Changement climatique :
Le réchauffement climatique et l’évolution thermique de la planète constituent un sujet très médiatisé et politique mais aussi scientifique. En effet, le “cocotier” est maintenant secoué depuis le milieu des année 1980 et en particulier depuis la signature du Protocole de Kyoto, et il est important de faire le point sur les variations du climat de la planète en se basant sur l’état actuel des connaissances.
Le danger réside principalement dans un dérèglement climatique entraînant la multiplication des catastrophes naturelles, sachant que certains pays du monde deviennent de plus en plus vulnérables (croissance démographique, manque de sols cultivables, urbanisation rapide et demesurée…)
Les dérèglements météorologiques récents (canicules à répétition, cyclones dévastateurs, inondations, séismes…, notamment durant l’année 2007, font que le réchaufffement climatique est devenu un sujet d’actualité quasi-quotidien, bien que les liens de ces catastrophes avec le changement climatique ne soient pas, à ce jour, établis de façon certaine. Cependant, si beaucoup d’inconnues subsistent encore quant à l’ampleur exacte et au rythme du phénomène de dérèglement climatique, les progrès des études scientifiques ont peu à peu converti l’hypothèse d’un réchauffement climatique causé par l’homme en une certitude (conférence de Bali* et rapports de l’IPCC-GIEC*).
Le défi est international. En effet, les émissions des gaz à effet de serre, objet du protocole de Kyoto, notamment le CO2, intéressent l’ensemble de la planète. C’est donc communauté internationale qui doit décider des moyens permettant de
réduire ces émissions par l’intermédiaire des grandes conférences qui on lieu depuis le sommet de Rio.
1. Changement climatique/conséquences physiques
Ce n’est qu’en 1988 qu’a été créé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC/IPCC en
anglais) et par conséquent l’impact des gaz à effet de serre.
1.1. Constatation du réchauffement
Observation du système climatique
Augmentation de la température au sol au cours du XXe siècle : de 0,6 ± 0,2 °C.
décennie 1990-1999 = la plus chaude du vingtième siècle
Les dix années les plus chaudes se situent toutes entre 1990 et 2005.
Le changement climatique des dernières décennies se caractérise, avec un degré estimé de fiabilité supérieur à 90 %, par :
• une augmentation des températures de l’air affectant les huit premiers kilomètres de la basse atmosphère ;
• une diminution de la fréquence des froids extrêmes et une augmentation des vagues de chaleur ;
• une influence directe de la diminution de la couche d’ozone de la stratosphère ;
• une amplification du phénomène El Niño*, responsable d’un renforcement des pluies et des sécheresses dans diverses régions des tropiques ;
• une réduction de l’extension de la couverture neigeuse et de la durée de gel des lacs et des rivières ;
• le recul des glaciers de montagne ;
• une réduction de l’étendue de la glace de mer (banquise) au printemps et en été dans l’hémisphère Nord (diminution estimée à 40 % de son épaisseur) ;
• une élévation du niveau de la mer de 10 à 20 cm au cours du XXe siècle ;
• une augmentation des précipitations pendant tout le XXe siècle dans les hautes et moyennes latitudes de l’hémisphère nord (données en domaine océanique insuffisantes pour établir un bilan) ;
• un accroissement de la proportion et de la fréquence des cyclones tropicaux de niveau 4 et 5 (les plus élevés de l’échelle de Saffir-Simpson) surtout dans la zone Caraïbes et le golfe du Mexique.
1.2. Causes du réchauffement
- Causes naturelles : variations de l’insolation dues à la perturbation de l’orbite que la Terre décrit autour du soleil, changements du flux d’énergie solaire, injections de poussières volcaniques dans la stratosphère mais aussi, sur le long terme, changements de la circulation globale de l’océan ou développement d’instabilités des calottes glaciaires.
- Causes anthropiques : Depuis le début de l’ère industrielle, les émissions de gaz à effet de serre et d’aérosols perturbent significativement le bilan radiatif de l’atmosphère. On observe un accroissement sensible des concentrations atmosphériques en gaz carbonique, en méthane et en oxyde nitreux ; le taux de CO2 est passé de 280 ppm à près de 380 ppm1. Ces variations dépassent largement celles observées au cours des 400 000 dernières années.
Le bilan énergétique net de la perturbation due aux activités humaines est complexe. Il n’en est pas moins assuré que l’effet de serre prédomine et une analyse statistique effectuée en 2001 par le GIEC attribue aux activités humaines
l’essentiel du changement climatique de la seconde moitié du vingtième siècle.
