Pas d’échec possible face à la crise alimentaire


Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a fortement insisté sur le fait que le monde ne « pouvait pas se permettre d’échouer » face à la crise alimentaire qui exigera un effort financier de 15 à 20 milliards de dollars par an.

La FAO a annoncé, ce matin, le lancement d’une initiative d’urgence d’une valeur de 17 millions de dollars pour contrer la flambée des prix des denrées alimentaires, qui risque non seulement d’aggraver la situation de 862 millions d’affamés dans le monde, mais aussi de plonger dans la pauvreté extrême et la faim des millions d’autres personnes.

Cette initiative cible les paysans dans les pays les plus pauvres du monde puisque ces fonds serviront à couvrir les besoins immédiats des petits agriculteurs : il s’agit de semences, d’engrais, d’outils agricoles etc. pour assurer le succès des campagnes agricoles en 2009 et stimuler ainsi la production agricole.

L’objectif principal consiste à faire en sorte que les paysans pauvres puissent profiter de la hausse des prix. De plus, l’accroissement de la production agricole devrait améliorer les quantités de denrées disponibles localement, ce qui devrait entraîner une régression des prix sur les marchés locaux.

Photo: FAO/J. Cendon

Quatre étapes devraient être franchies grâce à cette initiative :

1) fourniture de semences, d’engrais et d’outils mais aussi de conseils ; le but : cela jeter les bases d’une production durable pour l’avenir.

2) améliorer les infrastructures et surtout les systèmes d’irrigation, les routes rurales et les marchés.

3) dispenser un savoir-faire pour donner à la production des petits exploitants une valeur ajoutée ; ce qui veut dire, cultiver des variétés de meilleure qualité et à plus haut rendement.

4) réduire les pertes (parfois 1/5 de la récolte) en améliorant les techniques de manutention, d’usinage et de stockage, en protégeant les cultures et les animaux d’élevage des ravageurs et des maladies, et en prenant des mesures pour limiter l’impact des catastrophes naturelles.

Photo: FAO/F. Mattioli

En un mot, il s’agit d’apprendre l’auto-suffisance aux pays les plus pauvres, ce qui est particulièrement important dans les pays à faible revenu qui dépendent fortement des importations pour couvrir leurs besoins en denrées alimentaires.

Un exemple : cette vidéo sur le Niger du 3 juin 2008

Pari sur le riz!

‘Pari sur le riz’ traite des défis que pose le développement de la filière riz au Niger et des organisations paysannes qui s’organisent pour les relever. Ce pays sahélien est surtout connu pour ses situations de crise, pourtant soutenir la filière riz est un enjeu stratégique en termes alimentaires et économiques. En effet, la consommation de riz ne cesse d’augmenter au Niger.

Plus d’infos sur le site de l’ONG SOS Faim

Sources : AFP, FAO

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