Sécurité alimentaire, changement climatique et océans


 

La 4ème Conférence Mondiale sur les océans, les côtes et les îles, réunie à Hanoï (Vietnam) du 7 au 11 avril, a présenté les problèmes de la gestion des écosystèmes dans le contexte du changment climatique.

Source : Conférence mondiale sur les océans

Le changement climatique a commencé à changer la nature de l’environnement côtier et océanique dont l’humanité dépend, comme les exemples suivants l’illustrent :

1) Les océans et l’atmosphère changent beaucoup plus rapidement qu’auparavant et menace la sécurité humaine. Le changement climatique conduit, dans certains cas, à une augmentation d’événements météorologiques extrêmes. L’intensité des précipitations est environ cinq fois plus élevée que les prévisions attendues et l’intensité des ouragans augmente. En outre, le niveau de la mer monte plus rapidement qu’avant 1990.

2) Des cités côtières et plusieurs petites îles, situées au niveau de la mer ou parfois en-dessous sont soumises à l’érosion et les écosystèmes naturels comme les récifs corailliens et les mangroves sont de moins en moins protégés. Les populations de ces régions ont besoin des ressources de la mer pour vivre et ces ressources sont menacées dans de nombreux secteurs côtiers. La sécurité alimentaire, liée au changement climatique est donc en danger.

3) Par ailleurs, la sécurité des populations côtières (environ la moitié de la population mondiale) est confrontée au risque de l’élévation du niveau de la mer et à l’intensité plus grande et la fréquence de tempêtes. Combiné avec des tendances de croissance démographique côtières, les pays en développement sont menacés par l’émigration.

4) Dans certains états insulaires la population a déjà dû évacuer en raison de l’élévation du niveau de la mer et de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes tropicales. Par exemple, en 2000, les gens vivant dans les Îles Carteret de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont été forcés d’évacuer leurs îles et de se déplacer sur une île voisine après la disparition de leurs maisons. Sur les îles Tuvalu et Kiribati, des plans préparent actuellement le déplacement des populations pour leur relogement dans d’autres îles voisines.

5) L’Asie sera particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique comme des centres urbains, particulièrement importants, situés sur de basses terres en Inde, en Chine, en Indonésie, au Japon et au Bangladesh. Les cinq pays les plus vulnérables avec de grandes populations sont la Chine, l’Inde, le Bangladesh, le Viêt-Nam et l’Indonésie. L’impact du changement climatique sur les pays en développement est donc significatif.

6) Les pays africains (qui représentent moins de 3 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales) seront fortement affectés également. Les sécheresses ont déjà augmenté, particulièrement Afrique Saharienne, aboutissant à un manque d’eau potable et d’eau pour l’irrigation, qui cause des manques alimentaires et à son tour, une sous-alimentation de la population.

7) Au contraire, dans les secteurs d’inondation fréquente, comme le Mozambique et le Bangladesh, beaucoup de provisions d’eau douce a été contaminée par les déchets humains et les bactéries, diminuant ainsi la quantité d’eau potable disponible et posant le problème de l’assainissement. Les maladies comme le choléra et la typhoïde sont des maladies de plus en plus importantes dans des pays en développement.

Source : The Global Forum on Oceans, Coasts and Islands

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