1.3. Scénarios pour le futur
Les activités humaines vont perturber la composition chimique de l’atmosphère pendant plusieurs siècles en raison d’une part du recours aux combustibles fossiles qui semble indispensable, au moins pendant plusieurs décennies encore et, d’autre part, de la lenteur de l’absorption du CO2 par l’océan. Divers scénarios sont considérés par les groupes de travail du GIEC.
Le réchauffement estimé est compris entre 1,4 °C et 6 °C et la montée du niveau de la mer entre 20 cm et 90 cm.
Il est très vraisemblable (probabilité > 90 %) qu’il y aura davantage de vagues de chaleur, une réduction de la saison froide avec moins de jours de grand froid, une diminution de l’amplitude des températures diurnes sur les continents et davantage d’occurrences de pluies intenses dans certaines régions, de sécheresse dans d’autres.
Le changement climatique induit par les activités humaines persistera pendant longtemps et aura des conséquences à très long terme, même si on arrive à une stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre
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Tempêtes tropicales et cyclones
Infographie présentée sur TV5.org le 14/08/2009
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Le National Hurricane Center
Le NHC comprend 3 services principaux : (en cours de rédaction)
- Hurricane Specialists Unit (HSU) maintient(entretient) une surveillance permanente sur les cyclones tropicaux et les anomalies dans les bassins Atlantique et orientaux du Pacifique Nord. Le HSU prépare et publie des analyses et des prévisions sous la forme d’avertissements et de cartes. Le secteur du HSU comprend les côtes tropicales des Etats-Unis et la Caraïbe. Il effectue également un travail d’éducation à travers un programme d’éducation, visant à la formation des personnels chargés des secours et des représentants de nombreux pays affectés par des cyclones tropicaux partenaires de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM/WMO).
- Le Tropical Analysis and Forecast Branch (TAFB) (Service d’analyse tropicale et de prévision) propose des études de prévisions sur le Pacifique oriental tropical et subtropical et les bassins de l’Atlantique Nord durant toute l’année. Les productions du TAFB incluent entre autres : la haute mer (High Seas), les secteurs côtiers (Offshore Waters), les différents points de vue sur la météorologie marine (Marine Weather Discussion), également sur la météorologie tropicale (Marine Weather Discussion) et propose des analysers et des prévisions portant sur la surface des océans. Le TAFB fournit aussi à la communauté internationale des évaluations concernant les précipitations, à partir d’images satellites. Ce service est donc d’un grand soutien pour le HSU puisqu’il lui fournit la position et l’intensité estimée des cyclones tropicaux, à partir de la technique Dvorak (voir ci-dessous l’explication dans ces fiches techniques).
Exemple de document produit
Source : NHC/TAFB
- le The Technical Support Branch (TSB), (Service d’assistance technique), souvent en accord avec d’autres entités gouvernementales et universitaires, développe de nouveaux outils et des techniques destinés à la prédiction en météorologie tropicale, notamment par l’introduction de modèles statistiques et dynamiques utilisés à la fois dans la prévision des comportements des cyclones tropicaux et des conditions météorologiques associées.
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Saison cyclonique 2008-2009 océan Indien
Liste des noms à utiliser pour désigner les Tempêtes et Cyclones Tropicaux dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien au cours de la saison cyclonique 2008-2009/ Tropical storms and cyclones names for the 2008-2009 season in the South-West Indian Ocean
| ASMA | BERNARD | CINDA | DONGO | ERIC |
| FANELE | GAEL | HINA | IZILDA | JADE |
| KAGO | LISEBO | MAGOMA | NEWA | OWAMI |
Terminilogie utilisée pour la classification des
systèmes dépressionnaires tropicaux dans le
Sud-Ouest de l’ Océan Indien
A Terminology used for classification of tropical
depressions in the South-West Indian Ocean
Zone Perturbée / Area of disturbed weather :
Zone de basses pressions sans véritable organisation / Area of low pressure without organization
Perturbation Tropicale / Tropical Disturbance :
Zone Dépessionnaire présentant une convection renforcée et une circulation tourbillonnaire dans laquelle les vents n’ excédent pas 27 kts (50 km/h, force 6 Beaufort) / Low Pressure area with enhanced convection and a cyclonic wind circulation to be not exceeding 27 kts ( 50 km/h)
Dépression Tropicale / Tropical Depression
Système où la convection est organisée et la ciculation cyclonique caractérisée. Les vents prés du centre sont compris entre 28 et 33 kts (51 et 62 km/h, grand frais, force 7 Beaufort) / Low Pressure area with organized convection and definite cyclonic wind circulation in which the maximum of the average wind speed is estimated to be in the range 28 to 33 kts (51 to 62 km/h)
Tempête Tropicale modérée / Moderate Tropical Storm :
Système où les vents près du centre sont compris entre 34 et 47 kts (63 et 88 km/h, coup de vent ou fort coup de vent, force 8 ou 9 Beaufort) / System in which the winds near the centre is estimated between 34 to 47 kts (63 to 88 km/h).
