Tout au long de la semaine, des reportages radio, des articles de presse porteront sur Haïti, en France mais aussi sur place (quotidien Le Nouvelliste), en mémoire du puissant séisme de magnitude 7.0 sur l’échelle de Richter qui s’est produit à 16h53 le 12 janvier 2010 à 15 km de la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 230.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés.
Parmi les questions qui se posent encore depuis 2 ans, certaines apparaissent comme cruciales :
1) Que faire des millions de mètres cube de débris que le séisme a généré à Port-au-Prince et ses alentours ? Certains sont évacués, d’autres recyclés, mais il reste encore beaucoup à faire afin de pouvoir reconstruire totalement.
World Bank Haiti – photo Janvier 2012. Truitier debris management site. Some of the 750,000 cubic meters of rubble from demolished homes and businesses. Rubble from the site is being used to cover the landfill and improve conditions there.
La tempête tropicale Emily était située ce matin (10h heure locale) à 75 kilomètres au sud-est d’Isla Beata, la pointe sud de la République dominicaine, non loin de la frontière avec Haïti, selon le centre national des ouragans des États-Unis (NHC).
Dernier bulletin du National Huricane Center (NHC) 18h00 UTC
La zone montagneuse située en République dominicaine pourrait faire dégénérer la tempête tropicale Emily en onde tropicale en fin de journée (heure locale), cependant elle apporte de fortes pluies sur la totalité de l’île.
Situation à 18h00 UTC : 17°8 de latitude Nord par 72°8 de longitude Ouest à environ 100 km au Sud-Sud-Ouest de Port-au-Prince (Haïti)
Vents soutenus maxi : 65 km/h
Déplacement à 16 km/h vers l’Ouest-Nord-Ouest et minimum barométrique 1006 HpA.
PORT-AU-PRINCE – Tempête Emily: les autorités d’Haïti s’apprêtent à évacuer les zones à risque
20minutes.fr : Créé le 02/08/2011 à 19h02 — Mis à jour le 02/08/2011 à 19h03/via AFP
PORT-AU-PRINCE – Les autorités haïtiennes ont décrété mardi matin l’alerte rouge sur l’ensemble du territoire à quelques heures du passage de la tempête tropicale Emily, appelant les habitants à quitter les zones à risque.
"La tempête, qui pourrait toucher les côtes d’Haïti mercredi soir, représente un grand danger pour le pays déjà fragilisé par le séisme de janvier 2010", a déclaré à l’AFP le responsable du Centre national de météorologie Ronald Semelfort.
"Nous avons demandé aux gens qui vivent toujours dans des camps de réfugiés, plus d’un an après le séisme, d’évacuer les zones à risque; nous concentrons les efforts de la Protection civile dans les lieux qui n’ont pas été touchés par le tremblement de terre", a pour sa part indiqué Alta Jean-Baptiste, directrice de la Protection civile haïtienne.
Aucun mouvement de population n’a pour l’instant été constaté dans les camps de la capitale Port-au-Prince, où vivent des dizaines de milliers de réfugiés.
Les responsables de la Protection civile ont annoncé qu’ils allaient intensifier la diffusion de messages d’information et de sensibilisation pour pousser les gens à abandonner les quartiers à risque.
"Nous allons revoir les stratégies d’évacuation, en fonction de la probabilité de dégâts que la tempête pourrait provoquer", a encore déclaré la chef de la Protection civile.
Le Nouvelliste,fondé en 1898 en Haïti, est le plus ancien journal francophone des Amériques. Sa publication papier stoppée en raison du séisme du 12 janvier 2010 a repris depuis le 7 avril dernier, mais les journalistes du quotidien n’ont jamais cessé de se mobiliser pour informer par l’intermédiaire du site web (créé en 2006) et notamment à travers des vidéos quotidiennes depuis le 12 janvier, en allant au contact de la population, sur les différents lieux de touchés par la catastrophe.
Le Courrier International présente une interview de Frantz Duval, le rédacteur en chef de ce quotidien :
"Depuis le séisme du 12 janvier 2010, Le Nouvelliste lutte pour continuer d’informer ses lecteurs. Courrier international a profité du passage en France de son rédacteur en chef, Frantz Duval, pour dresser un bilan cent jours après la catastrophe".
Le Courrier International a publié, le 4 février 2010, un mois après le séisme, un numéro spécial donnant la parole aux journalistes haïtiens du Matin et du Nouvelliste privés de publication après ce cataclysme.
En accord avec le Nouvelliste, le Courrier International propose le téléchargement d’un numéro spécial du quotidien haïtien (12 janvier-12 février) en format .pdf :
A l’arrivée de la saison des pluies et de la saison cyclonique, dans moins de 2 mois, se pose toujours la question du relogement de 1,3 millions d’Haïtiens regroupés dans des camps de déplacés, sous des temps et avec le minimum d’infrastructures, au risque de les soumettre à une nouvelle catastrophe liée aux inondations et/ou aux coulées de boues. De nombreux camps dispersés sont situés sur des pentes dominants Port-au-Prince, la capitale, et sont donc soumis à d’importants risques (inondations, coulées de boues emportant tout sur leur passage) en raison des pluies tropicales qui ont commencé à s’abattre sur l’île depuis le début du mois d’Avril.
Le quartier Georges dans Port-au-Prince* (Photo RF – Radio France) est un exemple de ce type de camps.
11,5 milliards de dollars seront nécessaires au cours des dix prochaines années pour reconstruire Haïti suite au séisme du 12 janvier. Mais s’agit-il seulement de milliards de dollars et comment, surtout les utiliser ? Haïti est à construire et non pas à "re-construire". Cependant, seuls les Haïtiens pourront le faire à travers leurs choix.
En cette journée mondiale de l’eau, nous avons relevé un certain nombre de pages fort intéressantes contenant articles et témoignages sur l’inégalité de l’accès à une eau saine dans le monde.
La Croix-Rouge française souligne que "Aujourd’hui, 2,7 milliards d’habitants de la planète sont dépourvus de systèmes d’assainissement de base et 880 millions n’ont pas accès à l’eau potable. En Haïti, 150.000 personnes ont un accès quotidien à une eau potable."
Promotion à l’hygiène dans les camps de réfugiés en Haïti
Avec le séisme qui a fortement ébranlé Haïti, la question du statut des personnes affectées par des catastrophes naturelles de grande envergure (inondations, cyclones tremblement de terre ou éruptions volcaniques) se pose, plus que jamais. La majeure partie de la population ayant survécu en Haïti a été déplacée, contrainte et forcée, les maisons étant endommagées ou s’étant écroulées.
Camp de déplacés à Port-au-Prince (Haïti)
25/Jan/2010. Port-au-Prince, Haiti. UN Photo/Marco Dormino
Le 22 janvier 2010, le SERTIT a publié une carte de Jacmel (Haïti) sur la densité des bâtiments endommagés et les zones de rassemblement. Ce travail a été effectué à partir d’une image satellite de fond, Image Kompsat-2 (1m) acquise le 21 janvier 2010.