Séismes
Définitions
Echelle de Richter : Échelle sismique de référence qui évalue l’énergie des séismes par la valeur de la magnitude.
L’échelle de Mercalli quant à elle est une échelle de classification des séismes. Elle est subjective, fondée sur l’étendue des dégâts observés.
Source : Futura-Sciences
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La tectonique des plaques (en cours de rédaction)
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Séisme en Chine, Mai 2008
Selon les spécialistes de l’IPGG (Institut de Physique du Globe de Paris), le séisme serait lié à une poussée du plateau tibétain vers le Nord et l’Est.

Les répliques sont à craindre. Les séismes sont nombreux et meurtriers sur le pourtour du plateau tibétain, soulevé par la pénétration de l’Inde dans la plaque eurasienne, qui a débuté il y a 50 millions d’années. C’est ce vaste mouvement qui a créé la chaîne himalayenne, qui culmine à 8.848 mètres et dont l’élévation se poursuit encore aujourd’hui. Il y a plusieurs grandes failles bien marquées, par exemple sur le front de l’Himalaya, ou le long de la bordure nord-ouest du Tibet. Certaines sont assez anciennes, et probablement celle qui a cassé. (Paul Tapponnier et Robin Lacassin de l’IPGG et AFP)
(en cours de rédaction)
Japon :
Dans un pays comme le Japon qui concentre 80% de l’activité sismique mondiale, la prévention est de rigueur et comprend les mesures suivantes :
1- Lorsque l’on ressent des secousses, la première chose à faire est de se glisser immédiatement
sous une table ou un bureau. Cela neprotège pas des tonnes de béton au-dessus de notre tête
mais des meubles et des objets de la pièce où on se trouve.
2- Dès que possible, en général après la fin des secousses, éteindre toutes les sources potentielles d’incendie : chauffage, gaz… L’incendie est de très loin le risque le plus grand en cas de tremblement de terre.
3- Ouvrir également dès que possible toutes les portes et fenêtres du logement afin d’empêcher que celles-ci restent bloquées avec les personnes à l’intérieur.
4- Dans la rue s’éloigner autant que possible des façades d’immeubles, des murets, des lignes électriques.
5- Gardez toujours avec soi un sifflet et une lampe de poche. Dans le noir ou bloqué dans un ascenseur, ceux-ci seront très utiles. Conserver dans son portefeuille une carte en japonais précisant son identité, son adresse, les personnes à contacter, son groupe sanguin…
6- À la maison, conserver un sac de survie (nourriture et eau pour 3 jours, kit de premiers secours, vêtements…) pour le cas où vous seriez amené à évacuer à la demande des autorités ou votre immeuble menaçant de s’effondrer.
Voici un rappel des principaux séismes ayant frappé l’archipel depuis 13 ans:
Situé au confluent de quatre plaques tectoniques, le Japon est touché par des milliers de secousses chaque année, certaines atteignant la magnitude 8.
- 17 janvier 1995 : Un séisme de magnitude 7,3 dévaste Kobe et les régions d’Osaka et de Kyoto (centre-ouest). Bilan: 6.500 morts, plus de 40.000 blessés et 250.000 habitations détruites. Il s’agit du tremblement de terre le plus meurtrier depuis un demi-siècle au Japon.
- 6 octobre 2000 : Séisme de 7,3 dans la préfecture de Tottori (ouest). 120 blessés légers.
- 26 septembre 2003 : Tremblement de terre de magnitude 8 à Hokkaido (nord). Un mort et 480 blessés.
- 23 octobre 2004 : Séisme de magnitude 6,8, suivi de violentes répliques dans la région de Niigata (centre). Bilan: 67 morts et plus de 3.000 blessés. Un train à grande vitesse Shinkansen déraille.
- 20 mars 2005 : Secousse de magnitude 7 près de Fukuoka, sur l’île de Kyushu (sud-ouest). Un mort et plus de 700 blessés.
- 20 avril 2005 : Nouveau séisme, de magnitude 5,8, à Fukuoka. 42 blessés.
- 23 juil 2005 : Séisme de magnitude 6 à Tokyo, 27 blessés légers.
- 16 août 2005 : Tremblement de terre de 7,2 dans la région de Sendai (nord). Quelques blessés seulement.
- 15 novembre 2006 : Un des plus violents tremblements de terre (8,1) jamais référencé frappe l’extrême-nord du Japon, près de l’archipel russe des Kouriles. Pas de victime, ni de dégât important.
