Google Earth/Gouvernement britannique : impact d’une élévation de 4°C des températures sur la planète


Le gouvernement britannique a lancé jeudi un layer (une couche) téléchargeable sur Google Earth montrant les impacts que pourraient avoir le manque de contrôle des émissions de gaz à effet de serre et l’élévation de la température de 4°C. Comme l’ont déjà signalé les chercheurs mais aussi certains politiques, il est évident que des sécheresses perturberaient de façon très grave les systèmes de cultures et les récoltes, aggravant les crises alimentaires dans de nombreux pays à travers le monde et pourraient même conduire à une violence accrue au sein des populations, voire des conflits dans certaines parties du monde. Les équilibres de la biodiversité seraient touchés voire rompus,

Le layer (kml), élaboré et publié gratuitement sur Google Earth par le a été élaboré et publié par le U.K.’s Foreign Office (FCO) et le Department of Energy and Climate Change (DECC) en réponse aux attaques faites contre la recherche scientifique sur le réchauffement climatique (U.K. Foreign and Commonwealth Office).

Source : Foreign and Commonwealth Office et Google Earth

Quels sont les impacts de l’élévation de la température de 4°C ? La carte interactive du Met Office nous montre en premier lieu que si la température moyenne sur la planète augmente de 4°C, cette élévation moyenne ne sera pas répartie de façon uniforme. En effet, la copie d’écran du layer de Google Earth montre que les régions les plus touchées, en premier lieu, seront les étendues de terre et celles situées dans les hautes latitude comme l’Arctique. La température moyenne des terres sera de 5,5 ° C au-dessus des niveaux pré-industriels.

Source : Met Office

Cliquer pour agrandir la carte.

Les grandes zones impactées sont délimitées par des cercles dont les couleurs correspondent à celles des différentes icônes représentant chaque impact. Dans la légende du layer sur Google Earth, les icônes sont définies dans un sous-menu « impacts » :

Source : Foreign and Commonwealth Office et Google Earth

Les impacts sur les activités humaines ont été choisis de manière non exhaustive et l’accent est mis sur les effets importants de certains d’entre eux comme l’accès à l’eau, c’est-à-dire sa disponibilité (water availability), les variations de la productivité agricole (crops), les température extrême et la sécheresse, les risques d’incendies de forêt et d’élévation du niveau de la mer, les déséquilibres de la biodiversité marine, fonte du permafrost, c’est-à-dire de la couche du sol gelé en permanence des régions arctiques et l’augmentation de l’intensité des cyclones tropicaux.

Prenons le cas des cyclones. Avec une augmentation globale de la température de 4°C, les cyclones tropicaux deviendront plus intenses et destructeurs. Sur la carte interactive ils apparaissent dans 3 régions spécifiques : atlantique et Caraïbes, Asie du Sud (Océan indien) et Asie de l’Est (Pacifique).Dans ces mêmes régions, le risque d’élévation du niveau des océans est également important. Enfin, elles sont soumises à de fortes densités de population vivant dans les zones côtières.

Chaque icône du layer Google Earth est cliquable, une fiche s’ouvre sur Google Earth présentant un texte court sur l’impact en question, dans certains cas une vidéo, un lien vers la page (background) du Foreign and Commonwealth Office et un lien vers des explications scientifiques.

Kirsty Lewis, consultante sur le changement climatique pour le Met Office, souligne dans sa vidéo d’introduction au layer proposé sur Google Earth que ce qui illustre l’outil « ne sont pas des prédictions, mais une série d’impacts plausibles. » (source : Met Office)

Toutes les vidéos peuvent être consultées sur la chaîne Met Office de Youtube.

7 réflexions sur “Google Earth/Gouvernement britannique : impact d’une élévation de 4°C des températures sur la planète

  1. Et pourquoi cette simulation ne prévoit-elle pas un refroidissement? Car, comme depuis 2001, il y a stagnation des températures (mesures satellitaires) ce scénario est plus probable que le réchauffement cataclysmique prévu par les modèles du GIEC (pas tous).

