Impasse politique et tension au Zimbabwe


Au cours des derniers jours, Morgan Tsvangirai a rendu visite aux dirigeants des pays voisins du Zimbabwe. L’Afrique australe se montre particulièrement inquiète de la situation au Zimbabwe.

« L’Afrique australe « n’a pas besoin d’un chaos politique ni d’un pays disloqué » à sa porte, a déclaré Morgan Tsvangirai sur les ondes de la radio sud-africaine SAFM. » (Le Monde avec AFP, 9 avril 2008)

© AFP/Archives – Alexander Joe

Les dirigeants de la Communauté pour le développement d’Afrique australe (SADC) ont donc décidé de se réunir samedi en Zambie, en sommet extraordinaire pour essayer de trouver une action favorable pour le peuple zimbabwéen.

L’Union européenne est également inquiète et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a déclaré « Une chose doit être très claire pour le président Mugabe : le peuple veut le changement, la démocratie et la liberté » (Le Monde avec AFP, 9 avril 2008)

Or, le juge saisi par le MDC réclamant une publication immédiate des résultats de l’élection présidentielle du 29 mars, a annoncé, mercredi 9 avril, qu’il « devrait être prêt » à rendre son jugement, lundi 14 avril. Tous ces éléments expliquent une forte montée de la tension dans le pays africain et en particulier à la veille de la réunion de la SADC.

© AFP – Alexander Joe

La réunion de la SADC sera présidée par le chef de l’Etat zambien, Levy Mwanawasa, et Robert Mugabe sera sans aucun doute présent. Cette commission n’a que très peu de chance de résoudre les problèmes mais pourra sans aucun doute mettre la pression sur Mugabe, même si les pays africains restent diplomatiquement réservés sur leur jugement envers le président zimbabwéen.

La police du Zimbabwe avait interdit vendredi les rassemblements politiques dans Harare et en même temps, des tracts de l’opposition appelant à la grève générale étaient distribués dans les rues. Contenu du tract :

« A partir de mardi, restons chez nous tant que les résultats de la présidentielle n’ont pas été publiés », demande le tract signé du MDC. « Nous appelons les transporteurs, les ouvriers, les vendeurs et tout un chacun à rester chez soi. Le pouvoir est entre nos mains!« 

Par ailleurs, les organisations internationales Amnesty International et Human Rights Watch ont dénoncé « des violences politiques » et « la menace grandissante d’un désastre dans le domaine des droits de l’Homme« .

MDC refuses runoff election (CNN 10 avril 2008)

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