Projet Aires Marines Protégées (AMP) de l’océan Indien


La Commission de l’Océan Indien (COI), créée en 1984 par l’Accord de Victoria, est une organisation intergouvernementale qui réunit les Comores, la Réunion (France), Madagascar, Maurice et les Seychelles.

Du fait de leur géographie, de leur histoire et de leur culture, les pays insulaires qui la composent partagent des valeurs et des intérêts communs face aux mutations de leur environnement régional et mondial.

la COI a mandat de favoriser les échanges intra-régionaux et de défendre les intérêts insulaires de ses Etats membres qui ont en commun l’isolement, l’étroitesse des marchés, la fragilité environnementale et l’exposition aux catastrophes naturelles. C’est pourquoi, la COI développe des projets de coopération régionale, pour le financement et la réalisation desquels elle noue des partenariats avec des bailleurs de fonds, des agences de coopération internationale et d’autres organisations de coopération régionale. Le principal bailleur de fonds reste de loin l’Union européenne, mais 2 projets sont également financés par la Banque africaine et la Banque Mondiale (pour en savoir plus).

Îles de la COI

Les îles de l’Océan Indien occidental présentent des écosystèmes d’une grande biodiversité et d’une forte productivité, qui offrent des habitats uniques à des espèces menacées et contribuent aux revenus des populations côtières. Mais des menaces humaines et naturelles pèsent sur ces écosystèmes.

C’est pour cette raison que des projets ont été mis en place. Sur la période 2006-2009, un projet pour la création d’un « Réseau régional des AMP des pays de la COI », financé pour un montant avoisinant 2 millions d’euros par la France (FFEM, MAE), WWF.et la CI.

Le but de ce projet est de contribuer au maintien de la biodiversité et des ressources marines de l’Océan Indien occidental.

4 composantes :

  • élaboration d’une stratégie régionale de gestion de la biodiversité et des ressources marines ;
  • appui au renforcement ou à la création d’AMP de manière à soutenir directement le développement du réseau ;
  • mise en place d’un forum régional des gestionnaires par l’organisation d’une réunion annuelle, la mise en place d’un site Internet, la diffusion de documents et l’organisation d’échanges de personnels entre AMP ;
  • sensibilisation et information sur l’utilité des AMP afin de faire émerger une dynamique régionale de conservation de la biodiversité et des ressources marines et côtières. (source COI)

Le projet des AMP est piloté par la COI et mis en œuvre par le bureau régional de WWF (basé à Madagascar).

Exemple de l’atelier d’appui au Parc Marin de Mohéli (Comores) (PMM)

Un atelier a été organisé à Moroni à l’hôtel ‘’Les Arcades’’ du 21 au 23 avril 2008 dans l’objectif de mettre en place un plan d’action concret relatif à l’appui donné au Parc Marin de Mohéli.

Pendant cet atelier, le staff du PMM, les membres du Comité de Gestion, les autorités et tous les acteurs qui y interviennent étaient invités pour discuter et approuver ensemble les actions à prendre pour le développement du PMM. Ces actions étaient élaborées sur la base des résultats issus d’une mission de diagnostic préalablement menée sur le PMM.

Cet atelier de trois jours a traité plusieurs aspects incluant le cadre institutionnel, organisationnel et opérationnel du PMM (financement, définition des activités vitales pour le PMM, revue du Plan de Gestion, coordination des activités), et la faisabilité de désignation internationale pour un Patrimoine mondial et/ou une Réserve de Biosphère.

Rescue of an endangered green sea turtle, Moheli (Comores), îlots de Nioumachoua

Le parc marin de Mohéli couvre une superficie de 404 km2 et s’étend du rivage de l’île jusqu’à une profondeur de 100m. La côte est une succession de plages, de zones rocheuses, et de quelques zones de mangroves peu développées.

Plage d’Itsamia, photo Sabine, 2007

Les plages du parc sont un site de première importance pour la ponte des tortues marines, en particulier la tortue verte (Cheolonia mydas). Les pontes ont lieu toute l’année et on estime la population à 4 à 5 000 femelles reproductrices pour l’île de Mohéli, dont 75% dans la zone du parc. Certaines plages à Itsamia peuvent accueillir 50 à 70 femelles chaque nuit durant les grandes périodes de ponte. L’îlot Mchaco, dans la partie orientale du parc, abrite également une colonie reproductrice de plusieurs milliers de sternes et de fous.

Tortue marine, Mohéli, Photo Sabine, 2007

Une réflexion sur “Projet Aires Marines Protégées (AMP) de l’océan Indien

  1. Bonjour!
    Je suis à la recherche d’un projet humanitaire.
    J’aimerais partir quelques mois et aider en tant que bénévole.
    J’ai 23ans et je pense qu’une telle expérience de vie est à vivre maintenant tant que je n’ai pas de responsabilités autres en Belgique.
    Je ne sais pas à qui m’adresser.
    En vous remerciant d’avance,
    Bien à vous,
    Julie Borremans (Belgique)

    J'aime

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