- 25 mars 2007 : Tremblement de terre de magnitude 6,9 sur la côte ouest du Japon. Un mort et quelque 220 blessés.
- 16 juillet 2007 : Séisme de 6,8 dans la région de Niigata (centre). 11 morts, plus de 1.000 blessés et des milliers de maisons détruites. La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus importante du Japon, est endommagée et n’a pas redémarré depuis.
- 8 mai 2008 : Secousse de 6,7 dans la région de Tokyo. Six blessés légers. (source : AFP 14 juin 2008)
Système d’alerte précoce au Japon : à lire ICI
(en cours)
Rift Africain :
Un rift est une région où la croûte terrestre s’est cassée, habituellement marquée par une profonde vallée (par exemple, le Rift Africain, le Graben Rhénan ).
Les rifts constituent le premier stade d’un processus de divergence entre deux futures plaques qui aboutit, s’il se prolonge suffisamment longtemps, à la formation d’un nouvel océan.
Les rifts forment des reliefs que l’on peut suivre à la surface du globe sur plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres de long et plusieurs centaines de kilomètres de large. Ils sont caractérisés par une zone centrale affaissée (fossé ou graben). De chaque côté, les épaules du rift sont formées par des crêtes qui dominent le fossé central et par des flancs qui s’abaissent progressivement vers l’extérieur du rift.
Le fossé central est occupé par des plaines fluviales (Rhin), des lacs (rift Est-Africain) ou des mers peu profondes (Mer Rouge).
Les rifts constituent le premier stade d’un processus de divergence entre deux futures plaques qui aboutit, s’il se prolonge suffisamment longtemps, à la formation d’un nouvel océan.
Voici une carte de l’Afrique de l’Est, zone particulièrement sismique et volcanique
Vous pouvez y voir quelques-uns des volcans actifs (triangles rouges) ainsi que le Triangle Afar (un point de jonction entre 3 plaques : la plaque arabe et les deux parties de la plaque aficaine, nubienne et somalienne) (USGS).
Le rift africain est une ligne de fracture résente séparant la partie orientale de l’Afrique du reste du continent avec un agrandissement de la Mer Rouge.
Des vallées profondes et larges se sont creusées le long d’une ligne reliant la Mer Rouge au canal du Mozambique, passant par Addis-Abeba, le lac Victoria, le lac Tanganyika, le Kilimandjaro et le lac Malawi. (cf. post sur le séisme du 3 février 2008)
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Changement climatique :
Le réchauffement climatique et l’évolution thermique de la planète constituent un sujet très médiatisé et politique mais aussi scientifique. En effet, le "cocotier" est maintenant secoué depuis le milieu des année 1980 et en particulier depuis la signature du Protocole de Kyoto, et il est important de faire le point sur les variations du climat de la planète en se basant sur l’état actuel des connaissances.
Le danger réside principalement dans un dérèglement climatique entraînant la multiplication des catastrophes naturelles, sachant que certains pays du monde deviennent de plus en plus vulnérables (croissance démographique, manque de sols cultivables, urbanisation rapide et demesurée…)
Les dérèglements météorologiques récents (canicules à répétition, cyclones dévastateurs, inondations, séismes…, notamment durant l’année 2007, font que le réchaufffement climatique est devenu un sujet d’actualité quasi-quotidien, bien que les liens de ces catastrophes avec le changement climatique ne soient pas, à ce jour, établis de façon certaine. Cependant, si beaucoup d’inconnues subsistent encore quant à l’ampleur exacte et au rythme du phénomène de dérèglement climatique, les progrès des études scientifiques ont peu à peu converti l’hypothèse d’un réchauffement climatique causé par l’homme en une certitude (conférence de Bali* et rapports de l’IPCC-GIEC*).
Le défi est international. En effet, les émissions des gaz à effet de serre, objet du protocole de Kyoto, notamment le CO2, intéressent l’ensemble de la planète. C’est donc communauté internationale qui doit décider des moyens permettant de
réduire ces émissions par l’intermédiaire des grandes conférences qui on lieu depuis le sommet de Rio.
1. Changement climatique/conséquences physiques
Ce n’est qu’en 1988 qu’a été créé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC/IPCC en
anglais) et par conséquent l’impact des gaz à effet de serre.
1.1. Constatation du réchauffement
Observation du système climatique
Augmentation de la température au sol au cours du XXe siècle : de 0,6 ± 0,2 °C.
décennie 1990-1999 = la plus chaude du vingtième siècle
Les dix années les plus chaudes se situent toutes entre 1990 et 2005.
