17 février 2011 : les manifestations dans le monde arabe


Le 17 février 2011, les manifestations se sont poursuivies en Lybie et à Bahrein.

A Bahrein, la principale revendication des manifestants est la démission du premier ministre, le cheikh Khalifa Ben Salman al Khalifa, qui gouverne le pays depuis son indépendance en 1971.

Les manifestant demandent :

– l’adoption d’une nouvelle Constitution

– l’organisation d’élections législatives

– ils dénoncent aussi la pauvreté et le chômage.

Photos des manifestations à Barhein le 17 février 2011 – Source : The Frame (sacbee.com)

Dure répression, bilan à la mi-journée : 4 personnes tuées et des dizaines d’autres (voire des centaines, selon des sources hospitalières) blessées lors de l’évacuation dans la violence de la place de la Perle à Manama.

Par ailleurs, l’accès aux blessés par  le corps médical était particulièrement difficile en raison du fait que les autorités avaient donné ordre aux ambulances de ne pas se déplacer (source : Le Monde), et une réunion extraordinaire a été décidée par les pays du golfe pour soutenir Manama.

Pour rappel : le Conseil de coopération du Golfe comprend Bahreïn, le sultanat d’Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Vidéo Euronews (nuit de mercredi à jeudi)

En Lybie,  la « journée de la colère » était principalement dirigée contre le régime du colonel Kadhafi, qui dirige le pays depuis 42 ans.

A lire sur Le Monde : Nouvel appel à manifester en Lybie

ainsi que le rôle des réseaux sociaux dans la révolte en Libye

Vidéo des manifestations à Benghazi, deuxième ville du pays, mercredi 16 février 2011

Carte Google Maps des manifestations qui étaient prévues aujourd’hui

Selon François Burgat, chercheur au CNRS, interrogé par le Monde, sur la situation économique de la Libye :
« Le stress économique est infiniment moins fort en Libye qu’en Tunisie ou en Egypte. Mais la redistribution n’est pas satisfaisante. L’absence de confiance dans le régime a tué toute dynamique d’investissement. La Libye est une économie assistée, dont les recettes proviennent à plus de 90 % des hydrocarbures. Il y a une frustration économique des entrepreneurs, un stress social des plus mal lotis, tout particulièrement en Cyrénaïque, une région historiquement en tension avec le pouvoir à Tripoli. »

Sassi Dehmani est un poète libyen, exilé politique, Berbère, qui a fui au début des années 80 la persécution du régime contre son peuple et contre les intellectuels, adéclaré :

« On a beaucoup de difficultés à communiquer. Je ne peux pas appeler en Libye car tout le monde est sur écoute et les communications passent mal. Même Internet est surveillé. Ces derniers temps, quatre ou cinq sites d’opposition ont été attaqués puis fermés. Depuis les événements en Tunisie et en Egypte, où la mobilisation sur le Web a joué un grand rôle, le régime libyen concentre sa surveillance sur Internet. » (source, Le Monde)

Vidéo Euronews Nouvelle « journée de colère » en Libye



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