Après cyclone en birmanie : le blocage de l’aide humanitaire


Le 10 mai 2008, 8 jours après le passage du cyclone Nargis sur la Birmanie, la Junte continuait à refuser l’autorisation d’entrée dans le pays aux humanitaires alors que des tonnes de matériel, de nourriture et de médicaments étaient chargées à bord des avions et en dépit de l’acceptation du gouvernement birman d’accepter cette aide. Les visas étaient toujours distribués au compte-goutte … et selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies la junte birmane a saisi, hier, deux autres cargaisons d’aide des Nations unies arrivées par avion et destinées aux sinistrés du cyclone Nargis, suite à deux autres cargaisons saisies vendredi.

Les membres des Nations Unies charge un avion pour l’aide humanitaire en Italie à l’aéroport de Brindisi, devant se rendre en Birmanie.

Photo: Pier Paolo Cito/Associated Press

Photo Reuters
Les survivants du Cyclone Nargis, dans le delta de l’Irrawaddy, sont aujourd’hui à la recherche
d’alimentation, d’eau et de médicaments mais l’aide humanitaire soutient que des milliers d’entre eux risquent de mourrir si les secours ne réussissent pas à entrer au plus vite dans le pays.
Une famille sans abri a réussi à obtenir un peu de nourriture dans la commune de Konegyangone à la périphérie de Rangoon.
Photo: Khin Maung Win/Agence France-Presse — Getty Images
Mais la plupart des habitants du delta de l’Irrawaddy n’ont plus rien…
Photo: Khin Maung Win/Agence France-Presse — Getty Images
Dans la ville de Labutta, au sein du delta, 80 % des maisons ont été détruites et les autorités ne peuvent fournir qu’une tasse de riz par famille par jour, selon un responsable humanitaire de la Commission européenne (Reuters).
UNICEF: Safe-water supplies arrive in Myanmar
Les agences humanitaires installées en Birmanie prévoient une deuxième vague de décès probable causée par des épidémies et une famine, si l’aide n’est pas distribuée.
Des familles affectées par le cyclone sur l’île de Haing Gyi attendent de l’aide et sont sans abri.

Photo: Agence France-Presse — Getty Images

Les groupes d’aide humanitaire installés sur place et le peu de journalistes sur le terrain n’ont pas l’accès libre à certains des secteurs qui aurait apparamment été les plus touchés, particulièrement près de la Mer Andaman. Des habitants parlent de villages qui aurait carrément été effacés de la carte.

Des résidents reconstruisant une maison près de Bogalay, vendredi.
Photo AFP

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