Le changement climatique des dernières décennies se caractérise, avec un degré estimé de fiabilité supérieur à 90 %, par :
• une augmentation des températures de l’air affectant les huit premiers kilomètres de la basse atmosphère ;
• une diminution de la fréquence des froids extrêmes et une augmentation des vagues de chaleur ;
• une influence directe de la diminution de la couche d’ozone de la stratosphère ;
• une amplification du phénomène El Niño*, responsable d’un renforcement des pluies et des sécheresses dans diverses régions des tropiques ;
• une réduction de l’extension de la couverture neigeuse et de la durée de gel des lacs et des rivières ;
• le recul des glaciers de montagne ;
• une réduction de l’étendue de la glace de mer (banquise) au printemps et en été dans l’hémisphère Nord (diminution estimée à 40 % de son épaisseur) ;
• une élévation du niveau de la mer de 10 à 20 cm au cours du XXe siècle ;
• une augmentation des précipitations pendant tout le XXe siècle dans les hautes et moyennes latitudes de l’hémisphère nord (données en domaine océanique insuffisantes pour établir un bilan) ;
• un accroissement de la proportion et de la fréquence des cyclones tropicaux de niveau 4 et 5 (les plus élevés de l’échelle de Saffir-Simpson) surtout dans la zone Caraïbes et le golfe du Mexique.
1.2. Causes du réchauffement
- Causes naturelles : variations de l’insolation dues à la perturbation de l’orbite que la Terre décrit autour du soleil, changements du flux d’énergie solaire, injections de poussières volcaniques dans la stratosphère mais aussi, sur le long terme, changements de la circulation globale de l’océan ou développement d’instabilités des calottes glaciaires.
- Causes anthropiques : Depuis le début de l’ère industrielle, les émissions de gaz à effet de serre et d’aérosols perturbent significativement le bilan radiatif de l’atmosphère. On observe un accroissement sensible des concentrations atmosphériques en gaz carbonique, en méthane et en oxyde nitreux ; le taux de CO2 est passé de 280 ppm à près de 380 ppm1. Ces variations dépassent largement celles observées au cours des 400 000 dernières années.
Le bilan énergétique net de la perturbation due aux activités humaines est complexe. Il n’en est pas moins assuré que l’effet de serre prédomine et une analyse statistique effectuée en 2001 par le GIEC attribue aux activités humaines
l’essentiel du changement climatique de la seconde moitié du vingtième siècle.
1.3. Scénarios pour le futur
Les activités humaines vont perturber la composition chimique de l’atmosphère pendant plusieurs siècles en raison d’une part du recours aux combustibles fossiles qui semble indispensable, au moins pendant plusieurs décennies encore et, d’autre part, de la lenteur de l’absorption du CO2 par l’océan. Divers scénarios sont considérés par les groupes de travail du GIEC.
Le réchauffement estimé est compris entre 1,4 °C et 6 °C et la montée du niveau de la mer entre 20 cm et 90 cm.
Il est très vraisemblable (probabilité > 90 %) qu’il y aura davantage de vagues de chaleur, une réduction de la saison froide avec moins de jours de grand froid, une diminution de l’amplitude des températures diurnes sur les continents et davantage d’occurrences de pluies intenses dans certaines régions, de sécheresse dans d’autres.
Le changement climatique induit par les activités humaines persistera pendant longtemps et aura des conséquences à très long terme, même si on arrive à une stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre
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Eruptions volcaniques
Un volcan est composé de 3 parties :
- réservoir magmatique
- une ou plusieurs cheminées volcaniques
- un cratère
Une caldera (ou caldeira) est un cratère géant, mesurant jusqu’à plusieurs dizaines de km, plus ou moins circulaire. Elle est produite par l’effondrement de la partie centrale des volcans lorsque le magma a été vidé en partie par des éruptions.
Volcan bouclier : son diamètre est très supérieur à la hauteur à cause de la fluidité de ses laves qui peuvent parcourir des kilomètres avant de s’arrêter.
Vidéo montrant comment fonctionne une éruption volcanique
Environ 95% des volcans apparaissent à l’endroit où la croûte terrestres se casse, coulisse, se compresse ou se plisse formant les plaques tectoniques, à l’endroit même où se produisent les secousses sismisques (séismes, tremblements de terre). Les volcans se forment là où les plaques divergent : cas de la formation de rifts ; ou bien, là où elles convergent : cas des chaînes de montagnes.
