Migrants climatiques


Selon une dépêche de l’agence ReutersDimanche 23 décembre, 09h41, « plus d’un million de personnes sont sans abri au Bangladesh plus d’un mois après le passage du typhon Sidr, a dénoncé la Croix-Rouge internationale. (…) Selon les statistiques du gouvernement, plus de 1,5 million de logements ont été totalement ou partiellement détruits par le typhon, le plus meurtrier depuis 1991. »

Survivants du typhon Sidr à Sarankhola, 420 km de la

capitale du Bangladesh, Dacca.

3914112109-un-million-de-sans-abri-au-bangladesh-apres-le-passage.jpg
Copyright © 2007 Reuters

Le changement climatique et ses conséquences, comme l’augmentation de la fréquence des inondations et de la montée des eaux comme c’est le cas actuellement au Bangladesh, va de plus en plus affecter les populations concernées par ces catastrophes naturelles. Les habitants des pays touchés et, en particulier, des pays les plus pauvres de la planète seront obligés de choisir l’immigration pour échapper aux impacts climatiques.

Ce flux de migrants « climatiques » qui, actuellement, n’ont pas de statut juridique reconnu, va augmenter et il est indispensable de commencer dès maintenant à réfléchir et à agir afin que ces populations ne soient pas marginalisées.

Certes, le cadre juridique que ces habitants, touchés par une catastrophe naturelle, pourraient acquérir ne remplacera pas la perte de leur habitat et de leurs terres, mais leur permettra d’être accueillis dans la légalité dans d’autres pays et indemnisés pour la perte de leurs biens.

Si, comme le souligne Graham Saunders (directeur à Genève de l’action de la fédération dans le domaine de l’hébergement) dans le cas du Bangladesh « la résistance et les capacités de reconstruction des communautés ont été impressionnantes (…) » il y a des cas où il n’est pas possible de reformer la communauté tant les dégâts sont importants en termes matériel et psychologiques. [Au Bangladesh], « Les initiatives de la communauté humanitaire ont également permis d’éviter une crise sanitaire majeure ainsi que les pertes humaines qui suivent si souvent ce genre de désastres », note G. Saunders.

Marie-Sophie

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.