Energie éolienne, pourquoi ?


L’énergie éolienne est l’énergie tirée du vent par les éoliennes. L’énergie éolienne est une énergie renouvelable (source d’énergie se renouvelant assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à échelle humaine de temps).

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Eoliennes à la limite des départements des Deux-Sèvres et de la Vendée

Photos mariesophie, janvier 2008

Pourquoi parler de l’éolien aujourd’hui : tout simplement car Mr. Hervé Kempf (journaliste et écrivain) a sorti un article dans le quotidien Le Monde daté du 14 février 2008

« Plus d’éoliennes, pas moins de CO2 » dans lequel, à mon avis n’est montré que le contre, le pour n’apparaissant pas.

A lire, par ailleurs, en parallèle la news de l’AFP (L’éolien français en plein boom accède au 3e rang européen)

H. Kempf souligne qu’une étude a été réalisée par la Fédération environnement durable et que « L’auteur de l’étude, Marc Lefranc, vice-président de la fédération, a comparé l’évolution des émissions de CO2 (gaz carbonique), le principal gaz à effet de serre, des pays qui ont le plus développé en Europe les éoliennes. Logiquement, puisque les éoliennes n’émettent pas de CO2, ces pays devraient présenter un bilan particulièrement favorable. »

La coïncidence entre augmentation de l’énergie éolienne et le maintien élevé des gaz à effet de serre (CO2) me paraît injustifiée.

Tous les pays peuvent augmenter leur parc éolien, si ils ne réduisent pas leur CO2 provenant des industries ou des consommations « classiques » d’énergie par les particuliers (notamment le transport automobile dans les grandes villes), cela ne servira à rien. Ce n’est pas l’énergie éolienne qui est à remettre en cause, mais la non-diminution des énergies polluantes.

H. Kempf prend l’exemple de l’Allemagne qui selon « les chiffres de l’office statistique européen Eurostat montrent que , malgré un parc éolien de plus de 18 000 MW, a vu les émissions de CO2 par habitant provenant du secteur de l’énergie non pas décroître mais augmenter de 1,2 %, entre 2000 et 2005. »

L’auteur de l’article en arrive à se poser la question : « dans quelle mesure l’éolien peut-il réduire les émissions de CO2 ?  »

La question n’est en fait pas là. L’énergie éolienne est une des énergies relativement récentes et a fait l’objet de beaucoup de critiques, notamment en matière de destruction des paysages. Or Réseau de transport d’électricité (RTE), filiale de EDF, démontre que « démontre sans difficulté que sur un vaste territoire comme la France il y a toujours du vent quelque part car nous avons trois régimes climatiques différents. Et RTE compense les sautes de vent (et de consommation) par l’énergie hydraulique.

Oui, nos grandes pointes de consommation électrique sont liées aux périodes de grand froid, avec le vent qui refroidit particulièrement les habitations. Or comme celles-ci sont chauffées majoritairement à l’électricité, l’électricité éolienne, produite par ce vent froid, colle à l’augmentation des consommations. » cf. Lettre ouverte à Mme Betti-Cusso, journaliste au Figaro Magazine à propos de son article « Éoliennes : miracle ou arnaque »

dont l’article du 11/02/2008 est consultable ICI

Le GIEC est formel dans sont dernier rapport :

1) – Il n ’y a rien à faire, le réchauffement de l ’atmosphère est inévitable

2) – Il faudra modifier de façon importante nos modes de vie pour empêcher l ’augmentation de l ’effet de serre

3) – Le progrès technique permettra de trouver des solutions pour empêcher l ’augmentation de l ’effet de serre

Le dernier inventaire national des émissions en France, rendu par la Mission interministérielle de l’effet de serre donne les résultats suivant :

– Emissions GES estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent CO2 (MteqCO2) pour l’année 2006.

– inférieures d’environ 4 % au plafond fixé par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012, soit 564 MteqCO2.

Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont nettement baissé entre 2005 et 2006 : – 13,8 MteqCO2, soit – 2,5 %. Cette diminution résulte :

- pour 30 % (soit 4 MteqCO2) : de la baisse des émissions liées au chauffage dans le secteur résidentiel et tertiaire grâce aux efforts en matière d’économies d’énergie et à des conditions météorologiques plus clémentes qu’en 2005** ;
- pour 27 % (soit 3.6 MteqCO2) : de la baisse des émissions liées à la production d’électricité ; la production électrique à partir d’énergies renouvelables a progressé fortement entre 2005 et 2006 ( 9,2 %), la production hydroélectrique ayant en particulier bénéficié d’une pluviométrie plus favorable ;
- pour 19 % (soit 2.5 MteqCO2) : de la baisse des émissions liées à la combustion dans l’industrie manufacturière ;
- pour 11,5 % (soit 1.5 MteqCO2) : de la baisse des émissions du secteur agricole.

Donc en en partie en raison de l’augmentation du parc des éoliennes dont la croissance permettra justement de compenser ces réductions d’utilisation de matières combustibles provoquant des émissions de GES.

Websites de référence :

The Wind Power

IPCC (GIEC, en anglais)


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