Forte tempête Tropicale / Severe Tropical Storm :
Système où les vents près du centre sont compris entre 48 et 63 kts (89 et 117 km/h, tempête ou forte tempête, force 10 ou 11 Beaufort) / System in which the winds near the centre is estimated between 48 to 63 kts (89 to 117 km/h).
Cyclone Tropical / Tropical Cyclone :
Système où les vents près du centre sont compris entre 64 et 89 kts (118 et 165 km/h, ouragan, force 12 Beaufort) / System in which the winds near the centre is estimated between 64 to 89 kts (118 to 165 km/h).
Cyclone Tropical Intense / Intense Tropical Cyclone :
Système où les vents près du centre sont compris entre 90 et 115 kts (166 et 212 km/h) / System in which the winds near the centre is estimated between 90 to 115 kts (166 to 212 km/h).
Cyclone Tropical Très Intense / Very Intense Tropical Cyclone :
Système où les vents près du centre sont supérieurs à 115 kts (212 km/h) / System in which the winds near the centre is estimated to exceed 115 kts (212 km/h).
Dépression Subtropicale / Subtropical Depression :
Système hybride présentant au cours de son existence des caractéristiques tantôt des systèmes dépressionnaires tropicaux, tantôt des systèmes dépressionnaires de type polaire. Sur le Sud-Ouest de l’ Océan Indien, la genèse de ce type de dépression est régulièrement observée sur le Sud du Canal de Mozambique / An hybrid system having during its life some characteristics which could belong to both tropical and extra-tropical depressions. In the South-West Indian Ocean, the genesis of such system is regulary observed over the South of Mozambique channel.
* les vitesses de vent sont des vitesses de vent moyennées sur 10 minutes / The wind speed is the mean wind over 10 minutes
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CLASSIFICATION DES PERTURBATIONS TROPICALES
SUIVANT L’ECHELLE DE VERNON F.DVORAK
CLASSIFICATION OF TROPICAL DISTURBANCE FOLLOWING THE SCALE OF VERNON F.DVORAK
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Fiche d’information pour la préparation en cas de cyclone, ouragan… en anglais, espagnol et créole
Source : Miami Dade County
Cliquer sur l’image pour accéder au document en entier dans les différentes langues
Click the image to reach the document in its entirety in various languages
Petit rappel sur la formation des cyclones et leurs conséquences suivant leur puissance
Source AFP
Nouvelle vidéo sur la formation des cyclones
Tempête Tropicale Fay : Storm QuickLook Alert
Contrôle des niveaux d’eau locaux et conditions météorologiques
Source : NOAA – Tropical Storm Fay QuickLook
Storm QuickLook est une application fournissant un résumé de précis des observations océanographiques et météorologiques en temps réel dans les régions affectées par un cyclone tropical. Il est mis en fonctionnement quand un centre de tempête de NWS (National Weather Service) publie un avertissement de tempête tropicale pour les Etats-Unis ou les îles nord-américaines et est mis à jour quatre fois par jour (environ une heure après la publication des avis NWS) ou dans le cas de circonstances spéciales, comme l’arrivée soudaine d’un phénomène météo.
Storm QuickLook est présenté sur des pages Web et est également en lien avec NOAAWATCH. Des rapports suivant les tempêtes sont rédigés (selon la force d’une tempête et des effets sur les niveaux de l’eau) en l’utilisant des données vérifiées et fournissent ainsi une vue d’ensemble des impacts du niveau des eaux pluviales. Des rapports techniques fournissent aussi une analyse plus détaillée des niveaux de tempêtes induits par les précipitations et des comparaisons historiques sont effectuées.
