La bande de Gaza est un territoire situé le long de la mer Méditerranée et dont les frontières sont communes, au sud-ouest avec l’Egypte et au Nord et à l’Est avec Israël. Ce territoire s’étend sur environ 40 kilomètres de long et entre 6 et 12 km de large, soit une superficie de 360 km2 où vivent environ 1,5 millions d’habitants. La bande de Gaza n’est pas reconnue internationalement, mais le territoire est réclamé par l’Autorité nationale palestinienne comme faisant partie des territoires palestiniens. Depuis juin 2007, elle est, de fait, sous contrôle du Hamas qui s’est imposé depuis sa victoire aux élections législatives de 2006.
La bande de Gaza (Gaza strip)
Source : Google Maps, Carte MarieSophie actualisée en permanence
Israël, qui a gouverné la bande de Gaza de 1967 à 2005 (cf. fiche repères Pays/Hommes politiques), continue de contrôler l’espace aérien, l’espace maritime et les accès par mer de ce territoire, ainsi que la partie de frontière commune. Ce “blocus” rend le quotidien particulièrement difficile et lors des périodes de pénuries alimentaires, les manques sont comblés par le PAM (Programme alimentaire mondial).
Samedi 3 janvier 2009 : Des soldats israéliens ont pris position avant leur entrée dans la Bande de Gaza sur la frontière Nord
Photo Ravid Biram/AFP-Getty Images
L’intervention terrestre, qui s’est produite en fin de journée, samedi 3 janvier 2009, constitue une opération de grande envergure (risquant d’être difficile et de prendre du temps) faisant suite aux raids aériens massifs de l’armée israëlienne. Les tirs de l’artillerie se déroulaient hier, selon les correspondants de l’AFP, notamment à Beit Hanoun, Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, et dans le secteur de Khan Younès dans le sud et dès ce matin sur la ville de Gaza. Officiellement les Israëliens veulent contraindre le Hamas à stopper les tirs de roquettes en détruisant leurs infrastructures (cf. carte de Google Maps actualisée).
Image télévisée de la chaîne CNN de l’entrée des troupes israéliennes dans la bande de Gaza (01h30 heure française)
Tirs d’obus israéliens dans la bande de Gaza afin de préparer son incursion terrestre (samedi 3 janvier 2009)
Photo Uriel Sinai/Getty Images
La communauté internationale a réagit fortement, mais le Conseil de sécurité de l’ONU, réunit cette nuit, n’est pas parvenu à un accord sur un texte appelant à un arrêt des hostilités. Seul un accord sur la nécessité de “protéger la population civile” de Gaza et de “permettre et faciliter la fourniture d’assistance humanitaire” à cette population a fait l’unanimité selon l’ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Maurice Ripert.
L’armée israélienne aux portes de Gaza, dimanche 4 janvier 2009
Photo AFP/Mohammed Abed
Le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) souligne chaque jour dans ses rapports la catastrophe humanitaire qu’engendre ces combats dans la bande de Gaza.
Le bilan effectué le 3 janvier par le Ministre de la santé de Gaza en fin de journée était le suivant :
- 432 personnes tuées
- 2 200 blessés.
De plus en plus d’avertissements demandent aux populations d’évacuer les secteurs ciblés, ce phénomène augmentant la confusion et la panique parmi la population civile. L’École américaine au nord de la Bande de Gaza a été directement frappée et détruite presque complètement. De plus, entre trois à cinq écoles auraient été endommagées par les bombardements israéliens visant des cibles voisines.
Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), de nombreuses donations de médicaments sont entrées dans la Bande de Gaza durant ces derniers jours, y compris par Rafah. Le défi principal consiste pour le moment dans la gestion de ces provisions. L’OMS identifie les besoins, particulièrement en terme d’équipement médical. La capacité de service des soins intensifs dans les hôpitaux est toujours limitée et le manque de chirurgiens spécialisés constitue un véritable problème. Par ailleurs, la Centrale électrique de la Bande de Gaza (GPP) ne fournissant plus d’électricité, les hôpitaux fonctionnent avec des générateurs électriques de secours, mais ces derniers ne peuvent pas fournir une énergie électrique constante à tous les hôpitaux. Il devient donc crucial que le courant de la central soit rétabli.
En ce qui concerne la distribution d’aide alimentaire aux populations les plus vulnérables, elle est irrégulière en raison de la situation d’insécurité. Depuis le 27 décembre, le PAM, grâce à ses intermédiaires) a distribué seulement une fraction des 1 350 tonnes disponibles et l’alimentation qui est actuellement distribuée aurait déjà due être distribuée entre octobre et décembre.
De nombreux Checkpoints ne sont pas ouverts en permanence, comme KEREM SHALOM (fermé hier), RAFAH qui a laissé passé hier 3 camions d’aide humanitaire ou encore EREZ qui a permis à 226 ressortissants étrangers de sortir de la bande de Gaza, mais ayant empêché l’entrée de personnel international d’Organisations Non gouvernementales (ONG) depuis 2 mois, ce qui affecte énormément la gestion des programmes humanitaires et des évaluations de besoin des populations.
Gaza : distribution d’aide médicale par une ONG locale
Photo Shabtai Gold/IRIN
UNOSAT maps Gaza strip war (25-31 décembre 2008) KMZ à télécharger pour visionner sur Google Earth
Pour obtenir les mises à jour de l’ONUSAT se rendre directement sur le website ICI où les images sont téléchargeables au format PDF
Liens :
- Les Observateurs (France 24)
- Dossier de TV5 sur l’offensive israélienne dans la bande de Gaza
- Le Monde, Proche-Orient

