    Il serait plus honorable de préciser que ceci n’est qu’une projection faite par l’un des modèles du GIEC qui prévoit une augmentation de 4°C des températures. Et que cette projection ne correspond pas aux évolutions du climat du fait de sa variabilité naturelle mais résulte de postulats arbitraires du GIEC, qui sont démentis par l’observation.
    Car que constatons-nous à propos des modèles du GIEC? Que leurs projections ne sont pas conformes aux observations, car:
    – elles ne prévoient pas la stagnation des températures depuis 2001 (mesures satellitaires);
    – elles ne prévoient pas le refroidissement relatif des océans
    – la signature des gaz à effet de serre CO2/CH4 (les points chauds des zones sub-tropicales), prévue comme une validation forte des modèles du GIEC, n’a jamais pu être observée par les ballons-sondes météo
    – la relation causale supposée entre le CO2 et la température est démentie par l’analyse fine des carottes de glace : durant les 500 000 dernières années, ce n’est jamais le CO2 qui a fait monter les températures, mais l’accroissement des températures qui a été suivie, avec un retard typique de 800 ans, par l’augmentation du taux de CO2. Pourquoi ce processus naturel aurait-il changé?

    Qui a raison : les modèles du GIEC ou les observations?

    Nous pouvons donc en conclure que le climat évolue essentiellement en fonction d’autres causes et que les modèles climatiques ne prennent pas ces causes en considération pour la bonne raison qu’ils ne les connaissent pas.

    Donc cette simulation a pour objet de nous faire un grand lavage de cerveau pour nous convaincre de la pertinence du dogme du RCA.

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  2. Allez donc lire la page consacrée aux températures extrêmes et la vidéo explicative !!! Je sais que beaucoup de français ne lise pas l’anglais (mille fois hélas !!!) mais les données ne proviennent pas seulement des chercheurs qui ont travaillé pour le GIEC… Le modèle utilisé par le centre britannique Met Office Hadley Centre est le HadCM3.
    Il ne s’agit pas d’un lavage de cerveau mais de données scientifiques. Le lavage de cerveau et la confusion viennent plutôt du discours des climato sceptiques !!! Soyons réalistes un tant soit peu !!!

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  3. Je suis allé voir sur le site du Met Office/Hadley Center (je sais lire l’anglais) : http://www.metoffice.gov.uk/climatechange/science/projections/

    Vous savez sans doute que le Hadley Center/CRU travaille pour le GIEC. Les modèles HadCM3 reprennent le postulat du GIEC de la relation de causalité CO2 —> températures.

    Donc, quelle que soit la puissance des super-calculateurs, à partir du moment où le socle du modèle est la relation de causalité CO2–> températures, et où les contre-réactions sont choisies comme étant positives (hypothèse arbitraire : en fait, on n’en sait rien du tout), les projections seront relativement semblables.t (même si les cellules sont plus resteintes en taille). Nihil novi sub sole est….

    Le gouvernement anglais suit les recommandations de Ban Ki Moon : il faut recrédibiliser le GIEC et décrédibiliser les climato-sceptiques.

    Et, à mon avis, nous n’avons pas encore tout vu…

    Je vais vous soumettre une analyse de Marcel Leroux, qui montre quelles sont les insuffisances des travaux du GIEC.

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  4. Je soumets à vos petites cellules grises, qui, j’en suis sûr, sont aussi vives que celle d’Hercule Poirot, quelques réflexions sur le changement climatique.

    (Source Académie des Sciences, Paris. Séminaire de Travail : Evolution du Climat, 5 mars 2007 – Marcel Leroux, Prof. Em., Université Jean Moulin, Lyon)

