img_2206

COP22 : action climatique pour des transports bas carbone (11 novembre)


Les transports sont déjà responsables d’un quart des émissions de gaz à effet de serre relatives à l’énergie. Sans aucune mesure perturbatrice, il est prévu que les émissions causées par les transports augmentent de 7,7 Gt à environ 15 Gt d’ici 2050.

Il s’agit d’un problème global: pour 45% des pays, le transport est la principale source d’émissions relative à l’énergie, et il s’agit de la deuxième source sur le reste des secteurs. Le transport, par conséquent, doit être un élément clé de toute solution efficace au changement climatique.

—————

Les leaders du transport durable, qui catalysent la transformation nécessaire aux côtés des gouvernements pour faire face au changement climatique, se sont réunis à la CdP22 pour l’événement Action mondiale sur le changement climatique.

Les débats dans le domaine de l’action des transports dans le cadre du programme d’action mondial pour le climat de la COP22 à Marrakech indiquent que la lutte contre les émissions dues aux transports est non seulement possible, mais qu’il existe des solutions durables et rentables.

« Les initiatives des acteurs non étatiques en matière de transport sont essentielles pour une mise en œuvre réussie des contributions déterminées au niveau national soumises par plus de 160 pays à l’occasion de la COP21 à Paris. Ces initiatives, en créant une nouvelle réalité sur le terrain, favorisent la compréhension populaire et le soutien à l’action climatique qui, à son tour, est le moteur de l’ambition des gouvernements de lutter contre le changement climatique », a déclaré Dr Hakima El Haïté, ministre chargée de l’environnement et Championne pour le climat du Maroc.

« Pour une région en pleine croissance comme l’Afrique, qui est fortement touchée par le changement climatique, nous avons besoin de solutions de transport adéquates aux besoins locaux et à un coût abordable. Ces solutions doivent appuyer le développement économique et social, fournir l’accès à la mobilité et créer une valeur ajoutée au niveau local. Au travers de la nouvelle Association africaine pour un transport routier durable lancée par le Maroc ici à la COP22, nous souhaitons partager nos expériences, activer le développement d’autoroutes résilientes et intelligentes et le déploiement de la mobilité électrique au Maroc et au-delà », a déclaré Mohamed Boussaid, ministre des Transports du Maroc.

Une série de mesures à gains rapides à mettre en œuvre avant 2020 a été proposée pour optimiser la contribution des transports à l’atténuation d’ici 2020. Le secteur s’emploie également à obtenir un large consensus au sujet d’une Macro feuille de route mondiale commune, échelonnée et adéquate aux niveaux régionaux, pour intégrer et guider la transformation de l’ensemble du secteur.

« Le développement de la Macro feuille de route mondiale nous permet d’engager des entités à la fois publiques et privées dans un dialogue sur la façon de répondre à un besoin croissant de mobilité et de transports, tout en réduisant considérablement les émissions de gaz à effet de serre », a déclaré Cornie Huizenga, Secrétaire générale du Partenariat pour un transport bas carbone et durable (SLoCaT, selon le sigle en anglais) et co-fondatrice du Processus de Paris sur la mobilité et le climat (PPMC).

La Macro feuille de route mondiale proposée peut fournir aux gouvernements un cadre politique directeur et permettre de donner confiance aux acteurs du secteur des transports. Elle vise à catalyser l’innovation et l’investissement du secteur privé dans les transports bas carbone.

Les débats au sujet des transports lors de la COP22 ont conclu qu’il est maintenant nécessaire d’intensifier les mesures en faveur des transports durables de manière considérable. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que les acteurs étatiques et non étatiques peuvent élaborer et mettre en œuvre des mesures significatives qui soutiennent la réussite de l’Accord de Paris.

« Une action efficace dans le domaine des transports bas carbone ne peut être menée uniquement par des considérations d’ordre climatique. Les transports ne sont véritablement durables que si, en plus de les décarboner, nous contribuons aussi de façon significative à la réalisation des Objectifs de développement durable, notamment dans les domaines de la sécurité routière, de la qualité de l’air, de la santé et de l’accès pour tous, y compris pour les groupes défavorisés », a déclaré Paula Caballero, Directrice, programme climatique, Institut des ressources mondiales, et l’une des architectes du cadre des Objectifs de développement durable.

—————

Les autobus électriques en provenance de Chine sont utilisés comme moyen de transport par les participants à la 22e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22). Les bus font partie de l’accord de partenariat signé par le constructeur automobile chinois Yangtse, le groupe Marita, Energy Investment Company et la Banque Centrale Populaire.

