2007 : Peut-on parler d’année climatique des extrêmes ?


Le rapport du Groupe I du GIEC (groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) qui a été rendu en février était sans équivoque sur le réchauffement climatique de la planète. Ce rapport aborde aussi la question de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes (voir la définition ici)

Récemment, du 4 au 6 juillet 2007, a eu lieu un Colloque à l’Académie des Sciences sur le thème suivant :

« Ecosystèmes et Evénements Climatiques Extrêmes (Ecosystems and Extreme Climatic Events) »

Ce colloque portait sur la manière dont les écosystèmes (et les socio-écosystèmes) réagissent à des perturbations rares mais extrêmes de l’environnement. Le thème central était d’identifier quelles connaissances acquises ou à acquérir sont nécessaires pour préparer les sociétés humaines aux événements climatiques extrêmes.

Cette première réflexion me paraît indispensable, particulièrement en terme d’éducation des populations dans un premier temps, mais aussi en termes de réactions des acteurs (gouvernements, organisations scientifiques…) car il est fort à craindre que dans les 20 à 50 prochaines années, les acteurs vont se heurter à des problèmes de migrations de populations, migrations d’un nouveau genre et migrations forcées par ces événements climatiques de forte intensité dans des régions épargnées par les événements extrêmes. Ces problèmes seront accentués par l’accroissement de la population mondiale à l’horizon 2050. Selon les Nations unies, la population devrait passer des 6,5 milliards actuels à 9 milliards environ, et se stabiliser vers 10 milliards à la fin du siècle.

C’est pour cette raison qu’il est important de comparer des événements qui se sont produits dans le passé avec ceux que nous connaissons actuellement (nous reparlerons plus tard des possibilités sur ces études comparatives).

Le fait est :  l’été 2007 a déjà  été le témoin de phénomènes climatiques extrêmes.

Prenons en premier lieu le cas de la mousson en Asie. Pour faire simple :

En été, le réchauffement rapide de la Terre par rapport à l’Océan provoque une différence de pression énorme entre les masses d’air présentes sur la mer et les masses d’air présentes sur la Terre : l’énergie potentielle du système Océan-Terre augmente alors significativement et proportionnellement à l’ensoleillement qui est important à cette époque de l’année .

mousson-so-ne.gif

Comme l’air froid est plus dense que l’air chaud, l’air froid et humide éjecte l’air chaud et sec en altitude. Une dépression se crée, et comme la force de Coriolis dévie les vents vers la droite dans l’hémisphère Nord, la direction du vent est de Sud-Ouest sur l’Inde .

De plus, l’air humide arrive sur la Terre, s’échauffe par conduction, s’élève et enfin se détend : il y a condensation de la vapeur d’eau puis libération de chaleur latente .Les mouvements ascendants sont alors plus intenses, ce qui entrainent une très forte baisse de la pression atmosphérique ; le processus de liquéfaction devient intense surtout vers les reliefs.

 

Conséquences : de violents orages ravagent pendant des semaines les mêmes coins (Inde, Népal, Bangladesh) jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’apport en énergie solaire et donc plus de production d’énergie potentielle .Cette année, le processus a été particulièrement violent et à engendré les événements extrêmes que nous pouvons actuellement constater.

Marie-Sophie 

 

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