Sur la carte, les carrés rouges correspondent aux stations effectuant les relevés concernant la tempête tropicale FAY.
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Comment se préparer à la saison des cyclones ?
Le National Hurricane Center proposait du 25 au 31 mai, la “semaine de Préparation aux cyclones”
Source : NHC-NOAA
L’histoire nous a appris qu’un manque de conscience cyclonique et de préparation sont à l’origine de dégâts importants dans le cas de désastres cycloniques majeurs. En connaissant notre vulnérabilité face à ces phénomènes et les actions préventives à prendre en considération, nous pouvons réduire les effets de ces désastres dus aux ouragans.
Le but du site Web d’État de préparation aux Ouragans (Hurricane preparedness) est d’informer le public des dangers cycloniques et de lui fournir la connaissance nécessaire qui peut être utilisée pour prendre des mesures de précaution. Ces informations peuvent être utilisées pour sauver des vies au travail, à la maison, mais aussi sur la route ou sur l’eau.
Les risques cycloniques se présentent sous différentes formes : houle cyclonique entraînant de hautes vagues, vents violents à très violents, tornade et inondations. Cela signifie qu’il est important que les familles aient des plans de protection contre tous ces dangers : avoir l’oeil sur les actions de sécurité associées à chaque type de danger durant la saison cyclonique et préparer un plan de sécurité en conséquence au niveau familial.
Bien sûr, il ne s’agit que d’un guide et la première chose est d’avoir du bon sens face à ce genre de catastrophes.
1) Houle cyclonique (Storm surge)
Une des causes de perte de vie les plus importantes est celle liée à la potentialité d’élévation de la mer causée par la houle cyclonique.
L’élévation du niveau de la mer, pousse l’eau au-delà de la limite normale des marées vers le rivage en raison de la force des vents. Cette élévation se combine avec les marées normales pour créer la marée cyclonique, qui peut augmenter le niveau moyen d’eau de 4,50m ou plus. Cette hausse du niveau de la mer peut causer de graves dommages sur les côtes.
Comme les côtes atlantiques et Caraïbes sont très peuplées et le niveau des littoraux étant souvent à moins de 3 m au-dessus du niveau de la mer, le danger d’une houle cyclonique est fréquent et parfois énorme.
Schémas de la houle cyclonique :



Donc, des grosses vagues peuvent toujours présenter des problèmes majeurs : bateaux endommagés ou détruits dans des ports, voire destruction d’habitat très proche du littoral.
rédaction en cours…
Une video pour comprendre les conditions de formation des cylones
La formation des cyclones reportage de WeatherMotion.com
Structure d’un ouragan
Source: NOAA image in Commons under “Hurricane_structure_graphic.jpg” modified par PainT to give French translation
A voir également : la formation d’un cyclone (infographie en 3D)
APPELLATION et CLASSIFICATION dans la région ATLANTIQUE
Un cyclone est une perturbation à circulation tourbillonnaire des régions tropicales, généralement d’une intensité déjà forte. C’est un terme courant, à usage général, et on lui préfère, dans nos régions antillaises et dans les pays du continent américain, les termes de dépression tropicale, tempête tropicale ou ouragan, qui font référence à l’intensité des vents maximums générés. On considère en réalité le vent le plus fort en valeur soutenue durant 1 minute. C’est ce que l’on dénomme le vent maximum soutenu, les Américains disent Maximum Sustained Winds (en abrégé M.S.W.)
- Si ce vent soutenu ne dépasse pas 63 km/h, on parle de Dépression Tropicale. Elle est numérotée, la première de l’année en début de saison portant le numéro 1. Les vents étant faibles, les risques seront induits essentiellement par les pluies fortes, voire intenses.
- Si les vents soutenus les plus forts sont compris entre 63 et 117 km/h, on parle de Tempête Tropicale. On lui attribue un prénom, on en parle plus loin. Si les pluies sont toujours à craindre, les vents commencent à faire des dégâts, notamment dans la végétation fragile telle que les bananeraies, et avec eux la mer devient grosse et dangereuse à son passage.
- Si le cyclone est encore plus développé, les vents peuvent dépasser ce seuil de 117 km/h. C’est alors ce qu’on appelle depuis 1986 dans les Antilles françaises, un Ouragan. Pour distinguer l’ampleur des dégâts que ces vents peuvent occasionner, on a déterminé plusieurs catégories selon la force des vents maximums générés par ces ouragans.