—————

  • La Global Fuel Economy Initiative (GFEI), qui soutient 40 pays supplémentaires dans la réalisation des bénéfices financiers et de CO2 provenant de l’efficacité accrue des carburants pour véhicules.

Lors de la COP21 à Paris, il a été décidé d’améliorer les carburants des véhicules afin d’atténuer l’impact du changement climatique dans le cadre du paquet de mesures visant à réduire les émissions de carbone dans le domaine du transport. Marrakech est l’occasion de réaffirmer ces engagements et de partager les progrès des initiatives réalisés durant l’année dans un nouveau rapport de mise à jour qui définit les activités de l’année écoulée, y compris celles des 40 nouveaux pays.

  • Le Airport Carbon Accreditation Scheme compte désormais 173 aéroports certifiés dans le monde, dont 26 aéroports déjà neutres en carbone. 36% des passagers passent maintenant par un aéroport certifié.
Les aéroports sont des espaces particuliers et compliqués, regroupant des centaines d’entreprises, des milliers de véhicules et des millions de passagers : compagnies aériennes, contrôle du trafic aérien, manutentionnaires au sol, bagagistes, entreprises de restauration, ravitaillements des camions et avions, transport par navette des passagers, services d’entretiens de l’aéroport, etc. Autant de services dont il est souhaitable de contrôler les émissions de GES.
co2-reduction-graph
Depuis les années 1970 des programmes de gestion de l’environnement portant sur divers aspects des opérations aéroportuaires ont été menés : qualité de surveillance de l’air, gestion de l’eau, atténuation du bruit et gestion de la biodiversité. Actuellement, dans le contexte du changement climatique associé à des conditions commerciales d’efficacité, différentes initiatives sont en cours pour tenter de réduire les émissions de dioxyde de carbone.Pour avancer vers cette réduction, il existe plusieurs conditions comme l’Airport Carbon Accreditation qui reconnaît et accrédite les efforts des aéroports pour gérer et réduire leurs émissions de carbone avec quatre niveaux de certification:
Le Mapping qui nécessite la mesure de l’ empreinte carbone.
La Réduction qui nécessite la gestion du carbone et les progrès vers une empreinte carbone réduite.
L’Optimisation qui nécessite l’engagement d’un tiers dans la réduction de l’ empreinte carbone. Les tiers comprennent les compagnies aériennes et les différents prestataires de services, par exemple, les gestionnaires de terrain indépendants, entreprises de restauration, le contrôle de la circulation aérienne et d’ autres personnes travaillant sur le site de l’ aéroport. Elle implique également l’ engagement sur les modes d’accès de surface (route, rail) avec les autorités et les utilisateurs.
La Neutralité qui nécessite la neutralisation restante des émissions directes de carbone par compensation.
  • L‘initiative MobiliseYourCity a obtenu un financement de 35 millions d’euros au cours des 12 derniers mois et saisit l’occasion de la COP22 pour annoncer la mise en place de Plans de mobilité urbaine durable au Maroc et au Cameroun. l’initiative multi-acteurs dont CODATU est à l’origine, est en plein développement : depuis son annonce officielle à Paris lors de la COP21 par Mme Ségolène Royal, Ministre française de l’Environnement et Présidente de la COP21, CODATU et ses partenaires (ADEME, AFD, CEREMA, GIZ) ont levé des fonds (plus de 25M €) et structuré la méthodologie et la gouvernance de l’initiative. Le secrétariat de l’initiative à Bruxelles ouvrira début janvier 2017, et nous serons alors prêts à mettre en œuvre MobiliseYourCity sur le terrain. Au Cameroun et au Maroc, les premiers ateliers ont d’ailleurs déjà eu lieu.Pendant la COP22 à Marrakech, Mme Royal a officiellement lancé la phase de mise en œuvre de l’initiative et a annoncé la liste des premières villes qui rejoindront officiellement l’initiative lors d’un événement de haut niveau sur le pavillon France le 11 novembre de 15h à 16h, juste après le premier comité de pilotage qui se tiendra dans la matinée du même jour.

Liens complémentaires :

Matériel compilé par MS Bock-Digne (Planète Vivante). N’hésitez pas à l’utiliser pour des cours, des exposés ou des conférences en citant mon blog…

Une réflexion sur “COP22 : action climatique pour des transports bas carbone (11 novembre)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s