Les autres volcans émergent au milieu des plaques, lorsqu’un mélange de magma remonte vers la surface. La pression perce la croûte terrestre pour former le volcan. De nombreuses îles sont volcaniques : le Piton de la Fournaise à l’île de la Réunion est le volcan le plus actif du monde.
Le Kilauea (Hawaï), volcan en éruption depuis 1984
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El Nino
Le phénomène ENSO (El Nino/Southern Oscillation) est une oscillation du système d’atmosphère océanique dans le Pacifique aux latitudes tropicales ayant des conséquences importantes sur la météo autour du globe comme le montre la figure ci-dessous.

Source : NOAA
Parmi ces conséquences nous pouvons citer :
- les précipitations importantes dans le Sud des Etats-Unis et au Pérou qui causent des inondations destructives.
- et a contrario des sécheresses dans le Pacifique Ouest qui engendrent parfois des feux de brousse dévastateurs en Australie.
On considère les observations des conditions dans le Pacifique tropical comme l’élément essentiel pour la prédiction à court terme (quelques mois à 1 an) des variations climatiques.
Afin de fournir les données nécessaires, NOAA exploite un réseau des bouées qui mesurent la température, les courants et les vents dans la bande équatoriale. Ces bouées transmettent quotidiennement les données qui sont disponibles aux chercheurs et aux prévisionnistes dans le monde entier en temps réel.

Source : NOAA
Dans le cas d’une année sans Nino, les alizés soufflent vers l’ouest à travers le Pacifique tropical. La température superficielle de mer est environ 8°C plus élevée à l’ouest, avec des températures fraîches en Amérique du Sud, en raison d’un upwelling d’eau froide des niveaux plus profonds. Cette eau froide est riche en substance nutritive pour les écosystèmes marins divers. Dans ce cas, les côtes du Pacific Est sont relativement sèches.
Pendant les années où le Nino est présent, les alizés soufflent dans le Pacifique central et occidental. Cela a réduit l’efficacité d’upwelling qui réduit la température en surface et l’océan connait une hausse de température de la mer en surface et une baisse radicale de la productivité des espèces marines principale, affectant de manière conséquente défavorablement la chaîne alimentaire, y compris la pêche commerciale dans cette région.

Source : NOAA
Les précipitations se produisent donc de manière importante au Pérou et sur la côte Pacifique des pays latino-américains et théoriquement la sécheresse sévit en Indonésie (cequi n’est pas le cas en 2008) et l’Australie.
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Phénomènes climatiques extrêmes
En météorologie, les scientifiques expliquent qu’il est normal qu’il y ait des écarts, de la variabilité, et qu’après un été moyennement chaud ou franchement frais, nous ayons un été caniculaire.
Il peut aussi se produire plusieurs étés caniculaires de suite, puis des étés frais : ces phénomènes font partie de ce que l’on appelle la "gamme de variation naturelle". Donc en fait, on qualifie d’extrême, ce qui sort de la gamme de variation naturelle, au plan statistique.
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SIG (système d’information géographique)
Un SIG est un outil informatique permettant de représenter et d’analyser toutes les choses qui existent sur la terre ainsi que tous les événements qui s’y produisent.
Les SIG offrent toutes les possibilités des bases de données (telles que requêtes et analyses statistiques) et ce, au travers d’une visualisation unique et d’analyse géographique propres aux cartes. Ces capacités spécifiques font du SIG un outil unique, accessible à un public très large et s’adressant à une très grande variété d’applications. Les enjeux majeurs auxquels nous avons à faire face aujourd’hui (environnement, démographie, santé publique…) ont tous un lien étroit avec la géographie.
De nombreux autres domaines tels que la recherche et le développement de nouveaux marchés, l’étude d’impact d’une construction, l’organisation du territoire, la gestion de réseaux, le suivi en temps réel de véhicules, la protection civile… sont aussi directement concernés par la puissance des SIG pour créer des cartes, pour intégrer tout type d’information, pour mieux visualiser les différents scénarios, pour mieux présenter les idées et pour mieux appréhender l’étendue des solutions possibles.
Les SIG sont enseignés dans les écoles, les collèges et les universités du monde entier. Les professionnels dans leur très large majorité sont directement concernés par les apports de la dimension géographique dans leur travail quotidien.
