Avantage à Barack Obama une semaine avant le vote, mais…


Selon le sondage quotidien Washington Post/ABC News, le démocrate Barack Obama était crédité de sept points d’avance sur son adversaire républicain John McCain (52% contre 45%). Selon le site indépendant spécialisé RealClearPolitics (RCP), qui établit une moyenne de tous les sondages, il comptait une avance d’un peu plus de six points (50,3% contre 44,1%).

Même si plusieurs Etats, remportés par George W. Bush en 2004, semblent à « portée de main » de Barack Obama, l’élection d’un président aux Etats-Unis reste toujours imprévisible jusqu’au dernier moment en raison de différents facteurs.

Barack Obama salue des partisans lors d’un meeting à Chester, en Pennsylvanie, le 28 octobre, AFP – Emmanuel Dunand

1) Les Américains sont-ils conscients que leur pays est de plus en plus métissé et qu’une ère nouvelle ne peut voir le jour que dans une Amérique qui a dépassé les tensions entre Noirs et Blancs ? C’est tout le symbole que représente Barack Obama. Pas sûr que la majorité des Américains soient prêts pour le « Nouveau Rêve Américain » et l’Obamania qui caractérise l’Europe et même le Monde n’est pas forcément aussi intense outre-atlantique !!! mais les Afro-Américains, qui soutiennent traditionnellement le candidat démocrate à la présidentielle, sont quasiment à 100 % pour Barack Obama.

2) Une grande incertitude reste celle des fameux « swing states » ou « états-balançoires » (Etats dans lesquels aucun des candidats n’est certain d’arriver en tête et donc de remporter tous les sièges). Certains de ces Etats rassemblent un grand nombre de « latinos », immigrés de première, seconde et troisième générations qui semblent pencher pour Obama, toujours selon les sondages (cf. dossier France2).

Moyenne des sondages nationaux du 3 juin à ce jour


En effet, aux Etats-Unis le président américain n’est pas élu au suffrage universel direct, c’est-à-dire directement par les électeurs eux-mêmes, mais par des grands électeurs. Par ailleurs, il existe des bastions démocrates et des bastions républicains, c’est à dire des Etats qui votent historiquement républicain ou démocrate. Dans ce contexte, l’élection américaine se joue, pour une grande part, dans les Etats dans lesquels le résultat est incertain, les « swing states » qui peuvent parfois surprendre et ce phénomène explique la course à laquelle se livrent les candidats lors des dernières semaines de campagne.

C’est pour cette raison que Barack Obama, qui avait perdu l’Etat de Pennsylvanie au profit de sa rivale Hillary Clinton durant les primaires, se trouvait aujourd’hui à Chester, dans la banlieue de Philadelphie, avant de se rendre en Virginie, Etat longtemps considéré comme un bastion républicain, n’ayant pas voté pour un démocrate à la présidentielle depuis 1964, et qui semble, selon les sondages, à la portée de Barack Obama. La Pennsylvanie compte 21 grands électeurs, la Virginie 13 et 270 grands électeurs sur les 538 du Collège électoral sont nécessaires pour être élu.

John McCain et sa co-listière Sarah Palin à Hershey, en Pennsylvanie, le 28 octobre 2008, AFP – Robyn Beck

Après la Pennsylvanie, John McCain devait faire campagne en Caroline du Nord, autre Etat remporté par G.W. Bush en 2004, mais qui pourrait basculer dans le camp démocrate.

A J-7, les jeux ne sont pas encore faits…

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