Les experts du climat à Valence


Les membres du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat ) sont, depuis le 12 septembre et jusqu’à demain, réunis à Valence (espagne) afin de boucler leur quatrième rapport sur le changement climatique, pas si facilement que cela d’ailleurs, rapport de synthèse sur les causes et l’impact du réchauffement climatique.

En effet, les gouvernements qui ont été hostiles au protocole de Kyoto et qui ont également rechigné sur une baisse trop forte des gaz à effet de serre, ne facilitent pas non plus la réflexion scientifique sur la question de l’avenir, de l’après Kyoto.

Rappelons que 130 pays sont rassemblés sous la houlette des Nations Unies et que les Etats Unis n’ont jamais adhéré au protocole de Kyoto. Les travaux ont donc avancés à très petits pas au cours de la semaine.

Le rapport de synthèse qui devrait être présenté demain samedi, devra résumer les quelque deux mille cinq cents pages des trois chapitres publiés en un document de vingt-cinq pages.

Ce quatrième rapport du GIEC, qui mobilise depuis plus de deux ans deux mille cinq cents chercheurs, doit éclairer les décisions de la communauté internationale dans sa lutte contre le dérèglement du climat. Il pèsera donc très lourd car la conférence des Nations unies devra décider, en décembre, à Bali, des suites à donner au protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dont la première phase expire en 2012.

Rappel : Kyoto contraint trente-six pays industrialisés à réduire leurs émissions d’au moins 5 % par rapport à leur niveau en 1990 d’ici à 2008-2012. Le nouveau protocole aurait pour ambition d’intégrer les pays aujourd’hui absents de Kyoto, au premier rang desquels figurent la Chine et les Etats-Unis, les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre.

Dans ses différentes études, le GIEC a prévu une augmentation de la température mondiale de + 1,1 °C à 6,4 °C par rapport à 1980-1999 d’ici à 2100, avec une valeur moyenne plus sûrement comprise entre + 1,8 °C et + 4 °C. L’activité humaine émettrice de gaz à effet de serre est clairement responsable des augmentations de température déjà constatées, conclut le GIEC.

MAIS :

il semble que ce 4e rapport du GIEC est jugé encore trop optimiste par plusieurs experts, comme le scientifique britannique James Lovelock, qui estime que « même les pires prédictions du GIEC sous-estiment la sévérité du changement climatique ».

Pour James Hansen, de l’Institut Goddard de la NASA pour les études spatiales à New York, le GIEC avance trop lentement pour prendre en compte les recherches les plus récentes, qui montrent que le réchauffement planétaire progresse encore plus vite que ne l’indiquent ses travaux.

Certains jugent que les projections du GIEC sur les émissions de CO2 ou sur l’élévation du niveau de la mer sont insuffisantes, alors que la fonte de la banquise a dépassé toutes les prévisions. « Certaines tendances se situent dans la fourchette haute des projections du GIEC », admet Eystein Jansen membre du GIEC et du Centre norvégien Bjerknes pour la recherche sur le climat. (-Reuters et AFP)

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