Mayotte : l’immigration clandestine (1)


L’immigration clandestine est devenue un sujet de préoccupation majeur dans les collectivités d’outre-mer et notamment à Mayotte (bien que des problèmes identiques existent également en Guyane et en Guadeloupe) en raison d’une pression migratoire très élevée et des difficultés à contrôler les frontières en milieu insulaire.

www.stop-kwassa.org

« Stop kwassa – collectif de jeunes franco-comoriens contre la traversée de la mort. Leur but principal est de sensibiliser l’opinion sur le drame humain et contribuer à la recherche de solutions. Le collectif a été créé spontanément à la suite du drame du 19 août 2007. Un groupe de jeunes franco-comoriens fréquentant le forum d’une web-tv consacrée aux rencontres Franco-Comoriennes (World4com) s’est ému de ce drame frappant l’archipel. Les événements de cet été ont donc provoqué une vive émotion. L’écho médiatique qui a suivi a favorisé l’émergence d’un élan humaniste pour dire non au drame en dehors de toute considération partisane et politique. Rapidement une réunion a eu lieu et a lancé le fondement de nos actions. Des idées ont fusé et une pensée est sortie du lot: dire stop à la traverée de la mort… » Lire la suite

A Mayotte, les estimations varient entre 45 000 et 60 000 clandestins, principalement issus des Comores et surtout de l’île d’Anjouan se trouvant à 70km, plus marginalement de Madagascar. Devant cet afflux de population, les autorités françaises ont pris des mesures et « cet ilot français de l’archipel des Comores dans l’océan Indien a en effet expulsé plus de 16 000 clandestins (soit 10% de la population totale de l’île) dont 3000 mineurs en 2007, un chiffre qui s’ajoute aux 24 000 expulsions annoncées par le ministre de l’Immigration » France Inter.

A bord de la vedette la « Koungué » de la Police aux frontières, photo France Inter

Emission Périphéries sur France Inter du 30 mars 2008

Cette traversée, parfois mortelle, dure depuis très longtemps et constitue un véritable drame humain. Les Comoriens et surtout les Anjouanais traverse dans des conditions très précaires à bord d’embacartions nomées « kwassa-kwassa ». A titre d’exemple, de 1997 à 2001, 4 000 personnes ont trouvé la mort par naufrage au court de ces traversées qui se font généralement de nuit. (Rapport au Sénat)

Un « kwassa-kwassa » utilisé pour les traversées clandestines, photo France Inter

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