Cyclone Ivan : Prévention et répercussions possibles


Prévention à Madagascar :

Tamatave, avec ses 400 000 habitants est aussi le 1er port du pays et représente donc une valeur économique importante.

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Port de Tamatave, photo ANSA

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Port de Tamatave, photo D. Hénon-Hilaire


Hier matin, les bateaux ont été rappelés au mouillage, et les habitants commençaient à se calfeutrer chez eux. Hier après-midi, une réunion de crise s’est tenue à la mairie de Tamatave sous l’autorité du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BGRC), regroupant l’ensemble des intervenants : responsables institutionnels, équipes de secours, associations humanitaires et forces armées.

« Il s’agit de se projeter sur des situations envisageables au moment où le cyclone passera, et répartir les tâches entre les différents partenaires », explique Patrick Raoull, chef de mission pour la Croix-Rouge française Plate-forme d’Intervention Régionale pour l’océan Indien à Madagascar. En début d’après-midi, la Croix-Rouge malgache avait déjà mobilisé l’ensemble de ses volontaires dans la région concernée, avant de les envoyer dans les différents quartiers de Tamatave et ses environs. Leur rôle étant d’informer les populations de l’arrivée imminente du cyclone et de la conduite à tenir : consolidation des toitures, rangement des objets susceptibles de s’envoler, parcage des animaux, ce afin de limiter les pertes et les accidents. Une mission de sensibilisation essentielle, alors qu’on attend là-bas des pointes de vent à 200 km/h.

« Il a également été décidé de procéder, dès aujourd’hui, à l’évacuation de population dans les zones à risques, menacées d’inondation notamment », précise Patrick Raoull. Les écoles, églises ou salles communales ont donc été réquisitionnées, dans les communes voisines pour accueillir les habitants les plus exposés. C’est le cas également plus au nord dans la région de Maroantsetra, déjà durement frappée à la même époque l’année dernière par le cyclone Indlala (cf. action de la Croix-Rouge française à cette époque ainsi que l’intervention du Programme Alimentaire Mondial-PAM), une région rurale et isolée, parcourue par un réseau important de rivières, où les inondations sont particulièrement redoutées.

Les conséquences des inondations touchent particulièrement les habitats qui sont précaires dans cette région, ainsi que les cultures, et posent le problème de l’approvisionnement en eau potable ainsi que le déclenchement de certaines infections.

Dans cette région, on trouve plusieurs ONG comme Médecins du Monde et Care International.

Selon le Journal de l’île de la Réunion, la plateforme d’intervention régionale de l’océan Indien (PIROI) de la Croix-Rouge, basée à Saint-Denis, est en contact régulier avec ses représentants à Tamatave et Antananarivo et se prépare le cas échéant à l’envoi de personnels et de matériels. Les Fazsoi, en cas de sollicitation du gouvernement malgache, pourraient alors participer à l’acheminement d’une partie de l’aide humanitaire.

Excellentes images trouvées sur Weather Underground qui permettent de suivre trajectoire et intensité du phénomène cyclonique :

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