    1° La température globale a effectivement augmenté de 0,7°C sur la période 1906 à nos jours, après une période plus froide dans la seconde moitié du 19ème siècle.
    2° Cette augmentation est-elle globale? Les données d’observation montrent que des régions se réchauffent alors que d’autres se refroidissent.
    3° En conséquence, il est absolument inexact de dire que la planète se réchauffe : le « changement climatique » n’est pas synonyme de « réchauffement global ». Pas plus qu’il n’existe de « climat atlantique moyen », il n’existe de « climat hémisphérique moyen » et encore moins de « climat global »
    4° D’où la question que l’on est amené à se poser: une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même carrément opposés, a-t-elle une valeur climatique globale?
    5° Donc, si le CO2 explique le réchauffement, il doit aussi expliquer le refroidissement, ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant alors que des secteurs voisins, chauds et froids, peuvent simultanément obéir à des causes différentes.
    6° Est-ce qu’une relation directe est établie entre l’effet de serre (CO2) et l’évolution des températures? Or, l’effet de serre est principalement, et de très loin, (environ 95%) associé à la vapeur d’eau. Comment et dans quelle proportion le CO2 peut-il opérer par rapport à la vapeur d’eau?
    7° Si le CO2 explique le réchauffement supposé récent, il explique aussi le refroidissement supposé précédent, lorsque que, dans les années 60-70, on évoquait (notamment J. Hansen, qui a viré à 180° pour devenir l’un des plus ardents défenseurs du RCA), on évoquait unanimement la perspective d’un nouveau petit âge glaciaire. Il doit aussi expliquer l’arrêt de la hausse de la température depuis 1998, révélé par le satellite au cours de la période 1978-2009.
    8° Il faut donc apporter des réponses aux questions suivantes :
    a) Qu’est ce qui provoque l’existence de secteurs de refroidissement?
    b) Qu’est ce qui a provoqué, malgré la hausse du taux de CO2, la stagnation des températures depuis 1998 et le refroidissement des années 1950-1980?
    c) Le taux de CO2 mesuré est-il représentatif de la concentration réelle? Le niveau de base de la concentration en CO2 est mesuré depuis 1958 par la méthode spectroscopique à partir d’un gaz de référence, les gaz de référence étant fournis par les laboratoires Keeling, qui ont le monopole de la calibration (S. Beck, 2006) Les mesures précédentes faisaient appel à des méthodes chimiques, pour l’essentiel ignorées par Keeling. S. Beck a établi la variation de la concentration effective locale en CO2 de 1812 à 1961, par détermination chimique, reconstruction à partir des carottages glaciaires et mesures au Mauna Loa (méthode Keeling). Cette courbe montre une moyenne de 321 ppm au 19ème siècle et 338 ppm au 20ème siècle, avec de fortes variations de concentration. En particulier, au 20ème siècle, le niveau le plus élevé atteint 420 ppm (soit 30 ppm de plus que de nos jours) vers 1942.
    d) Les études paléoclimatologiques ont-elles révélé une relation sur le long terme entre taux de CO2 et température? Non, car l’OCH (Optimum Climatique Holocène) a connu de 2°C à 3°C de plus que de nos jours pour une valeur d’environ 300 ppm inférieure à la valeur actuelle. Non, parce qu’il n’y a pas de concordance exacte et qu’une hausse des températures précède une hausse du taux de CO2 avec un décalage de l’ordre de 800 ans et souvent davantage. Pourquoi diantre une relation qui n’a fonctionné dans le passé fonctionnerait-elle dans le présent?
    9° Les prédictions du GIEC ne tiennent aucun compte de l’observation du passé lointain comme du passé récent. Or, c’est l’observation des faits réels qui doit favoriser la compréhension des phénomènes climatiques et météorologiques, et l’on doit se poser les questions suivantes :
    – quelle est la cause de la juxtaposition des secteurs de réchauffement et de refroidissement?
    – quelle est la cause des variations saisonnières d’intensités, qui affectent le chaud et le froid?
    Il est logiquement impossible d’aller directement du passé récent (observation) au futur (prédiction) sans avoir répondu à ces questions fondamentales.
    Or, c’est la ligne rouge qui a été franchie sans scrupule par le GIEC!….Cette ligne rouge étant la frontière entre la connaissance et le scénario gratuit….

    Conclusions (je résume et ne vous fais pas un topo détaillé sur les AMP (Anticylones Mobiles Polaires) ni sur les AA (Agglutination Anticyclonique) – qui sont les ennemis n° 1 du GIEC….)
    Les changements de température ne sont pas résumés par une simple courbe dite « globale » de la température. Ces changements ne sont pas « expliqués » par l’effet de serre.
    Voici quels sont les traits majeurs de l’évolution climatique observée
    – L’Arctique ne se réchauffe pas, pas plus d’ailleurs que l’Antarctique, ou que le globe dans son ensemble: des régions se refroidissent, d’autres se réchauffent.
    – Les évolutions climatiques ont pour origine principale les AMP (anticyclones mobiles polaire) qui ont vu leurs pressions et leurs trajectoires évoluer depuis 1970.