A consulter : le site web GeoRezo, portail francophone de la géomatique
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Tsunami
Un tsunami est une onde de choc engendrée par un tremblement de terre ou une explosion volcanique. De très grande longueur d’onde (10 à 60mn), sa propagation dépend de la profondeur de l’eau.
Dans des fonds marins de 4 Km de profondeur, cette vitesse est voisine de 700 Km/h, alors que pour 50 m de profondeur, la vitesse n’est plus que de 80 Km/h.
Les tsunamis ont ainsi de grandes dimensions : sur un rivage de 50 mètres de profondeur, un tsunami de 20 minutes a une amplitude positive sur 13 Km environ.
Schéma de la propagation de la vague de raz de marée. © LDG. NOAA. COI. ITICH.

Source :
http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html
Tous les séismes sous-marins ne produisent pas de tsunami. Pour cela, il faut que l’eau se déplace brusquement suite au séisme qui provoque un mouvement vertical du fond de la mer et que ce déplacement se fasse sur une grande surface, comparable à la dimension de la vague de tsunami en haute mer. Des éboulements de falaises sous-marines peuvent avoir les mêmes conséquences. Dans le cas du séisme d’Indonésie, ce déplacement s’est effectué sur une bande de quelques centaines de kilomètres de longueur et de quelques dizaines de kilomètres de largeur et le déplacement vertical initial du tsunami a atteint quelques mètres.
Schéma de principe d’apparition d’un raz de marée. © LDG. NOAA. COI. ITICH.
L’énergie d’un tsunami se conserve au cours de sa propagation et se concentre dans l’épaisseur d’eau déplacée, en se distribuant, en mer, sur une circonférence centrée autour de la source. La concentration de l’énergie sur quinze mètres d’eau sur les rivages, comparés, pour le séisme de Sumatra, aux 1500 m de profondeur au voisinage de l’épicentre, a plus que triplé l’amplitude du tsunami avec de plus des phénomènes de résonance sur certaines côtes. (
http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html
)
En effet, comparé à l’océan Pacifique, l’Océan indien a des dimensions relativement faibles et la distance entre l’épicentre et la côte indienne est de l’ordre de 2000 Km. Le tsunami s’est donc propagé rapidement et sur de faibles distances, atteignant les côtes indiennes au bout de 2 heures 15min environ. La conjonction de la forte amplitude au-dessus de l’épicentre, de la faible distance de propagation et de l’amplification côtière a conduit aux vagues dévastatrices. Au voisinage de l’épicentre, sur l’Ile de Sumatra, l’amplitude des vagues a pu dépasser 15 mètres et des amplitudes de l’ordre de 4 mètres ont été ainsi mesurées dans des ports de la côte indienne, à 2000 Km. La première vague d’un tsunami n’est cependant et souvent pas la plus forte et, parfois, est associée à un reflux d’eau. Ce phénomène dure une demi période et typiquement de 10 à 15 minutes. Il doit être interprété comme un signal d’alerte. (
http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html
)
Tsunamis : exemple de Indonésie : 26/12/04
Le 26 décembre 2004, un tsunami touche les côtes d’Asie du Sud-Est, faisant plus de 200 000 morts. Le Sri-Lanka n’est pas épargné. Cette photo, prise par satellite, montre la plage de Kalutra (près de Colombo, sud-ouest du Sri Lanka), en situation normale. © Digitalglobe
Cette photo satellite montre la même place, le 26 décembre dernier. La vague causée par le tsunami se retire en formant de violents tourbillons d’eau. © Digitalglobe
A la suite du raz-de-marée, la mer est entrée jusqu’à un kilomètre à l’intérieur des terres. © Digitalglobe
Entre les différentes vagues, la mer s’est violemment retirée sur plus de trois cent mètres, emportant tout sur son passage. © Digitalglobe
Ces images permettent de se rendre compte de la puissance dévastatrice du raz-de-marée. La violence de la vague a détruit une partie du rivage et le port de Banda Aceh, en Indonésie. © Digitalglobe
Dans le coin supérieur gauche de ces images, on distingue nettement la Grande Mosquée de Banda Aceh, en Indonésie. Bien que située à plusieurs centaines de mètres de la côte, elle n’a pas été épargnée par les eaux. © Digitalglobe
A Banda Aceh, les quartiers résidentiels, eux aussi dévastés par les eaux, ne sont plus qu’un amas de débris. Seules quelques constructions semblent avoir tenu. © Digitalglobe
La ville côtière de Banda Aceh, en Indonésie, a été très touchée par le tsunami. Les photos prises par satellite deux jours après la catastrophe montrent une ville complétement dévastée, jonchée de débris et recouverte de boue. © Digitalglobe.
