Création d’un groupe d’experts sur la biodiversité


Lors de la rencontre internationale qui s’est achevée mercredi 12 novembre à Putrajaya, en Malaisie, la création d’un groupe d’experts sur la biodiversité et les écosystèmes a eu lieu : il s’agit de l’Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES).

Il s’agit d’un processus scientifique et social destiné à renforcer les relations entre scientifiques de la biodiversité et des services d’écosystème et les acteurs impliqués dans des processus de decisions. L’IPBES est conçu pour favoriser des échanges entre ces communautés et livrer des informations appropriées à la prise de décisions.

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Basé sur l’Évaluation de l’Écosystème du Millénaire, l’initiative de suivi ainsi que les résultats du Processus Consultatif vers un Mécanisme International d’Expertise Scientifique sur la Biodiversité (IMOSEB) la consultation a permis un consensus général parmi les gouvernements et d’autres parties prenantes sur la necessité d’établir l’IPBES qui devrait aussi inclure des parties prenantes non gouvernementales.

Il s’agirait d’un groupe conçu dans le même esprit que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui, rappelons-le, a reçu le prix Nobel de la paix en 2007, près de vingt ans après sa création.

Une grande majorité des 96 pays présents se sont montrés favorables à l’émergence de ce groupe qui pourrait, tout comme le Giec, imposer des mesures. Par contre, le Brésil et la Chine ont été plutôt réticents. Quant aux Etats-Unis, ils ont émis des réserve mais les pays attendent beaucoup de la future administration Obama dans ce domaine.

Il s’agit d’une mission importante comme l’a souligné Jacques Weber, Directeur de l’Institut français de la biodiversité (IFB) : « La diversité de la vie sur terre décroît à un rythme sans précédent et la perte de la biodiversité affecte le développement des sociétés humaines ». Pour tous les spécialistes, comme l’a expliqué Valérie Pécresse (ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), seule une structure similaire à celle du GIEC peut aujourd’hui inverser la tendance, soulignant que « Les connaissances globales sur la biodiversité sont encore séparées entre les différentes communautés scientifiques, ce qui les rend peu compréhensibles et peu écoutés par les décideurs ».

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