La classification qui fait référence est celle de Saffir-Simpson, qui comporte 5 catégories :
* classe 1 : vents maximums compris entre 118 et 153 km/h ;
* classe 2 : vents maximums compris entre 154 et 177 km/h ;
* classe 3 : vents maximums compris entre 178 et 209 km/h ;
* classe 4 : vents maximums compris entre 210 et 249 km/h ;
* classe 5 : vents maximums dépassant 249 km/h, c’est la catégorie reine des super-cyclones.
On comprendra aisément que les ouragans dits majeurs ou intenses de catégorie 3 à 5 seront beaucoup plus redoutés par les vents violents et la mer déchaînée que les ouragans de classe inférieure.
© 2000 Météo-France
Le guide sur la Vigilance Météorologique à la Réunion (océan Indien) : guide.pdf
Interprétation des images satellites en météorologie :
La prévision météorologique s’appuie, entre autres, sur l’étude simultanée de différents types d’images
- “Images visibles”
Ce type d’image indique la mesure de l’intensité de la réflexion de la lumière solaire sur le sommet des nuages. Plus le nuage est réfléchissant, plus la couleur tendra vers le blanc.
Un nuage très dense apparaîtra en blanc, un nuage translucide apparaîtra en gris moyen.
Tous les nuages denses apparaissent (y compris les brouillards). Les cirrus et petits cumulus dont la taille est très inférieure à la résolution de l’image produiront un aspect voilé ou laiteux suivant le cas.
Ces images ne donnent aucune information sur l’altitude des nuages, elles donnent uniquement une information sur leur densité. En principe, les nuages les plus denses sont susceptibles de donner le plus de pluie.
- “Images Infrarouges”
Ce type d’image indique la mesure de l’intensité d’émission Infrarouge, celle-ci étant fonction de la température (plus la température est élevée, plus l’émission infrarouge est élevée). Cette mesure permet donc d’estimer l’altitude du sommet des nuages, la température variant avec l’altitude.
Les zones de forte intensité infrarouge (les plus chaudes) apparaîtront en noir, celles de faible intensité (froides) en blanc ; ainsi, plus un nuage sera élevé, plus sa couleur sur l’image tendra vers le blanc.
Les nuages bas peuvent être confondus avec la terre ou la mer si leurs températures sont très proches.
La couleur de ces images peut être interprétée comme un relief superficiel.
La résolution de ce type d’image est inférieure à celle des Images visibles. L’altitude est un facteur déterminant les zones précipitantes ou non. Un nuage est certainement précipitant lorsque son sommet atteint 0°C (soit environ 6000 m). En règle générale, les nuages les plus élevés sont susceptibles de donner le plus de pluie.
On distingue dans le monde sept zones géographiques affectées par des cyclones tropicaux, auxquelles appartiennent certains Dom-Tom français :
- l’océan Atlantique nord (Antilles françaises) ;
- l’océan Pacifique nord-ouest ;
- l’océan Pacifique sud (Nouvelle-Calédonie, Polynésie) ;
- l’océan Pacifique nord-est ;
- l’océan Indien nord ;
- l’océan Indien sud-ouest (île de la Réunion) ;
- l’océan Indien sud-est / Australie.
Dans l’océan Atlantique et l’océan Pacifique oriental, on utilise le terme d’ouragan (hurricane en anglais). Le terme cyclone est le plus courant dans l’océan Indien, et typhon dans l’océan Pacifique occidental.
Risques cycloniques : définitions (aléa, enjeu, risque)
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Séismes
Définitions
Echelle de Richter : Échelle sismique de référence qui évalue l’énergie des séismes par la valeur de la magnitude.
L’échelle de Mercalli quant à elle est une échelle de classification des séismes. Elle est subjective, fondée sur l’étendue des dégâts observés.
Source : Futura-Sciences
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La tectonique des plaques (en cours de rédaction)
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Séisme en Chine, Mai 2008
Selon les spécialistes de l’IPGG (Institut de Physique du Globe de Paris), le séisme serait lié à une poussée du plateau tibétain vers le Nord et l’Est.

