Plagiats et doublons : de quoi faire couler de l’encre !!!


Hier un article du quotidien Le Monde nous interpelle : il porte sur le plagiat et les doublons, suite à une enquête postée dans la revue Nature le 24 janvier 2008 sous le titre  » How many papers are just duplicates ? »

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D.R. Une enquête a été menée et publiée par la revue « Nature », le 24 janvier 2008, sur le plagiat scientifique.

LE MONDE | 24.01.08 | 14h34

A partir de quel critère peut-on parler de plagiat ? Le plagiat est (selon définition du Petit Robert) un « vol littéraire » qui revient à « copier (un auteur) en s’attibuant indûment des passages de son oeuvre. » Quel chercheur n’a jamais ressenti la frustration de retrouver des paragraphes entiers d’un mémoire, d’un livre ou d’un article dans les travaux d’un collègue sans la moindre référence ou signe de citation. Fort désagréable, vous en conviendrez.

A l’heure où la blogosphère connaît un développement très important, il est parfois tentant pour certains de reprendre des « posts » avec, certes, quelques modifications, qui ne sont que symboliques, sur des sujets ou des thématiques leur tenant particulièrement à coeur et directement ratachables à la thématique de leur blog. Ce n’est pas un crime si quelques citations en italiques ou entre guillemets apparaissent dans un texte de réflexion sur un sujet d’actualité. L’important est de toujours citer ses sources avec précision. Certes, les meilleurs « blogueurs » sont ceux qui font l’analyse d’une « news » à travers plusieurs articles de provenance différente et qui se donnent la peine d’aller à la source (notamment en matière scientifique) afin de rédiger un billet plus pertinent, le plus rapidement possible… Surtout, la plus value est de relier des informations entre elles, de les replacer dans leur contexte, etc., le plus important étant, bien sûr, de faire circuler l’information plutôt que de la garder sous le coude.

Mais là, très vite, nous pouvons constater que des doublons apparaissent trop souvent. Les doublons, toujours selon la définition du Petit Robert, « répétition d’une information », sont hélas inévitables et même parfois fort intéressants lorsqu’ils sont produits par des auteurs de blogs différents. Bien entendu, certains chercheurs utilisent la technique du doublon en se contentant de changer le titre d’un article et quelques documents afin de rallonger leur CV en raison de la pression productive à laquelle ils sont soumis. Le site « Deja vu, crossing the line in scientifique publication« . « Deja vu » est une base de données informatique permettant d’identifier, des doublons de citations (dans des résumés et des titres). Pour plus de détails nous vous renvoyons à l’article du Monde concernant les plagiats et les doublons.

A titre d’exemple, en matière d’environnement, de réchauffement climatique et de catastrophes naturelles, la journée est propice aux doublons en ce qui concerne le volcanisme et les nouvelles méthodes d’anticipation des éruptions.

Une simple recherche sur Google permet de les retrouver rapidement et de se livrer à une comparaison fine :

Le Monde

Le Journal de l’île de la Réunion

Alpes-CNRS

Runweb.com

IPGP

Nature Geoscience

CatNat

liste non exhaustive, je pense…

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