Bilan des catastrophes naturelles en 2009


Dans le cadre d’une série d’articles sur le thème « Prévenir le risque naturel », le quotidien Le Monde » a publié le 24 décembre 2009, un article sur les catastrophes naturelles de 2009 : « Février : des incendies font plus de 200 morts dans l’Etat australien de Victoria. Avril : plus de 300 personnes périssent dans le séisme de l’Aquila, en Italie. Septembre : au moins 700 personnes sont tuées par un tremblement de terre sur l’île de Sumatra, en Indonésie. Octobre : le typhon Parma fauche près de 300 personnes aux Philippines… »

Photo AP/Bullit Marquez Vendredi 9 octobre, au moins 181 personnes ont été tuées dans une série de glissements de terrain provoqués par des pluies diluviennes dans le nord des Philippines, portant à plus de 540 le nombre de morts dans les intempéries qui ont frappé l’archipel depuis deux semaines.

Des chiffres issus du Centre de recherche en épidémiologie des sinistre (CRED) travaillant pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé) :

Durant les 11 premiers mois de 2009 : 245 sinistres ont touché 58 millions de personnes et fait 8 900 morts.

L’article souligne qu’il s’agit d’un bilan en forte baisse par rapport aux dernières années puisque « depuis le début de la décennie, ils se situaient dans des fourchettes beaucoup plus hautes, avec par exemple, en 2008, un total de 349 cataclysmes, 216 millions de personnes affectées et 235 000 morts » (Le Monde) Ce chiffre important en 2008 est dû, notamment au séisme du Sichuan, en Chine (près de 90 000 victimes), et au passage du cyclone Nargis en Birmanie (plus de 20 000 morts et un million de sinistrés). En 2004, le tsunami avait fait plus de 220 000 morts.

Selon ce premier bilan de l’année 2009, il est important de souligner également qu’il existe une interaction de plus en plus marquée entre les risques naturels climatiques et le changement climatique et que cette corrélation continuera à augmenter dans les années à venir. L’exemple des sécheresses non seulement en nombre mais également dans leur extension spatiale est significatif des prévisions du GIEC. A ce sujet, l’OMM (Organisation Mondiale de Météorologie) souligne que « cinquante-quatre experts provenant de toutes les régions du monde ont adopté un indice de sécheresse météorologique universel destiné à faciliter la surveillance des sécheresses et la gestion des risques liés au climat« . En effet, les sécheresses qui sont caractérisées par un important déficit de précipitations dans des régions données, ont un impact grave sur l’agriculture et les ressources en eau. En conséquence, les chercheurs réunis à l’Atelier interrégional sur les indices et les systèmes d’alerte précoce applicables à la sécheresse (Université du Nebraska-Lincoln du 8 au 11 décembre 2009) ont adopté « un indice de précipitations normalisé (SPI) auquel les Services météorologiques et hydrologiques nationaux du monde entier devraient se référer pour décrire les sécheresses météorologiques et selon lequel une période de sécheresse débute lorsque cet indice commence à être systématiquement négatif et s’achève lorsqu’il devient positif » (Source OMM).

Cet indice devrait contribuer à établir une prévention en terme de sécheresse dans les pays à haut risque, notamment en mettant en place des études afin d’anticiper ce type de phénomènes climatiques extrêmes moins spectaculaires dans l’immédiat mais catastrophiques à long terme, comme en Australie par exemple.

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