Les répliques sont à craindre. Les séismes sont nombreux et meurtriers sur le pourtour du plateau tibétain, soulevé par la pénétration de l’Inde dans la plaque eurasienne, qui a débuté il y a 50 millions d’années. C’est ce vaste mouvement qui a créé la chaîne himalayenne, qui culmine à 8.848 mètres et dont l’élévation se poursuit encore aujourd’hui. Il y a plusieurs grandes failles bien marquées, par exemple sur le front de l’Himalaya, ou le long de la bordure nord-ouest du Tibet. Certaines sont assez anciennes, et probablement celle qui a cassé. (Paul Tapponnier et Robin Lacassin de l’IPGG et AFP)
(en cours de rédaction)
Japon :
Dans un pays comme le Japon qui concentre 80% de l’activité sismique mondiale, la prévention est de rigueur et comprend les mesures suivantes :
1- Lorsque l’on ressent des secousses, la première chose à faire est de se glisser immédiatement
sous une table ou un bureau. Cela neprotège pas des tonnes de béton au-dessus de notre tête
mais des meubles et des objets de la pièce où on se trouve.
2- Dès que possible, en général après la fin des secousses, éteindre toutes les sources potentielles d’incendie : chauffage, gaz… L’incendie est de très loin le risque le plus grand en cas de tremblement de terre.
3- Ouvrir également dès que possible toutes les portes et fenêtres du logement afin d’empêcher que celles-ci restent bloquées avec les personnes à l’intérieur.
4- Dans la rue s’éloigner autant que possible des façades d’immeubles, des murets, des lignes électriques.
5- Gardez toujours avec soi un sifflet et une lampe de poche. Dans le noir ou bloqué dans un ascenseur, ceux-ci seront très utiles. Conserver dans son portefeuille une carte en japonais précisant son identité, son adresse, les personnes à contacter, son groupe sanguin…
6- À la maison, conserver un sac de survie (nourriture et eau pour 3 jours, kit de premiers secours, vêtements…) pour le cas où vous seriez amené à évacuer à la demande des autorités ou votre immeuble menaçant de s’effondrer.
Voici un rappel des principaux séismes ayant frappé l’archipel depuis 13 ans:
Situé au confluent de quatre plaques tectoniques, le Japon est touché par des milliers de secousses chaque année, certaines atteignant la magnitude 8.
- 17 janvier 1995 : Un séisme de magnitude 7,3 dévaste Kobe et les régions d’Osaka et de Kyoto (centre-ouest). Bilan: 6.500 morts, plus de 40.000 blessés et 250.000 habitations détruites. Il s’agit du tremblement de terre le plus meurtrier depuis un demi-siècle au Japon.
- 6 octobre 2000 : Séisme de 7,3 dans la préfecture de Tottori (ouest). 120 blessés légers.
- 26 septembre 2003 : Tremblement de terre de magnitude 8 à Hokkaido (nord). Un mort et 480 blessés.
- 23 octobre 2004 : Séisme de magnitude 6,8, suivi de violentes répliques dans la région de Niigata (centre). Bilan: 67 morts et plus de 3.000 blessés. Un train à grande vitesse Shinkansen déraille.
- 20 mars 2005 : Secousse de magnitude 7 près de Fukuoka, sur l’île de Kyushu (sud-ouest). Un mort et plus de 700 blessés.
- 20 avril 2005 : Nouveau séisme, de magnitude 5,8, à Fukuoka. 42 blessés.
- 23 juil 2005 : Séisme de magnitude 6 à Tokyo, 27 blessés légers.
- 16 août 2005 : Tremblement de terre de 7,2 dans la région de Sendai (nord). Quelques blessés seulement.
- 15 novembre 2006 : Un des plus violents tremblements de terre (8,1) jamais référencé frappe l’extrême-nord du Japon, près de l’archipel russe des Kouriles. Pas de victime, ni de dégât important.
- 25 mars 2007 : Tremblement de terre de magnitude 6,9 sur la côte ouest du Japon. Un mort et quelque 220 blessés.
- 16 juillet 2007 : Séisme de 6,8 dans la région de Niigata (centre). 11 morts, plus de 1.000 blessés et des milliers de maisons détruites. La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus importante du Japon, est endommagée et n’a pas redémarré depuis.
- 8 mai 2008 : Secousse de 6,7 dans la région de Tokyo. Six blessés légers. (source : AFP 14 juin 2008)
Système d’alerte précoce au Japon : à lire ICI
(en cours)
Rift Africain :
Un rift est une région où la croûte terrestre s’est cassée, habituellement marquée par une profonde vallée (par exemple, le Rift Africain, le Graben Rhénan ).
