5 ans après le tsunami de 2004…


Le 26 décembre 2004 à 00 h 58 min 53 s UTC (7 h 58 min 53 s heure locale à Jakarta et Bangkok) a eu lieu, au large de l’île indonésienne de Sumatra-Andaman, un séisme d’une magnitude de 9.0 sur l’échelle de Richter.

Localisation USGS 26 décembre 2004

Ce séisme a généré un tsunami de grande ampleur dans l’Océan indien, touchant des millions de personnes parmi la population côtière.  Force est de constater qu’à Aceh en Indonésie, dans les stations balnéaires de Thaïlande et sur les îles environnantes, la prévention à fait gravement défaut.  En l’absence de préparation à ce genre de désastre, la population a dû faire face à une situation terrifiante, essayant par tous les moyens d’échapper au déferlement de la vague générée par le tsunami qui a tout emporté sur son passage, sur les côtes, les ports et les villes du littoral.

Le séisme à l’origine de ce tsunami aurait dû se révéler comme un avertissement pour tous ceux qui l’ont ressenti mais peu de personnes y ont porté attention.  Sur le littoral indien et sri lankais, les villes et les villages ont continué à vaquer à leurs occupations, sans se préoccuper de la vague qui allait les frapper quelques heures plus tard…

En l’espace de quelques minutes, des dizaines de milliers de personnes sont mortes et des communautés entières ont disparu sous l’eau, la boue et les débris : 226 000 morts et des pertes économiques chiffrées à 10 milliards de dollars.

Cliquer sur l’image pour accéder à la page web

Visiter la page web de la Croix Rouge Internationale sur la gestion de la catastrophe naturelle

Cinq ans plus tard, l’International Strategy for Disaster Reduction (ONU) constate que « les pays et les communautés affectés se sont en grande partie remis de cette catastrophe et les systèmes d’alerte sont maintenant en place, non seulement pour les tsunamis, qui sont relativement rares, mais également pour les cyclones tropicaux, les tempêtes et les inondations« . Une réelle prise de conscience des risques a été effectuée, en partie grâce à un accord international sur la façon de réduire les pertes humaines en cas de catastrophe naturelle mis en place à la Conférence Mondiale de Réduction des risques qui a eu lieu à Kobe, au Japon, en janvier 2005, immédiatement après le tsunami.

D’autres régions soumises aux risques de tsunamis ont également tiré des leçons de l’expérience indonésienne. En conséquence, la Commission Océanographique Intergouvernementale coordonne maintenant le travail sur de nouveaux systèmes d’alerte pour les Caraïbes et l’Atlantique Nord-Est, ainsi que pour la Méditerranée. Dans les pays et îles de l’Océan pacifique, des méthodes préventives sont également en préparation, en ce qui concerne la prévention, l’information et les réponses en termes de secours.

Régions du monde couvertes par les 4 systèmes de prévention contre les tsunamis

Source : Preventionweb

Points principaux pour la prévention des risques :

la réduction des risques causés par les catastrophes naturelles est devenue une politique prioritaire : presque tous les pays côtiers participent activement au Groupe de Coordination Intergouvernemental chargé du système d’alerte au tsunami. Par exemple, en Indonésie, une plate-forme nationale pour la réduction des risques a été créée et aux Maldives, un plan national est en place ;

Evaluation des risques et systèmes d’alertes : les impacts des tsunamis, dépendant beaucoup de la forme du littoral. C’est pourquoi, des études détaillées sur le littoraux ont été lancées par certains pays, afin d’évaluer les risques dans dans différents secteurs. Ainsi, le nouveau système d’alerte au tsunami dans l’océan Indien est maintenant en place ; il regroupe 3 centres de veille opérationnels pour les tsunamis régionaux (Inde, Indonésie et Australie). Ces  centres fournissent, par ailleurs, des services aux pays voisins en Asie et en Afrique ;

Education et éveil de la conscience publique : L’Indonésie a déjà adapté ses programmes scolaires tandis que d’autres pays commencent à traduire le matériel didactique dans les langues locales. Des organisations médiatiques ont été impliquées. Par exemple l’Asian Broadcasting Union a collaboré avec les Nations unies à la direction d’ateliers sur la prévention des risques pour des journalistes.

Adaptation des normes de construction : Le secteur du bâtiment est celui qui a connu le moins de progrès. En effet, dans ce domaine, une planification à long terme est nécessaire et le coût des constructions adaptées aux risques est élevé. La relocalisation sur des terrains plus élevés a rarement été prise en compte et de nombreux complexes touristiques ont été rebâtis au même endroit, sur la ligne de côte.

Cependant, un point positif existe : des mangroves ont été replantées dans plusieurs secteurs côtiers ; elles protègent les habitations des populations contre la mer (A lire ou relire le post Planète Vivante : « Rôle des mangroves en cas de houle cyclonique ou de tsunami).

Source générale : International Strategy for Disaster Reduction (ONU)

Par ailleurs, grâce aux efforts et aux programmes de grande envergure de la Croix Rouge internationale, de nombreuses communautés peuvent revivre…

L’opération tsunami aux Maldives

Source : IFRC

Cliquer sur l’image pour aller directement sur la page web

La communauté de Dhuvaafaru sur Google Earth :

Cliquer sur l’image pour aller sur Google Earth

2 réflexions sur “5 ans après le tsunami de 2004…

  1. I was very pleased to find this web-site. I want to thanks for your time and efforts for this wonderful read!! I definitely enjoying every little bit of it and I have you bookmarked to check out new stuff you post.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s