Vidéo sur le Programme Tsunarisque en Indonésie mené par une équipe franco-indonésienne
http://www.universcience.tv/swf/player.swf
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Définitions risques, aléas et vulnérabilité
Aléa : L’aléa correspond à la probabilité de manifestation d’un phénomène accidentel se produisant sur un site industriel.
Enjeu : L’enjeu est l’ensemble des personnes et des biens susceptibles d’être affectés par un phénomène naturel ou technologique.
Risque : Le risque majeur est la conséquence d’un aléa d’origine naturelle ou technologique, dont les effets peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionnent des dégâts importants et dépassent les capacités de réaction des instances directement concernées.
La vulnérabilité exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l’aléa sur les enjeux. Différentes actions peuvent réduire cette vulnérabilité en atténuant l’intensité de certains aléas ou en limitant les dommages sur les enjeux.
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Tornades
Bien que les tornades existent dans beaucoup de parties du monde, on les trouve le plus fréquemment aux Etats-Unis à l’est des Montagnes Rocheuses pendant les mois de printemps et d’été.
Une tornade est un vortex (tourbillon) de vents extrêmement violents, prenant naissance à la base d’un nuage d’orage (cumulonimbus). Ce phénomène météorologique a un pouvoir destructeur supérieur à celui d’un cyclone tropical au mètre carré, mais est de durée et d’étendue limitées : il concerne un corridor de quelques centaines de mètres de large sur quelques kilomètres de long. Les tornades engendrent les vents les plus forts signalés à la surface du globe, tuant chaque année de 300 à 400 personnes (selon une estimation de l’Organisation météorologique mondiale), dont 150 aux États-Unis.
On mesure leur puissance à partir de L’Echelle de Fujita modérée qui est une échelle de classement de la force des tornades selon les dommages causés. Elle utilisée aux Etats-Unis pour remplacer l’échelle originale de Fujita depuis la saison estivale 2007. Elle a été développée pour pallier les faiblesses notées dans l’échelle originale qui montraient des incertitudes quant à la force des vents nécessaires pour causer certains dommages et à l’évaluation de situations similaires mais ayant affecté des constructions de différentes solidités.
Formation des tornades :
1) Avant la formation d’orage, le vent change de direction et sa vitesse augmente.

2) L’augmentation de l’air dans le courant ascendant de l’orage et produit la colonne verticale.

3) Extension sur plusieurs kilomètres

Les tornades et leurs mécanismes ainsi que leur prévision, sont étudiées à partir de radars
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Désertification :
Définition d’après la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification :
"Le terme "désertification" désigne la dégradation des terres dans les zones arrides, semi-arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines." (Article 1, CLD)
sècheresse/désertification : 2 termes parfois confondus –> la sécheresse est un phénomène récurrent souvent très variable dans les espaces arides et semi-arides. Il y a sécheresse lorsque les précipitations sont inférieures aux niveaux normalement enregistrés dans une année donnée.
La sécheresse est cependant un facteur aggravant de la désertification qui est liée à une pression accrue des populations sur le milieu naturel (augmentation du cheptel, surpâturage…) mais également parfois à une sédentarisation de ces populations autrefois nomades ou semi-nomades. Cette sédentarisation est en relation avec d’autres facteurs telles que les migrations pour raisons de conflits par exemple.
Un débat sur le phénomène de la désertification a été lancé depuis la crise sahélienne survenue au début des années 70.
En 1992, s’est tenue la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement à Rio du 3 au 14 juin, aboutissant au chapitre 12 de l’agenda 21 et à la mise en place d’une Convention sur la lutte contre la Désertification.
La désertification en quelques chiffres
La désertification touche 480 Millions d’hommes et de femmes à travers le Monde.
Un milliard de personnes environ est menacé par la désertification.
3600 millions d’hectares soit 70 % des terres arides dans le monde sont touchées par la désertification.
10 millions d’hectares de terres arables se dégradent tous les ans.
130 millions d’hectares sont aujourd’hui gravement touchés dont 70 millions d’HA en Afrique.
470 millions d’hectares sont modérément affectés.
Source : Comité Scientifique Français de la Désertification
A voir pour info : l’exposition "Vivre en terres arides"


















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