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La part de l’homme dans les inondations urbaines au niveau mondial


Selon l’Organisation des Nations Unies dans son rapport révisé de 2014 (« World Urbanization Prospects : The 2014 Révision , Highlights, 2014 »), à l’échelle mondiale, plus de personnes vivent dans des zones urbaines que dans des zones rurales, avec 54 % de la population du monde résidant dans des zones urbaines en 2014, contre 30% en 1950, et les projections pour 2050 dénombreraient 66% de population urbaine sur la planète.

A l’heure actuelle, les régions les plus urbanisées dans l’hémisphère Nord regroupent L’Amérique (82 % vivant dans zones urbaines en 2014), l’Amérique Latine et les Caraïbes (80 %) et l’Europe (73 %). Dans l’hémisphère Sud, l’Afrique et l’Asie comptaient respectivement en 2014, 40 et 48 % de leurs populations respectives vivaient dans des zones urbaines, mais s’urbanisent plus rapidement que dans le Nord et de façon anarchique. 

En 2014, l’ONU classait ainsi les plus grandes villes que l’on peut appeler les mégapoles ou villes géantes, dont la population est supérieure à 10 millions d’habitants, situées principalement en Asie et en Amérique latine :
– Tokyo (Japon) 38 milions de personnes
– Delhi (Inde) 25 millions
– Shanghai (Chine) 23 millions
– Mexico, Bombay et Sao Paulo 21 millions
Ces villes géantes qui étaient au nombre de deux il y a 60 ans (New York et Tokyo) sont une vingtaine aujourd’hui et en 2050, les 2/3 des habitants de la planète vivront en ville.

Cette urbanisation galopante explique que le documentaire « Inondations, une menace planétaire » projeté hier soir sur la chaîne ARTE est particulièrement révélateur de l’impact reconnu des hommes sur les inondations dans les villes côtières et les solutions éventuelles de protection des populations de ces inondations.

En effet, « 136 villes portuaires, riches ou pauvres, sont menacées par les inondations, en particulier celles situées sur des deltas. À l’origine de ce phénomène : le réchauffement climatique et la montée des eaux bien sûr, mais aussi l’affaissement des sols, appelé subsidence, ainsi que la multiplication des barrages (45 000 à la surface du globe) » (Arte).

Ouragan Sandy - New York taxis are stranded on a flooded street in Queens Photo: Xinhua /Landov / Barcroft Media 30/10/2012
Ouragan Sandy – New York taxis are stranded on a flooded street in Queens Photo: Xinhua /Landov / Barcroft Media 30/10/2012

Ces inondations de plus en plus importantes par leur nombre et leur intensité  amènent également des réflexions sur le phénomène des réfugiés climatiques.

Dans cette vidéo, Koko Warner, chercheuse à l’institut pour l’environnement et la sécurité humaine de l’Université des Nations Unies à Bonn est experte de renommée mondiale sur cette question de plus en plus préoccupante : le changement climatique et les déplacements de population. Le Conseil International pour la Science (CIUS) l’a récemment élevée au rang des 20 femmes qui influencent le débat sur le changement climatique. Koko Warner fait partie des pionniers de la recherche sur les migrations liées au changement climatique et était l’auteure principale du récent rapport du GIEC sur l’adaptation.

 

Pour mémoire, en novembre 2008, nous avions publié un article sur ce blog : « Quel statut pour les réfugiés de l’environnement ? Le cas des Etats insulaires » qui est encore d’actualité même s’il mériterait d’être réactualisé.

Un autre article est également consultable sur le blog (2008) : « Changement climatique : inondations et villes portuaires, horizon 2070 »

A voir également la vidéo de Arte : « Les innovations anti-inondations » 

ainsi que la vidéo « Face aux inondations, des maisons amphibies »
qui concerne un exemple d’adaptation possible contre les inondations. Richard Coutts, un architecte anglais a trouvé une solution pour adapter les habitations à la montée des eaux en Angleterre. La vidéo montre le chantier d’une maison qu’il a créé au bord de la Tamise : il s’agit d’une maison amphibie. En cas d’inondation, elle est capable de flotter sur l’eau grâce à une structure particulière et du béton waterproof.

Afin de pouvoir anticiper les phénomènes d’inondations et leur ampleur et sensibiliser, de nombreuses cartes interactives ont été réalisées ces derniers temps :

Surging seas Mapping Choices réalisée avec un outil cartographique par Climate Central (cf Planète Vivante « Océans : la montée des eaux n’a jamais été aussi rapide depuis 3.000 ans »
– des photos montrent également certains lieux dans des grandes villes selon la montée des eaux avec la variation 2°C ou 4°C : Dans la première image pour chaque paire, Climate Central montre les projections de l’ après-2100 pour 4°C.Dans la deuxième image, des projections sur la base de 2°C qui serait déjà catastrophique.

Exemple de Londres

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Sélection_033

 

Surging seas - Mapping Choices - Climate Central
Surging seas – Mapping Choices – Climate Central

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