Les rifts constituent le premier stade d’un processus de divergence entre deux futures plaques qui aboutit, s’il se prolonge suffisamment longtemps, à la formation d’un nouvel océan.
Les rifts forment des reliefs que l’on peut suivre à la surface du globe sur plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres de long et plusieurs centaines de kilomètres de large. Ils sont caractérisés par une zone centrale affaissée (fossé ou graben). De chaque côté, les épaules du rift sont formées par des crêtes qui dominent le fossé central et par des flancs qui s’abaissent progressivement vers l’extérieur du rift.
Le fossé central est occupé par des plaines fluviales (Rhin), des lacs (rift Est-Africain) ou des mers peu profondes (Mer Rouge).
Les rifts constituent le premier stade d’un processus de divergence entre deux futures plaques qui aboutit, s’il se prolonge suffisamment longtemps, à la formation d’un nouvel océan.
Voici une carte de l’Afrique de l’Est, zone particulièrement sismique et volcanique
Vous pouvez y voir quelques-uns des volcans actifs (triangles rouges) ainsi que le Triangle Afar (un point de jonction entre 3 plaques : la plaque arabe et les deux parties de la plaque aficaine, nubienne et somalienne) (USGS).
Le rift africain est une ligne de fracture résente séparant la partie orientale de l’Afrique du reste du continent avec un agrandissement de la Mer Rouge.
Des vallées profondes et larges se sont creusées le long d’une ligne reliant la Mer Rouge au canal du Mozambique, passant par Addis-Abeba, le lac Victoria, le lac Tanganyika, le Kilimandjaro et le lac Malawi. (cf. post sur le séisme du 3 février 2008)
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Eruptions volcaniques
Un volcan est composé de 3 parties :
- réservoir magmatique
- une ou plusieurs cheminées volcaniques
- un cratère
Une caldera (ou caldeira) est un cratère géant, mesurant jusqu’à plusieurs dizaines de km, plus ou moins circulaire. Elle est produite par l’effondrement de la partie centrale des volcans lorsque le magma a été vidé en partie par des éruptions.
Volcan bouclier : son diamètre est très supérieur à la hauteur à cause de la fluidité de ses laves qui peuvent parcourir des kilomètres avant de s’arrêter.
Vidéo montrant comment fonctionne une éruption volcanique
Environ 95% des volcans apparaissent à l’endroit où la croûte terrestres se casse, coulisse, se compresse ou se plisse formant les plaques tectoniques, à l’endroit même où se produisent les secousses sismisques (séismes, tremblements de terre). Les volcans se forment là où les plaques divergent : cas de la formation de rifts ; ou bien, là où elles convergent : cas des chaînes de montagnes.
Les autres volcans émergent au milieu des plaques, lorsqu’un mélange de magma remonte vers la surface. La pression perce la croûte terrestre pour former le volcan. De nombreuses îles sont volcaniques : le Piton de la Fournaise à l’île de la Réunion est le volcan le plus actif du monde.
Le Kilauea (Hawaï), volcan en éruption depuis 1984
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Tsunamis : exemple de Indonésie : 26/12/04
Le 26 décembre 2004, un tsunami touche les côtes d’Asie du Sud-Est, faisant plus de 200 000 morts. Le Sri-Lanka n’est pas épargné. Cette photo, prise par satellite, montre la plage de Kalutra (près de Colombo, sud-ouest du Sri Lanka), en situation normale. © Digitalglobe
Cette photo satellite montre la même place, le 26 décembre dernier. La vague causée par le tsunami se retire en formant de violents tourbillons d’eau. © Digitalglobe
A la suite du raz-de-marée, la mer est entrée jusqu’à un kilomètre à l’intérieur des terres. © Digitalglobe
Entre les différentes vagues, la mer s’est violemment retirée sur plus de trois cent mètres, emportant tout sur son passage. © Digitalglobe
Ces images permettent de se rendre compte de la puissance dévastatrice du raz-de-marée. La violence de la vague a détruit une partie du rivage et le port de Banda Aceh, en Indonésie. © Digitalglobe
Dans le coin supérieur gauche de ces images, on distingue nettement la Grande Mosquée de Banda Aceh, en Indonésie. Bien que située à plusieurs centaines de mètres de la côte, elle n’a pas été épargnée par les eaux. © Digitalglobe
A Banda Aceh, les quartiers résidentiels, eux aussi dévastés par les eaux, ne sont plus qu’un amas de débris. Seules quelques constructions semblent avoir tenu. © Digitalglobe
La ville côtière de Banda Aceh, en Indonésie, a été très touchée par le tsunami. Les photos prises par satellite deux jours après la catastrophe montrent une ville complétement dévastée, jonchée de débris et recouverte de boue. © Digitalglobe.
