Ban Ki_moon a ajouté que le leader de la junte avait aussi donné son accord pour que l’aéroport de Rangoun, l’ancienne capitale, devienne le centre logistique de la distribution de l’aide, qui ne parvient encore qu’au compte-gouttes en raison des restrictions imposées aux organisations humanitaires étrangères.
Hier, le secrétaire général de l’ONU s’est rendu dans le delta de l’Irrawaddy.
L’inquiétude des organisations humanitaires est bien sûre de savoir si la Junte se conformera bien aux décisions prises aujourd’hui et surtout si les travailleurs humanitaires étrangers pourront sortir de Rangoun et se rendre dans le delta de l’Irrawaddy, le plus touché par le cyclone, région fermée aux étrangers depuis trois semaines. Un haut responsable de l’ONU, qui a assisté à la rencontre, a précisé un peu plus tard que l’accord sur les travailleurs humanitaires devait, en principe, couvrir leurs mouvements vers la région du delta.
Ban Ki-moon discutant avec des survivants (par l’intermédiaire d’un interprète) dans un campement de la périphérie de Bebaye

REUTERS/UN Photo/Evan Schneider/Handout (MYANMAR)
Cependant, la junte n’a toujours pas donné son feu vert pour l’acheminement de 1 000 tonnes de fret humanitaire du navire français Le Mistral, qui attend depuis des jours au large du pays, tout comme quatre bâtiments américains.
Des membres de la Croix-Rouge de Singapour se préparent à rejoindre la Birmanie à l’aéroport de Changi (Singapour)

REUTERS/Vivek Prakash (SINGAPORE), 23 mai 2008
L’ouverture doit être rapide car beaucoup d’enfants et de personnes âgées sont en train de mourrir de dysentrie selon l’agence humanitaire Church World Service.
Rappel du bilan du cyclone Nargis : 133 600 morts et disparus et 2,4 millions de sinistrés…











[...] C’est ce qui s’est passé lors du cyclone Nargis au Myanmar, en mai 2008 qui a fait plus de 138 000 morts et disparus et dont le gouvernement de la Junte a refusé l’accès aux humanitaires jusqu’à la venue du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon… (La Birmanie ouvre le pays à tous les humanitaires). [...]