La coordination des affaires humanitaires dans le cas du séisme d’Haïti : l’OCHA


L’OCHA (Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires) est en quelque sorte le bras droit du Secrétariat de l’ONU et il est chargé de réunir les acteurs humanitaires pour assurer une réponse cohérente aux situations d’urgence. La mission de cette agence est demobiliser et de coordonner eficacement l’action humanitaire en partenariat avec les acteurs nationaux et internationaux afin d’alléger les souffrances humaines lors de catastrophes et de situations d’urgence, mais aussi soutenir les droits des personnes dans le besoin, promouvoir la préparation et la prévention, et faciliter des solutions durables.

Diaporama

L’OCHA a été créée en 1991, par l’Assemblée générale des Nations Unies par l’adoption d’une résolution (46/182) qui peut être consultée en français ICI. Les 3 principes de l’OCHA sont les suivant :

– La responsabilité de personnes touchées par une urgence se trouve – d’abord et avant tout – avec leurs Etats respectifs ;

– Les États qui en ont besoin devraient faciliter le travail des organisations ayant répondu ;

– L’aide humanitaire doit être liée à des principes humanitaires d’humanité, de neutralité et d’impartialité.

Un quatrième principe sur le principe de l’indépendance a été ajouté plus tard.

Michaelle Fleamvil carries supplies distributed by the American Red Cross at Croix des Prèt. She is helped by Red Cross worker Matt Marek. Photo: Talia Frenkel/American Red Cross

Il est important de souligner qu’en termes de coordination de l’aide humanitaire, l’OCHA s’implique dans plusieurs types d’actions en rassemblant différents acteurs, en fournissant différents types de soutien, grâce à de nombreux outils et mécanismes. Par exemple, il est évident que l’aide humanitaire est plus efficace lorsque les acteurs impliqués sont en mesure de définir des priorités communes, de partager des objectifs, de se mettre d’accord sur la tactique à adopter et de suivre conjointement les progrès accomplis.

Distribution de nourriture par le PAM

Copyright: Bruno Stevens/Cosmos for WFP

Par ailleurs, il est primordial d’analyser en continu différents types de situations (politique, social, économique et militaire) afin d’adapter les besoins humanitaires, mais également, tout au long de la crise touchant un pays :

– d’identifier l’ensemble des besoins humanitaires ;

– d’élaborer un plan d’action permettant de répondre à ces besoins ;

– d’ assurer un suivi des progrès engendrant des adaptation de programmes si besoin est et d’analyser de façon permanente les impacts de ces modifications.

Les crises humanitaires engendrées par les conflits sont nombreuses et les crises liées aux catastrophes environnementales prennent de plus en plus d’ampleur.

L’évaluation des catastrophes est effectuée par l’UNDAC (Organisation des Nations Unies pour l’évaluation des catastrophes et de la coordination) qui maintient en permanence une équipe de professionnels en « stand-by », mais également par l’OCHA, le PNUD (lire post « Après-séisme : la reconstruction se prépare) et des opérations humanitaires des Nations Unies dans le cadre d’agences onusiennes comme le PAM, l’UNICEF et l’OMS (lire le dernier rapport du bureau régional de l’OMS). L’UNDAC comprend 3 équipes régionales : Afrique-Europe, Amériques et Asie-Pacifique. Notons que dans le cas de catastrophes naturelles prévisibles, comme les cyclones, des équipes de l’UNDAC peuvent être prépositionnées à l’avance.

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