Etudes thématiques
décembre 12, 2007 par mariesophie
Les études thématiques sont clasées par ordre alphabétique. Les astérisques renvoient à la page des définitions.
Changement climatique :
Le réchauffement climatique et l’évolution thermique de la planète constituent un sujet très médiatisé et politique mais aussi scientifique. En effet, le “cocotier” est maintenant secoué depuis le milieu des année 1980 et en particulier depuis la signature du Protocole de Kyoto, et il est important de faire le point sur les variations du climat de la planète en se basant sur l’état actuel des connaissances.
Le danger réside principalement dans un dérèglement climatique entraînant la multiplication des catastrophes naturelles, sachant que certains pays du monde deviennent de plus en plus vulnérables (croissance démographique, manque de sols cultivables, urbanisation rapide et demesurée…)
Les dérèglements météorologiques récents (canicules à répétition, cyclones dévastateurs, inondations, séismes…, notamment durant l’année 2007, font que le réchaufffement climatique est devenu un sujet d’actualité quasi-quotidien, bien que les liens de ces catastrophes avec le changement climatique ne soient pas, à ce jour, établis de façon certaine. Cependant, si beaucoup d’inconnues subsistent encore quant à l’ampleur exacte et au rythme du phénomène de dérèglement climatique, les progrès des études scientifiques ont peu à peu converti l’hypothèse d’un réchauffement climatique causé par l’homme en une certitude (conférence de Bali* et rapports de l’IPCC-GIEC*).
Le défi est international. En effet, les émissions des gaz à effet de serre, objet du protocole de Kyoto, notamment le CO2, intéressent l’ensemble de la planète. C’est donc communauté internationale qui doit décider des moyens permettant de
réduire ces émissions par l’intermédiaire des grandes conférences qui on lieu depuis le sommet de Rio.
1. Changement climatique/conséquences physiques
Ce n’est qu’en 1988 qu’a été créé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC/IPCC en
anglais) et par conséquent l’impact des gaz à effet de serre.
1.1. Constatation du réchauffement
Observation du système climatique
Augmentation de la température au sol au cours du XXe siècle : de 0,6 ± 0,2 °C.
décennie 1990-1999 = la plus chaude du vingtième siècle
Les dix années les plus chaudes se situent toutes entre 1990 et 2005.
Le changement climatique des dernières décennies se caractérise, avec un degré estimé de fiabilité supérieur à 90 %, par :
• une augmentation des températures de l’air affectant les huit premiers kilomètres de la basse atmosphère ;
• une diminution de la fréquence des froids extrêmes et une augmentation des vagues de chaleur ;
• une influence directe de la diminution de la couche d’ozone de la stratosphère ;
• une amplification du phénomène El Niño*, responsable d’un renforcement des pluies et des sécheresses dans diverses régions des tropiques ;
• une réduction de l’extension de la couverture neigeuse et de la durée de gel des lacs et des rivières ;
• le recul des glaciers de montagne ;
• une réduction de l’étendue de la glace de mer (banquise) au printemps et en été dans l’hémisphère Nord (diminution estimée à 40 % de son épaisseur) ;
• une élévation du niveau de la mer de 10 à 20 cm au cours du XXe siècle ;
• une augmentation des précipitations pendant tout le XXe siècle dans les hautes et moyennes latitudes de l’hémisphère nord (données en domaine océanique insuffisantes pour établir un bilan) ;
• un accroissement de la proportion et de la fréquence des cyclones tropicaux de niveau 4 et 5 (les plus élevés de l’échelle de Saffir-Simpson) surtout dans la zone Caraïbes et le golfe du Mexique.
1.2. Causes du réchauffement
- Causes naturelles : variations de l’insolation dues à la perturbation de l’orbite que la Terre décrit autour du soleil, changements du flux d’énergie solaire, injections de poussières volcaniques dans la stratosphère mais aussi, sur le long terme, changements de la circulation globale de l’océan ou développement d’instabilités des calottes glaciaires.
- Causes anthropiques : Depuis le début de l’ère industrielle, les émissions de gaz à effet de serre et d’aérosols perturbent significativement le bilan radiatif de l’atmosphère. On observe un accroissement sensible des concentrations atmosphériques en gaz carbonique, en méthane et en oxyde nitreux ; le taux de CO2 est passé de 280 ppm à près de 380 ppm1. Ces variations dépassent largement celles observées au cours des 400 000 dernières années.
Le bilan énergétique net de la perturbation due aux activités humaines est complexe. Il n’en est pas moins assuré que l’effet de serre prédomine et une analyse statistique effectuée en 2001 par le GIEC attribue aux activités humaines
l’essentiel du changement climatique de la seconde moitié du vingtième siècle.