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Définitions risques, aléas et vulnérabilité
Aléa : L’aléa correspond à la probabilité de manifestation d’un phénomène accidentel se produisant sur un site industriel.
Enjeu : L’enjeu est l’ensemble des personnes et des biens susceptibles d’être affectés par un phénomène naturel ou technologique.
Risque : Le risque majeur est la conséquence d’un aléa d’origine naturelle ou technologique, dont les effets peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionnent des dégâts importants et dépassent les capacités de réaction des instances directement concernées.
La vulnérabilité exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l’aléa sur les enjeux. Différentes actions peuvent réduire cette vulnérabilité en atténuant l’intensité de certains aléas ou en limitant les dommages sur les enjeux.
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Tornades
Bien que les tornades existent dans beaucoup de parties du monde, on les trouve le plus fréquemment aux Etats-Unis à l’est des Montagnes Rocheuses pendant les mois de printemps et d’été.
Une tornade est un vortex (tourbillon) de vents extrêmement violents, prenant naissance à la base d’un nuage d’orage (cumulonimbus). Ce phénomène météorologique a un pouvoir destructeur supérieur à celui d’un cyclone tropical au mètre carré, mais est de durée et d’étendue limitées : il concerne un corridor de quelques centaines de mètres de large sur quelques kilomètres de long. Les tornades engendrent les vents les plus forts signalés à la surface du globe, tuant chaque année de 300 à 400 personnes (selon une estimation de l’Organisation météorologique mondiale), dont 150 aux États-Unis.
On mesure leur puissance à partir de L’Echelle de Fujita modérée qui est une échelle de classement de la force des tornades selon les dommages causés. Elle utilisée aux Etats-Unis pour remplacer l’échelle originale de Fujita depuis la saison estivale 2007. Elle a été développée pour pallier les faiblesses notées dans l’échelle originale qui montraient des incertitudes quant à la force des vents nécessaires pour causer certains dommages et à l’évaluation de situations similaires mais ayant affecté des constructions de différentes solidités.
Formation des tornades :
1) Avant la formation d’orage, le vent change de direction et sa vitesse augmente.

2) L’augmentation de l’air dans le courant ascendant de l’orage et produit la colonne verticale.

3) Extension sur plusieurs kilomètres

Les tornades et leurs mécanismes ainsi que leur prévision, sont étudiées à partir de radars
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Désertification :
Définition d’après la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification :
“Le terme “désertification” désigne la dégradation des terres dans les zones arrides, semi-arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.” (Article 1, CLD)
sècheresse/désertification : 2 termes parfois confondus –> la sécheresse est un phénomène récurrent souvent très variable dans les espaces arides et semi-arides. Il y a sécheresse lorsque les précipitations sont inférieures aux niveaux normalement enregistrés dans une année donnée.
La sécheresse est cependant un facteur aggravant de la désertification qui est liée à une pression accrue des populations sur le milieu naturel (augmentation du cheptel, surpâturage…) mais également parfois à une sédentarisation de ces populations autrefois nomades ou semi-nomades. Cette sédentarisation est en relation avec d’autres facteurs telles que les migrations pour raisons de conflits par exemple.
Un débat sur le phénomène de la désertification a été lancé depuis la crise sahélienne survenue au début des années 70.
En 1992, s’est tenue la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement à Rio du 3 au 14 juin, aboutissant au chapitre 12 de l’agenda 21 et à la mise en place d’une Convention sur la lutte contre la Désertification.
La désertification en quelques chiffres
La désertification touche 480 Millions d’hommes et de femmes à travers le Monde.
Un milliard de personnes environ est menacé par la désertification.
3600 millions d’hectares soit 70 % des terres arides dans le monde sont touchées par la désertification.
10 millions d’hectares de terres arables se dégradent tous les ans.
130 millions d’hectares sont aujourd’hui gravement touchés dont 70 millions d’HA en Afrique.
470 millions d’hectares sont modérément affectés.
Source : Comité Scientifique Français de la Désertification
A voir pour info : l’exposition “Vivre en terres arides“































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