Négociations sur le changement climatique à Accra (Ghana)


La prochaine réunion de négociations des Nations Unies sur le changement climatique aura lieu à Accra au Ghana, du 21 au 27 août. Les pourparlers devront faire avancer les futures décisions de réduction des émissions de gaz à effet de serre conformément au protocole de Kyoto afin que le processus puisse aboutir à Copenhague à la fin de l’année 2009. Il s’agit de la 3e réunion de haut niveau de l’UNFCCC (CNUCC en français) à ce sujet depuis le début de l’année.

La rencontre inaugurale du Groupe de travail sur l’action de coopération à long terme a eu lieu lors des pourparlers de Bangkok en avril dernier et un programme de travail pour 2008 a été mis en place à cette occasion. La rencontre de Bangkok a été suivie d’une seconde réunion à Bonn en juin.

A Accra, le groupe continuera à travailler sur les éléments principaux pouvant permettre la mise en oeuvre complète et efficace d’une action coopérative à long terme, jusqu’à et au-delà de 2012 sur les points suivants :

– une vision partagée pour une action coopérative à long terme

– une augmentation de l’action pour la réduction du changement climatique

– une meilleure adaptation de l’action

– une action plus axée sur le développement du transfert des technologies

– une augmentation des ressources financières et de l’investissement mis à disposition.

Par ailleurs, la réunion se déroulant en Afrique, le groupe de travail se concentrera sur la mise en oeuvre d’une politique positive portant sur les questions de réduction de la déforestation dans les pays en développement et sur le rôle de la conservation et de la gestion durable des forêts. Les méthodes d’assistance technique et financière aux pays en développement, à la fois pour la réduction de leurs émissions et l’adaptation aux conséquences du changement climatique, seront étudiées.

Enfin, le groupe de travail continuera son travail d’analyse des moyens disponibles pour atteindre les objectifs de réduction d’émission de GES et sur la façon d’augmenter l’efficacité et la contribution au développement durable (l’utilisation du sol et ses changements, la sylviculture, les possibilités accrues des réductions des gaz à effet de serre, …). Ces négociations de base doivent être conclues à Accra, pour pouvoir avancer de manière positive lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Poznan du 1er au 12 décembre.

Tâche difficile car il est clair que depuis Bali, en décembre dernier, les négociations sont devenues parfois très tendues et qu’il existe un désaccord permanent entre pays riches et pays en développement. La Chine et l’Inde ont demandé aux pays occidentaux de montrer l’exemple en matière de réduction d’émissions de CO2, tandis que les Etats-Unis et le Japon disent que ces deux géants de l’industrialisation montante doivent aussi être d’accord avec les engagements de réduction. L’Union Européenne s’est, pour sa part, engagée à réduire ses émissions de CO2 de 20% avant 2020, par rapport aux niveaux de 1990.

L’IPCC a averti que des diminutions encore plus importantes pourraient  être nécessaires au niveau mondial pour éviter des impacts potentiellement catastrophiques dus au réchauffement climatique notamment en matière de désertification et d’élévation du niveau des océans.

Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques

© AFP/Archives – Bertrand Langlois

Selon Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques, « La réunion d’Accra est très importante pour déterminer de quels instruments les pays riches disposeront pour tenir leurs engagements: les résultats d’Accra permettront de décider à Poznan de l’ampleur des réductions d’émissions dans les pays développés. » A seize mois de l’échéance de Copenhague, les négociations doivent passer à la vitesse supérieure: « En 2009, il faudra accélérer le rythme », prévient Yvo de Boer, qui prévoit « au moins quatre sessions supplémentaires » l’an prochain. » (AFP)

A lire :

Sur la conférence de Bangkok 1 et 2

Sur la conférence de Bali (les autres posts peuvent être retrouvés tapant « Bali » dans la case « Recherche »)

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3 réflexions sur “Négociations sur le changement climatique à Accra (Ghana)

  1. De nouveau le boycotteur, je viens de rédiger un article sur la conférence d’Accra pour agoravox, je renvoie vers votre site par le biais d’un lien, il devrait être en ligne demain, je vous tiens informée.
    cordialement
    hans

    J'aime

  2. Ping: JeBoycotte
  3. Pour éviter ça:
    La dépêche 16 juillet 2008 15h24
    (http://www.ladepeche.fr/article/2008/07/16/464270-Crise-tous-touches.html) Mon commentaire sous le pseudo Cielnature: « Une crise économique sans précédent nous attend dans les mois à venir. Le gouvernement et la commission européenne sont au courant mais pour le moment préfèrent ignorer ou taire. Vous avez sans doute constaté que la météo mondiale actuelle semble devenue imprévisible et catastrophique. Pour le moment on nous laisse croire à une mauvaise saison ou à un dérèglement climatique futur. En fait le mal est là, et quand les professionnels du tourisme ruinés par le manque de soleil et le trop de fraîcheur, les agriculteurs désolés devant leurs récoltes dévastées ou leurs champs devenus stériles, les particuliers ou artisans ou industriels effondrés devant leurs biens saccagés et la perte d’êtres chers par des orages extrêmement violents, quand tout le monde brusquement comprendra que ces nuages toujours présents sont dus à la saturation du ciel par le trafic aérien devenu trop important, plus aucune assurance n’acceptera de rembourser les sinistres, les gens ne supporteront plus la hausse des denrées alimentaires, les professionnels se révolteront et en plus d’une crise économique on risque très prochainement des guerres civiles. » Cielnature (http://www.eauseccours.com/article-21327805.html)

    J’espère ardemment que ma question confiée à notre ministre de l’agriculture Michel Barnier, le 3 juillet 2008 à Bruxelles, lors de la conférence « nourrir le monde » aura été entendue dans toute son importance et finira par être examinée lors d’une réunion internationale de grande envergure telle celle commentée dans votre article.
    Question: Peut-on envisager de créer rapidement une nouvelle branche de la climatologie, l’AVIOCLIMATOLOGIE, pour accepter de prendre conscience que l’humidité générée par le trafic aérien mondial est devenue si importante en des lieux du globe de plus en plus nombreux, mers comme terres, qu’elle entrave désormais suffisamment la circulation naturelle de l’eau atmosphérique et de la lumière pour provoquer des orages en ligne dévastateurs, des inondations, des brouillards aussi bien que des sécheresses, incendies, fonte des glaces et par voies de conséquences entraîne l’épuisement des insectes, des plantes et l’affaiblissement du rendement des cultures ? (http://www.eauseccours.com/article-21036176.html)

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