1.3. Scénarios pour le futur
Les activités humaines vont perturber la composition chimique de l’atmosphère pendant plusieurs siècles en raison d’une part du recours aux combustibles fossiles qui semble indispensable, au moins pendant plusieurs décennies encore et, d’autre part, de la lenteur de l’absorption du CO2 par l’océan. Divers scénarios sont considérés par les groupes de travail du GIEC.
Le réchauffement estimé est compris entre 1,4 °C et 6 °C et la montée du niveau de la mer entre 20 cm et 90 cm.
Il est très vraisemblable (probabilité > 90 %) qu’il y aura davantage de vagues de chaleur, une réduction de la saison froide avec moins de jours de grand froid, une diminution de l’amplitude des températures diurnes sur les continents et davantage d’occurrences de pluies intenses dans certaines régions, de sécheresse dans d’autres.
Le changement climatique induit par les activités humaines persistera pendant longtemps et aura des conséquences à très long terme, même si on arrive à une stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre
2. Conséquences physiques sur l’environnement
(en cours de rédaction)
Déforestation :
La déforestation est un phénomène de régression des surfaces couvertes de forêt. Elle résulte des actions de déboisement puis de défrichement, liées à l’extension des terres agricoles mais aussi d’une exploitation excessive ou anarchique de certaines certaines essences et de l’urbanisation grandissante de la planète.
Avant de parler de déforestation, il est important de distinguées les différents types de forêts et les conséquences de leur éventuelle déforestation.
(en cours de rédaction)
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Désertification :
Définition d’après la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification :
“Le terme “désertification” désigne la dégradation des terres dans les zones arrides, semi-arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.” (Article 1, CLD)
sècheresse/désertification : 2 termes parfois confondus –> la sécheresse est un phénomène récurrent souvent très variable dans les espaces arides et semi-arides. Il y a sécheresse lorsque les précipitations sont inférieures aux niveaux normalement enregistrés dans une année donnée.
La sécheresse est cependant un facteur aggravant de la désertification qui est liée à une pression accrue des populations sur le milieu naturel (augmentation du cheptel, surpâturage…) mais également parfois à une sédentarisation de ces populations autrefois nomades ou semi-nomades. Cette sédentarisation est en relation avec d’autres facteurs telles que les migrations pour raisons de conflits par exemple.
Un débat sur le phénomène de la désertification a été lancé depuis la crise sahélienne survenue au début des années 70.
En 1992, s’est tenue la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement à Rio du 3 au 14 juin, aboutissant au chapitre 12 de l’agenda 21 et à la mise en place d’une Convention sur la lutte contre la Désertification.
La désertification en quelques chiffres
La désertification touche 480 Millions d’hommes et de femmes à travers le Monde.
Un milliard de personnes environ est menacé par la désertification.
3600 millions d’hectares soit 70 % des terres arides dans le monde sont touchées par la désertification.
10 millions d’hectares de terres arables se dégradent tous les ans.
130 millions d’hectares sont aujourd’hui gravement touchés dont 70 millions d’HA en Afrique.
470 millions d’hectares sont modérément affectés.
Source : Comité Scientifique Français de la Désertification
A voir pour info : l’exposition “Vivre en terres arides“
(en cours de rédaction)
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Tsunamis : exemple de Indonésie : 26/12/04
Le 26 décembre 2004, un tsunami touche les côtes d’Asie du Sud-Est, faisant plus de 200 000 morts. Le Sri-Lanka n’est pas épargné. Cette photo, prise par satellite, montre la plage de Kalutra (près de Colombo, sud-ouest du Sri Lanka), en situation normale. © Digitalglobe
Cette photo satellite montre la même place, le 26 décembre dernier. La vague causée par le tsunami se retire en formant de violents tourbillons d’eau. © Digitalglobe
A la suite du raz-de-marée, la mer est entrée jusqu’à un kilomètre à l’intérieur des terres. © Digitalglobe
Entre les différentes vagues, la mer s’est violemment retirée sur plus de trois cent mètres, emportant tout sur son passage. © Digitalglobe
Ces images permettent de se rendre compte de la puissance dévastatrice du raz-de-marée. La violence de la vague a détruit une partie du rivage et le port de Banda Aceh, en Indonésie. © Digitalglobe
Dans le coin supérieur gauche de ces images, on distingue nettement la Grande Mosquée de Banda Aceh, en Indonésie. Bien que située à plusieurs centaines de mètres de la côte, elle n’a pas été épargnée par les eaux. © Digitalglobe
A Banda Aceh, les quartiers résidentiels, eux aussi dévastés par les eaux, ne sont plus qu’un amas de débris. Seules quelques constructions semblent avoir tenu. © Digitalglobe
La ville côtière de Banda Aceh, en Indonésie, a été très touchée par le tsunami. Les photos prises par satellite deux jours après la catastrophe montrent une ville complétement dévastée, jonchée de débris et recouverte de boue. © Digitalglobe.
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