Séisme 5.4 sur le Grand Los Angeles (29/07/08)


Un séisme de 5.4 a secoué hier, 29 juillet 2008, l’aire du Grand Los Angeles à 11:42:15 AM (PDT) soit 18:42:15 (UTC). La localisation exacte est 33.955°de latitude Nord, 117.765° de longitude Ouest.

Source : USGS/Google Earth

Le séisme était localisé à une profondeur de 14 km et situé à 4 km OSO de Chino Hills, CA, 7 km SE de Diamond Bar, CA, 8 km NNE de Yorba Linda, CA, 12 km Sud de Pomona, CA, 46 km ESE de Los Angeles Civic Center, CA.

Intensité du séisme

Cette carte permet de connaître les dommages potentiel et classe l’intensité sur une échelle de I à X+.

Source : USGS

Dommages dans un magasin de « downtown Los Angeles ». Ce séisme modéré, selon USGS, bien que fortement ressenti par la population, n’a causé que très peu de destruction et aucun blessés graves.

Photo REUTERS/Lucy Nicholson (UNITED STATES)

Le séisme n’a pas provoqué a priori de dégâts majeurs, même si certains bâtiments anciens en brique rouge, particulièrement vulnérables aux secousses, ont perdu des corniches. Ni les pompiers de Los Angeles, ni la police de Chino Hills n’ont fait état de victimes ou de dégâts dans l’immédiat.

Activité sismique analysée par ordinateur au California Institute of Technology à Pasadena, Californie

Photo REUTERS/Phil McCarten (UNITED STATES)

Le tremblement de terre, qui a duré une vingtaine de secondes, a été ressenti jusqu’à Las Vegas, dans l’Etat voisin du Nevada, à 400 km de Los Angeles.

Bien entendu, ce séisme remet sur le devant de la scène les risques sismiques encourrus en Californie. L’Etat de Californie a, en effet, « plus de 99% de risques » d’être touché dans les 30 prochaines années par un séisme de magnitude supérieure à 6,7, susceptible de provoquer des dégâts majeurs, selon l’Institut de géophysique américain (USGS). Dans une nouvelle étude combinant des données rassemblées par des sismologues, des géologues et des spécialistes de la géodésie, l’USGS a déterminé les probabilités de voir des tremblements de terre frapper l’Etat américain le plus peuplé, strié de failles parmi les plus actives au monde.

Carte des failles et régions touchées dans le Sud de la Californie

Source : Southern California Earthquake Data Center (SCEDC)

Cette carte montre des failles dans le Sud de la Californie mais n’est pas exhaustive. Cette série de failles a été choisie car elle montre celles qui ont eu une activité récente, mais la carte est constamment remise à jour, permettant de dessiner les nouvelles failles et de rajouter des données plus précises. Elle ne sert donc pas dans le cadre de la gestion des risques.

La légende de la carte est la suivante : en orange apparaît la zone de la côte Sud et de la Vallée centrale ; en vert, la Sierra Nevada et le Bassin ; en jaune, la région de Mojave ; en rouge, celle de l’extrême Sud de la Californie et en violet la région de Los Angeles.

Selon l’USGS, la probabilité de voir un tremblement de terre de magnitude supérieure à 7,5 dans les 30 prochaines années a été établie à 46%, et « un tel séisme est davantage susceptible de se produire dans la partie sud de l’Etat », où se trouve Los Angeles et son agglomération (plus de 16 millions d’habitants). « La probabilité de voir un tremblement de terre de magnitude 6,7 ou plus frapper la région de Los Angeles dans les 30 ans est de 67%, et dans la région de la Baie (de San Francisco) de 63% », a précisé l’USGS.

L’USGS rappelle que « De tels tremblements de terre peuvent être meurtriers, comme l’a prouvé le séisme de 1989 de Loma Prieta (près de San Francisco), de magnitude 6,9 ou celui de 1994 à Northridge (proche de Los Angeles), de magnitude 6,7 » et qui avait fait 60 morts. Le tremblement de terre de 1989 avait provoqué l’effondrement d’une partie du tablier supérieur du pont reliant San Francisco à Oakland (est) et tué 63 personnes.

La principale faille traversant la Californie du Nord au Sud est la célèbre faille de San Andreas qui en certains endroits, comme dans le comté de Riverside à 150 km à l’est de Los Angeles et qui pourrait éventuellement être responsable de ce que l’on appelle le « Big One », n’a pas bougé depuis 300 ans alors que ses ruptures s’effectuent en moyenne tous les 150 ans. La probabilité d’un séisme majeur d’ici 2038 dans cette région est de 59%, selon l’USGS.

Depuis plus d’un siècle les sismologues essaient de mettre au point des méthodes permettant de prévoir les séismes. Ils cherchent plus précisément à prévoir : le lieu où une catastrophe peut se produire et l’instant où elle se produira. Dans ce domaine il faut rester très prudent. Si le lieu où ces séismes peuvent se produire est approximativement prévisible, sachant que les séismes destructeurs sont presque tous causés par la rupture des roches près d’une faille géologique sous l’effet des forces qui font dériver les continents et construisent les chaînes de montagnes, il n’en va pas de même pour la question quand ? En effet, il n’est seulement possible de cibler, dans les régions géologiquement très actives, des points particulièrement chauds et d’annoncer qu’il y a un fort risque de séisme dans une zone déterminée à l’échelle des quelques décennies à venir. De telles prévisions sont faites pour des mégapoles comme Tokyo, Los Angeles, Istanbul …

Dr. Thomas Heaton, professor en sismologie à Caltech (California Institute of Technology), a parlé lors d’une conférence de presse à Pasadena après le séisme d’hier.

Source : REUTERS/Phil McCarten (UNITED STATES)

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