L’Irak, 5 ans après…


10 ans après la Guerre du Golfe qui visait à libérer le Koweït des troupes irakiennes, et ce, sous l’égide de l’ONU, l’administration du président George W. Bush, se lance en 2003 dans une nouvelle guerre contre la dictature de Saddam Hussein, sous le slogan « croisade contre le terrorisme et pour la démocratie ». Selon un communiqué de l’Associated Press d’aujourd’hui, « les Américains jugent les conséquences immédiates des décisions de leur président, et sa cote de popularité, à 90% d’opinions favorables après le 11 septembre 2001 et à 71% avant le début de la guerre en 2003, oscille désormais autour de 30%« .

Déploiement dans le désert : la guerre en Irak a révélé la puissance militaire sans précédent de forces combinées offrant un niveau d’expertise équivalent à celui de l’OTAN. (© Crown Copyright)

Cinq ans après que Washington ait déclenché son opération, on peut réellement se demander si cette guerre contre l’Irak n’est pas le plus grand désastre géopolitique et économique de l’histoire américaine. L’intervention qui est devenue un véritable fiasco, a mis à rude épreuve les forces armées américaines et remis en cause la crédibilité stratégique des Etats-Unis sur la planète.

AFP/20-03-2003

Par ailleurs, pour le peuple irakien, ce conflit est une catastrophe. Selon des évaluations, non totalement vérifiées, les combats auraient causé la mort de plus d’un million d’Irakiens et, en raison des destructions, en aurait déplacé plus de 4 millions, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.

Des réfugiés iraquiens tentent de gagner leur vie au marché de Sayyida Zeinab, Damas.
© UNHCR/J.Wreford/janvier 2007

Les infrastructures de base sont toujours dévastées ; la population manque d’électricité, de carburant, d’eau potable, de services de nettoyage et de ramassage des déchets, créant ainsi une crise de santé publique. Le système de santé irakien est en piteux état en raison de l’insuffisance de médecins (morts ou partis) et des besoins importants de médicaments et de matériel médical se font sentir.

©AFP Photo / W. Al-Okaili

Les pertes parmi les troupes américaines atteignent maintenant plus de 4000 soldats. Au moins 60 000 autres ont été blessés, sans compter les problèmes psychologiques dus à l’enlisement du conflit.

A lire : le carnet de route de Lucas Menget, grand reporter à France 24

Sadr City, la ville interdite

1ere partie : Sadr City, fief du leader chiite Moqtada Sadr, est bouclé par les armées irakienne et américaine. Au moins 13 personnes y ont été tuées en ce jour anniversaire. Reportage de nos envoyés spéciaux Lucas Menget, G. Martin et M. Ibrahim.

Chola, la vie sous couvre-feu

2e partie : Il y a cinq ans, le 9 avril 2003, les troupes américaines entraient dans Bagdad. Presque aussitôt, les Bagdadis se précipitèrent vers la place Al-Firdos pour mettre à bas un symbole de la dictature : la statue de Saddam Hussein. A l’occasion de cet anniversaire, les journalistes de FRANCE 24 Lucas Menget, Guillaume Martin et Muthanna Ibrahim ont réalisé une série de trois reportages sur les chiites d’Irak.

Nadjaf, capitale politique du chiisme

3e partie : Il y a cinq ans, le 9 avril 2003, les troupes américaines entraient dans Bagdad. Presque aussitôt, les Bagdadis se précipitèrent vers le square Firdos pour mettre à bas un symbole de la dictature : la statue de Saddam Hussein. A l’occasion de cet anniversaire, les journalistes de FRANCE 24 Lucas Menget, Guillaume Martin et Muthanna Ibrahim ont réalisé une série de trois reportages sur les chiites d’Irak.

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