    – Le temps est plus violent et plus irrégulier, avec tempêtes et vents forts, temps provoqué par des AMP renforcés qui dévient vers les pôles davantage de chaleur sensible et latente tropicale, selon des trajectoires imposées par les reliefs.
    – Les changements climatiques sont physiquement orchestrés par la dynamique des échanges méridiens d’air et d’énergie, plus intenses depuis les années 70
    – la simplification outrancière du GIEC, postulant une relation causale taux de CO2 —> température sous prétexte qu’il y a actuellement covariation entre ces deux grandeurs, évite de poser la question de savoir s’il existe d’autres causes.
    – L’observation des faits réels n’est pas la préoccupation majeure des théoriciens et des modélisateurs, qui ne cherchent pas à connaître l’évolution climatique réelle, ni ses mécanismes, et qui n’en tiennent aucun compte dans leurs prévisions alors que l’évolution réelle n’est pas celle qu’ils prédisent.
    – Cette focalisation, par défaut, sur l’effet de serre de provenant du CO2 anthropique, est révélatrice de l’état de la discipline climatologique, en dépit des progrès considérables dans l’observation (satellites notamment) et dans le traitement (informatique) Cette discipline est dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d’années.
    – Les modèles, en particulier, ne rendent pas compte des mécanismes véritables de la circulation générale, pourtant responsable de la transmission des changements climatiques.

    « L’hyper-simplification du GIEC reliant température et CO2 évite de poser la question de savoir s’il existe d’autres causes. L’observation des faits réels n’est pas la préoccupation majeure des théoriciens et des modélisateurs, qui ne cherchent pas à connaître l’évolution climatique réelle, ni ses mécanismes, qui n’en tiennent aucun compte dans leurs prévisions, alors que l’évolution réelle n’est pas ce qu’ils prédisent.

    Cette focalisation, par défaut, sur l’effet de serre, est révélatrice de l’état de la discipline climatologique. En dépit de progrès considérables dans l’observation (par le satellite notamment) et dans le traitement (informatique), la discipline est dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d’années. Les modèles, en particulier, ne rendent pas compte des mécanismes véritables de la circulation générale, pourtant responsable de la transmission des changements climatiques »

    Le drame avec ce dogme du RCA est que nous allons dépenser inutilement des sommes folles pour lutter contre une chimère. Et ces sommes ne pourront donc plus être utilisées pour traiter nos problèmes actuels, qui, eux, sont bien réels.

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  5. Addendum : la plupart des modèles climatiques sont dérivés des modèles réalisés par les services Météo (Météo France, Met Office, NOAA, …). Ces modèles ont été adaptés pour effectuer des projections sur de longues périodes. Le GIEC n’a conçu aucun de ces modèles de base (ce n’est pas dans son domaine de compétences). Il a fait entrer en « input » les hypothèses du rapport AR4, qui privilégient le rôle central du CO2, alors que l’histoire du climat de notre belle planète montre toujours une relation de causalité inverse.

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  6. @ Danielle-Thérèse
    Non, gente damoiselle, car les gouvernements suivent à la lettre l’injonction que Ban Ki Moon leur a faite, il y a quelques mois : il faut recrédibiliser le GIEC et décrédibiliser les climato-sceptiques. C’est ce qui est fait avec cette simulation et avec les 3 blanchiments de l’Université d’East Anglia, du Parlement anglais et celui des « erreurs » du GIEC concernant les Pays-Bas.

    Nous ne sommes plus dans le domaine de la raison et de l’éthique scientifique, mais dans celui du dogme et de l’irrationnel. Et la responsabilité en incombe à l’ONU et à l’UNEP, qui ont lancé cette opération pseudo-scientifique du GIEC avec des objectifs politico-dogmatiques…..

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