Session spéciale de haut niveau sur l’Afrique à l’ONU


L’Assemblée générale des Nations Unies s’est réunie lundi 22 septembre 2008, en présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, dont le Président de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy, pour une session spéciale consacrée aux besoins spécifiques de l’Afrique en matière de développement au cours de laquelle a été lancé un nouvel appel aux pays riches à se rapprocher de leur engagement de contribuer à hauteur de 0,7% de leur PIB au développement.

UN Photo/Marco Castro

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déploré que selon les tendances actuelles, il semblerait qu’aucun pays africain ne parviendrait à tous les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d’ici à 2015.

Rappelons que ces objectifs, au nombre de 8, ont pour but, entre autres, de réduire l’extrême pauvreté et la faim. Or, il faudra 72 milliards de dollars par an de financement externe pour les réaliser d’ici 2015. M. Ban Ki-Moon a souligné que cette somme paraissait élevée, mais qu’elle n’était pas hors de portée si l’on considère que l’année dernière les pays de l’OCDE ont dépensé 267 milliards de dollars, juste pour leurs subventions agricoles.

A young girl in Zimbabwe

© Annie Mpalume/IRIN

« L’intégration de l’Afrique à l’économie mondiale doit aussi être garantie » a déclaré M. Ban Ki-Moon, soulignant que le transfert des technologies était nécessaires à la sécurité alimentaire et à l’adaptation aux « conséquences dévastatrices du changement climatique ». Le principe de responsabilité partagée mais différenciée face au développement durable met les pays développés face « à une obligation morale et juridique de respecter leurs engagements ».

Pour sa part, la vice-présidente des Nations-Unies a déclaré que l’action en faveur du développement de l’Afrique ne constitue pas seulement une obligation morale ; elle conditionne la sécurité internationale.

M. Sarkozy a répété que l’UE tiendrait ses promesses d’aide. Il a mis en garde contre les risques de réendettement de l’Afrique par de nouveaux bailleurs comme la Chine. « Les Européens veulent s’engager aux côtés de l’Afrique », a-t-il assuré. « Ensemble, évitons la répétition des erreurs du passé (…), ne préparons pas une nouvelle crise de la dette africaine pour 2030 », a déclaré M. Sarkozy (source : AFP).

Rappelons en effet que Pékin a multiplié les financements à hauteur de plusieurs milliards de dollars de projets de construction d’infrastructures dans des pays africains, en échange d’un accès à leurs matières premières ou ressources minières.

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