Zimbabwe : le décompte confirme l’avance de l’opposition


La forte pression internationale, les pays africains ayant fait front contre Mugabe, la demande d’intervention de l’ONU de Tsvangirai contre les livraisons d’armes, ont apparamment accéléré le décompte des bulletins de vote, en dépit de nouvelles arrestations de partisans du MDC le vendredi 25 avril.

La police zimbabwéenne a effectué vendredi un raid au siège du principal parti d’opposition et dans les locaux d’observateurs électoraux à Harare, alors que le président Robert Mugabe mettait en garde contre toute ingérence étrangère dans les affaires de son pays.© AFP –

« Les résultats partiels de circonscriptions qui ont fait l’objet d’un nouveau comptage confirment l’avance de l’opposition face au parti du président Robert Mugabe aux législatives au Zimbabwe, selon les chiffres publiés samedi par la presse d’Etat. » (AFP)

Photo AFP

Samedi 19 avril, la commission électorale du Zimbabwe avait en effet indiqué que le nouveau comptage partiel des bulletins de vote du 29 mars pourrait prendre plus de temps que les trois jours prévus initialement. Par ailleurs, le MDC, parti de l’opposition, évaluait à 75 le nombre de ses partisans encore emprisonnés depuis la grève générale ainsi que 10 personnes tuées, 3.000 familles déplacées, au moins 500 personnes ont été hospitalisées… sur fond de négation du régime zimbabwéen.

Le 21 avril, Morgan Tsvangirai, chef de l’opposition zimbabwéenne, a rencontré à Accra le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et demandé une intervention de l’ONU et de l’Union africaine (UA) dans la crise politique au Zimbabwe, selon un porte-parole (AFP). Et les appels internationaux se sont multipliés le lendemain.

La pression sur le régime de R. Mugabe n’a cessé d’augmenter, notamment en raison d’éventuelles livraisons d’armes par la Chine, jusqu’à ce que le bateau chargé d’armes retourne finalement en Chine, renonçant à livrer ses armes au Zimbabwe (24 avril)

La Chine arme l’Afrique

Entre temps, le 23 avril, Jacob Zuma, président du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a appelé à une « intensification des interventions » au Zimbabwe et dénoncé les violences post-électorales « pas acceptables » perpétrées dans ce pays. « Nous devons intensifier les interventions pour nous assurer que les Zimbabwéens reçoivent l’aide de nous tous pour résoudre leurs problèmes », (déclaration à l’antenne de la radio britannique BBC selon l’AFP)

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Cependant, les résultats de l’élection présidentielle sont toujours attendus et les violences continuent au Zimbabwe. Amnesty International a demandé que la police zimbabwéenne mette un terme au harcèlement des hommes politiques et des défenseurs des droits de l’homme.

Violence au Zimbabwe (23 avril)


« Pour la première fois depuis que la répression électorale a débuté au Zimbabwe, Human Rights Watch dispose de la description de plusieurs cas de représailles violentes menées par des sympathisants du MCD », note Human Rights Watch, qui ajoute que l’étendue des incidents ne relève pas de la violence d’Etat. » (France 24/Reuters, 26 avril)

Dans ces conditions de crise à la fois politique et économique, il paraît impossible d’envisager un second tour et il est à souhaiter que les résultats des législatives soient conformes au premier dépouillement, donnant le MDC vainqueur.

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