Eruption du volcan Tungurahua en Equateur (suivi)


L’alerte rouge sévit sur la région de Banos, en raison de l’entrée en éruption du volcan Tungurahua. Hugo Yepez, volcanologue et directeur de l’Instituto Geofisico explique la situation dans une video

L’activité du volcan, situé à environ 130 kilomètres au sud-est de Quito, a été marquée par de nouvelles secousses sismiques en chaîne et l’émission de cendres, pouvant affecter 6 des 24 provinces du pays, selon l’Institut étatique Geophysique de l’École Polytechnique Nationale (IGEPN).

Les autorités ont décidé, mercredi, l’évacuation des habitants de 7 bourgades situées sur le flanc occidental du volcan, en prévision d’une augmentation possible de l’activité. Les lieux habités à risque, regroupent environ 800 personnes dédiées à l’agriculture et à l’élevage dans le cadre d’une agriculture de subsistance.

Le Tungurahua, dont le nom en langue quichua signifie la « Gorge de Feu » et qui s’élève à 5.020 mètres, a émit des cendres et des flux piroclastiques atteingnant entre 300 et 800°C de température. Une éruption de ce volcan n’implique pas nécessairement l’émission massive de lave, comme c’est le cas des volcans de type hawaïen. Le problème principal est la chute de cendre grisâtre ou noire sous forme de pluie, qui recouvre aussi bien les plantes, que les animaux et les infrastructures.

La ville de Banos, centre touristique du pays avec environ 17.000 habitants situé dans le flanc nord-est du volcan, n’a pas été évacuée, mais la population est en état d’alerte, attendant la décision des autorités.

Situation le jeudi 7 février 2008 à 9:00 AM (GMT-5) : ETV

Le Président de la Croix-Rouge Équatorienne, Juan Cueva, durant une interview au cours de l’émission Contextos, a déclaré que le plan d’urgence était activé, devant le développement du processus éruptif du volcan Tungurahua qui a produit des explosions importantes, une chute de cendres et un flux de matériel incandescent.

La Croix-Rouge appuie le travail d’évacuation dans les différents lieux habités des provinces du Tungurahua et du Chimborazo, de Pastaza et de Bolivar, proches du volcan et qui ont été affectés. Elle dispose de 200 volontaires qui se sont déplacés dans ces provinces et en plus d’aider aux tâches d’évacuations, elle dispense les premiers secours psychologiques.

La Croix-Rouge a aussi informé que le système de télécommunications fonctionne avec les assemblées cantonale de Pelileo, Patate, Huambaló et Banos. Son travail est également en coordination avec les gouvernements locaux, l’Institut Geofísico, la Police Nationale, les Pompiers, la Défense Civile et les Coopérants Internationaux.

Le volcan Tungurahua a sensiblement réduit son activité après l’éruption violente d’hier à l’aube, bien que l’alerte persiste dans les zones à haut risque où des milliers d’habitants restent confinés dans des centres d’hébergements.

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REUTERS/Teddy Garcia

Image satellite de la NASA sur Google Earth lors de l’éruption de l’été 2006

tungurahua_google_earth_2006.jpg cliquer pour agrandir l’image

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