L’UNESCO et la journée internationale de la Femme 2008


Dans son numéro 2 de 2008, le Courrier de l’Unesco consacre un dossier  à la Journée internationale de la Femme.

Etant donnée la nouvelle Stratégie à moyen termes pour 2008-2013, l’égalité des genres est désignée comme l’une des deux priorités globales de l’UNESCO et la célébration de la Journée internationale de la femme est particulièrement importante cette année.

Dans la même lignée que le thème des Nations Unies pour la Journée internationale de la femme 2008, « Investir dans les femmes et les filles », la table ronde internationale qui se déroulera à l’UNESCO le 10 mars 2008 portera sur le thème « L’égalité des genres : l’affaire de tous ! »

En plus de la table ronde et tout au long du mois de mars, une série d’événements seront organisés au siège principal de l’UNESCO. Ils auront pour but d’attirer l’attention du public sur une variété de questions des droits des femmes, de l’autonomisation des femmes et de l’égalité entre les hommes et les femmes. A voir ici : Evénements UNESCO pour la JIF 2008.

Par ailleurs, sont disponibles ici : Les publications de l’UNESCO pour la journée internationale de la femme

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Des femmes, écrivains, créatrices qui construisent des passerelles entre différents points du monde, expriment leurs préoccupations. Parmi celles-ci j’ai choisi 3 portraits différents que j’ai essayé de relier à des évènements ou des faits des pays dont elles sont originaires.

« À 89 ans, l’Anglaise Doris Lessing reste très attachée au pays de sa jeunesse, l’actuel Zimbabwe, au point de lui consacrer une grande partie de son discours à l’occasion de la réception du Prix Nobel de littérature, en décembre dernier. » (Courrier de l’Unesco, mars 2008)

Le Zimbabwe traverse une crise politique et économique sévère dont les femmes sont les premières victimes. Le pays connaît notamment une grave pénurie alimentaire, un chômage élevé et une inflation galopante. Des lois ont été votées pour restreindre la plupart des libertés fondamentales. Dans ce cadre, le mouvement WOZA (Women of Zimbabwe Arise – Femmes du Zimbabwe, Debout) regroupant des femmes qui luttent depuis plusieurs années sont victimes de harcèlements de la part des autorités du Zimbabwe lors de chacune de leurs manifestations pacifiques visant à préserver leurs droits fondamentaux.

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Amnesty International 

« Véronique Tadjo, née d’un père ivoirien et d’une mère française, vit en Afrique du Sud. Avant la crise ivoirienne, c’était une grande voyageuse. Depuis, c’est une exilée. « L’exil commence lorsqu’il est impossible de retourner dans le pays que vous avez quitté », dit-elle. Elle continue à voyager entre littérature et peinture.« 

« L’exil commence quand il est impossible de retourner dans le pays que vous avez quitté, dit la poétesse, romancière et peintre Véronique Tadjo, lauréate du Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire 2005. Née en 1955 à Paris et élevée à Abidjan, elle vit en Afrique du Sud, après avoir fait le tour du monde. » (Courrier de l’Unesco, mars 2008)

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©UNESCO/ Véronique Tadjo
« Cycle de vie », tableau de Véronique Tadjo, photographiée par l’artiste dans son jardin à Nairobi (Kenya).

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© Book SA
Véronique Tadjo: « Il serait intéressant de voir à long terme où va la littérature écrite par les femmes ».

Après son exil, elle continue à voyager et le mal du pays l’amène à écrire son premier livre, un recueil de poèmes, Latérite (Hatier, 1997).

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Ses livres sont une sorte de participation à la vie quotidienne des gens qui l’entourent, sa communication avec eux, une circulation des idées dans les deux sens, … C’est ainsi que lors de son séjour au Kenya, elle est en contact avec des réfugiés du Rwanda et elle écrit L’Ombre d’Imana (Actes Sud, 2000), « livre qui m’a permis d’exorciser le Rwanda« .

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La Caravane des Femmes pour la paix

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Avec La Perte en héritage, Kiran Desai est devenue la plus jeune lauréate du Booker Prize (2006). Elle y raconte l’exil, la mondialisation, l’appartenance à deux cultures. Née à New Delhi en 1971, elle a quitté l’Inde en 1986 avec sa mère, la romancière Anita Desai, pour vivre d’abord en Angleterre puis aux États-Unis.

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Kiran Desai sillonne le globe, Royaume-Uni, Pays de Galles, Danemark, Chine, Afrique du Sud, Sri Lanka, Brésil, Canada, Indonésie, Colombie.

Pour elle, « l’immigration n’est qu’une vaste frime : on se raconte des blagues, on s’invente de nouveaux personnages, et il faut beaucoup de temps pour défaire tout ça », a-t-elle confié au cours d’une interview accordé à CNN.

Current status of women in India 

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Selon la constitution de l’Inde, les femmes sont des citoyennes légales du pays et ont des droits égaux avec les hommes. Cependant, à cause du manque d’acceptation de la société dominante masculine, les femmes indiennes souffrent immensément. Bien que les garanties de la constitution autorisent les études primaires pour tous jusqu’à l’âge de 14 ans, très peu de femmes vont à l’école. Seulement environ 39 % de toutes les femmes en Inde suivent en réalité des études primaires. De plus, même si une femme est instruite, particulièrement dans les régions les plus pauvres, il n’y a aucun espoir de travail pour elle. La plupart des femmes exécutent des travaux agricole ou domestique qui n’exigent aucun enseignement particulier.

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