Mayotte : l’immigration clandestine (2)


Véritable « plaque tournante et gare de triage » pour les 16 000 expulsions annuelles le centre de rétention administrative voit défiler des dizaines de clandestins par jour. (France Inter)

D’une capacité théorique de 60 places il est souvent peuplé par 100 voire 120 Comoriens en attente d’expulsion et qui dorment à même le sol. Pour la CIMADE c’est le pire centre de rétention de France, une zone de non-droit : « le centre de Mayotte ne correspond pas aux normes matérielles prévues par les textes. Les gens dorment notamment sur le sol, il n’y a pas d’espace réservé aux familles, pas de téléphone. Aucune assistance psychologique n’a été mise en place » CIMADE.

Podcast du 6 avril 2008 : Au centre de rétention de Mayotte

Note France Inter :

« Depuis maintenant une semaine les expulsions vers Anjouan ont été interrompues en raisons des évènements militaires récents…Les clandestins continuent donc à arriver mais « le phénomène n’est plus équilibré » pour reprendre les mots du directeur de la Police aux Frontières ».

Pour les Comoriens qui réussissent à passer au travers des contrôles, les conditions de vie (clandestine) sont souvent indignes et infra-humaines, notamment lorsqu’ils travaillent sans aucun droit pour des salaires misérables. Il s’agit là d’une forme d’esclavage moderne.

Les maisons de ces « clandestins » sont régulièrement incendiées et les victimes sont entassées dans le centre de rétention en attendant leur reconduite vers les autres îles. Des contrôles ont lieu à tout moment et partout dans l’île.

Mayotte, Mamoudzou, Kaweni

Photo Planète Vivante, Quartier Kaweni à Mamoudzou. Habitat précaire abritant des immigrés.

Les femmes de nationalité comorienne, enceintes, tentent la traversée afin de pouvoir mettre leur enfant au monde à Mayotte, donc en France.

Photo RN Afrique

Mais, Christian Estrozi, Secrétaire d’Etat à l’outre-mer, a annoncé que très bientôt, les enfants nés à Mayotte, de parents en situation irrégulière, n’auront plus droit à la nationalité française, une manière de stopper une immigration qui représente plus du tiers de la population de l’île.

A Mayotte, un des problèmes les plus importants est celui de la démographie galopante. Elément, non négligeable de cette caractéristique démographique, l’immigration particulièrement importante sur cette île qui constitue la porte de l’Europe.

Photo France Inter : Expulsion sur le port de Mayotte

La majorité des immigrants est, en effet, constituée à Mayotte, de Comoriens, femmes et hommes à part égale, soit 70 % du total des personnes arrivant sur l’île. Parmi ces immigrants, 88 % a moins de 40 ans ce qui contribue largement à la stagnation de l’indice synthétique de fécondité ; 50 % environ sont des actifs et 51 % sont sans emploi ce qui explique le fort taux de chômage touchant l’archipel mahorais : 41 % de la population active dont 58 % de chômeurs chez les femmes contre 37 % à la Réunion et 12 % en métropole ; par ailleurs, 60 % des demandeurs d’emploi ont moins de 30 ans (mariesophie).

Photo France Inter : Expulsion vers Anjouan

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