Définitions
décembre 14, 2007 par mariesophie
El Nino
Le phénomène ENSO (El Nino/Southern Oscillation) est une oscillation du système d’atmosphère océanique dans le Pacifique aux latitudes tropicales ayant des conséquences importantes sur la météo autour du globe comme le montre la figure ci-dessous.

Source : NOAA
Parmi ces conséquences nous pouvons citer :
- les précipitations importantes dans le Sud des Etats-Unis et au Pérou qui causent des inondations destructives.
- et a contrario des sécheresses dans le Pacifique Ouest qui engendrent parfois des feux de brousse dévastateurs en Australie.
On considère les observations des conditions dans le Pacifique tropical comme l’élément essentiel pour la prédiction à court terme (quelques mois à 1 an) des variations climatiques.
Afin de fournir les données nécessaires, NOAA exploite un réseau des bouées qui mesurent la température, les courants et les vents dans la bande équatoriale. Ces bouées transmettent quotidiennement les données qui sont disponibles aux chercheurs et aux prévisionnistes dans le monde entier en temps réel.

Source : NOAA
Dans le cas d’une année sans Nino, les alizés soufflent vers l’ouest à travers le Pacifique tropical. La température superficielle de mer est environ 8°C plus élevée à l’ouest, avec des températures fraîches en Amérique du Sud, en raison d’un upwelling d’eau froide des niveaux plus profonds. Cette eau froide est riche en substance nutritive pour les écosystèmes marins divers. Dans ce cas, les côtes du Pacific Est sont relativement sèches.
Pendant les années où le Nino est présent, les alizés soufflent dans le Pacifique central et occidental. Cela a réduit l’efficacité d’upwelling qui réduit la température en surface et l’océan connait une hausse de température de la mer en surface et une baisse radicale de la productivité des espèces marines principale, affectant de manière conséquente défavorablement la chaîne alimentaire, y compris la pêche commerciale dans cette région.

Source : NOAA
Les précipitations se produisent donc de manière importante au Pérou et sur la côte Pacifique des pays latino-américains et théoriquement la sécheresse sévit en Indonésie (cequi n’est pas le cas en 2008) et l’Australie.
Phénomènes climatiques extrêmes
En météorologie, les scientifiques expliquent qu’il est normal qu’il y ait des écarts, de la variabilité, et qu’après un été moyennement chaud ou franchement frais, nous ayons un été caniculaire.
Il peut aussi se produire plusieurs étés caniculaires de suite, puis des étés frais : ces phénomènes font partie de ce que l’on appelle la “gamme de variation naturelle”. Donc en fait, on qualifie d’extrême, ce qui sort de la gamme de variation naturelle, au plan statistique.
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Tsunami
Un tsunami est une onde de choc engendrée par un tremblement de terre ou une explosion volcanique. De très grande longueur d’onde (10 à 60mn), sa propagation dépend de la profondeur de l’eau.
Dans des fonds marins de 4 Km de profondeur, cette vitesse est voisine de 700 Km/h, alors que pour 50 m de profondeur, la vitesse n’est plus que de 80 Km/h.
Les tsunamis ont ainsi de grandes dimensions : sur un rivage de 50 mètres de profondeur, un tsunami de 20 minutes a une amplitude positive sur 13 Km environ.
Schéma de la propagation de la vague de raz de marée. © LDG. NOAA. COI. ITICH.

Source : http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html
Tous les séismes sous-marins ne produisent pas de tsunami. Pour cela, il faut que l’eau se déplace brusquement suite au séisme qui provoque un mouvement vertical du fond de la mer et que ce déplacement se fasse sur une grande surface, comparable à la dimension de la vague de tsunami en haute mer. Des éboulements de falaises sous-marines peuvent avoir les mêmes conséquences. Dans le cas du séisme d’Indonésie, ce déplacement s’est effectué sur une bande de quelques centaines de kilomètres de longueur et de quelques dizaines de kilomètres de largeur et le déplacement vertical initial du tsunami a atteint quelques mètres.
Schéma de principe d’apparition d’un raz de marée. © LDG. NOAA. COI. ITICH.
L’énergie d’un tsunami se conserve au cours de sa propagation et se concentre dans l’épaisseur d’eau déplacée, en se distribuant, en mer, sur une circonférence centrée autour de la source. La concentration de l’énergie sur quinze mètres d’eau sur les rivages, comparés, pour le séisme de Sumatra, aux 1500 m de profondeur au voisinage de l’épicentre, a plus que triplé l’amplitude du tsunami avec de plus des phénomènes de résonance sur certaines côtes. (http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html)
En effet, comparé à l’océan Pacifique, l’Océan indien a des dimensions relativement faibles et la distance entre l’épicentre et la côte indienne est de l’ordre de 2000 Km. Le tsunami s’est donc propagé rapidement et sur de faibles distances, atteignant les côtes indiennes au bout de 2 heures 15min environ. La conjonction de la forte amplitude au-dessus de l’épicentre, de la faible distance de propagation et de l’amplification côtière a conduit aux vagues dévastatrices. Au voisinage de l’épicentre, sur l’Ile de Sumatra, l’amplitude des vagues a pu dépasser 15 mètres et des amplitudes de l’ordre de 4 mètres ont été ainsi mesurées dans des ports de la côte indienne, à 2000 Km. La première vague d’un tsunami n’est cependant et souvent pas la plus forte et, parfois, est associée à un reflux d’eau. Ce phénomène dure une demi période et typiquement de 10 à 15 minutes. Il doit être interprété comme un signal d’alerte. (http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html)
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