Dernière négociation avant Copenhague : Barcelone 2-6 Novembre 2009


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La réunion de Barcelone, du 2 au 6 Novembre 2009, sera la dernière occasion permettant d’accéder à un texte d’accord international pour la lutte contre le réchauffement climatique, au-delà de 2012, année d’expiration du Protocole de Kyoto , lors de la conférence de Copenhague en décembre prochain (COP15). Elle réunira plus de 4 000 représentants de 180 pays et d’observateurs internationaux. Les négociations sont organisées autour des 2 groupes de travail,  l’AWG LCA qui traite les actions à entreprendre par tous les pays de la planète et l’AWG KP qui elle, traite les actions futures des pays industrialisés ayant des obligations de réduction suite à leur ratification du Protocole de Kyoto.

Les deux années de négociations, faisant suite à la conférence de Bali, se sont révélées extrêmement courtes et ont accentué la fracture entre les pays pauvres et les pays riches sur le thème de la réduction des gaz à effet de serre et le partage des responsabilités. En effet, selon le Secrétaire de la Convention Cadre des Nations Unies pour le changement climatique (CCNUCC/UNFCCC), Yvo de Boer, « il est impossible de finaliser tous les détails d’un traité à Copenhague« , déclaration effectuée le 20 octobre 2009.

Un accord fondamental doit aboutir à Copenhague sur 2 grands ensembles de points importants :

1) les pays développés doivent s’engager à des réductions importantes de leurs émissions de CO2 au cours des 40 prochaines années, alors que les grandes économies émergentes – en particulier la Chine et l’Inde – doivent s’engager à réduire fortement les émissions résultant de leur croissance.

Les scientifiques ont insisté sur le fait que les émissions mondiales de CO2 ne doivent plus augmenter à compter de 2015 et doivent être divisées par deux avant 2050. Cependant, le problème majeur est le suivant : les pays industrialisés attendent de savoir ce que vont décider les pays émergents (et vis-versa), avant d’annoncer des chiffres précis sur leurs réductions d’émissions.

2) les principaux points de désaccord portent sur des questions de financement. Or, suite à la division des 27 pays européens au Sommet de Bruxelles, à la fin de la semaine dernière et en attendant une dernière opportunité d’accord lors de la réunion du G20 en Ecosse, les 6 et 7 Novembre prochains, aucun accord chiffré n’est connu au sein de l’Union. L’Union européenne est donc, pour le moment divisée en deux camps :

– les pays les plus pollueurs mais aussi les plus pauvres de l’Europe comme la Pologne et les pays de l’Europe centrale qui souhaitent un allègement en raison de la faiblesse de leurs économies ;

– les pays partisans d’une décision plus stricte et sans concession comme les Pays-Bas et l’Allemagne, entre autres.

L’UNFCCC (CCNUCC) a estimé le coût du changement climatique pour les nations pauvres et les pays émergents à plusieurs centaines de milliards de dollars par an au cours de la prochaine décennie et a appelé au versement rapide d’un acompte d’au moins 10 milliards à Copenhague. De son côté, l’Union européenne estime que les pays en développement auront besoin de 100 milliards d’euros par an entre 2013 et 2020 et 5 à 7 milliards par an avant 2013.

Sites internet incontournables pour suivre le Sommet de Copenhague :

– Site des Nations Unies sur le Sommet de Copenhague : en français, en anglais (plus actualisé)

– Site de l’UNFCCC (en anglais)

Site de la France sur la Conférence de Copenhague

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