Rapport de la NOAA sur l’Arctique en 2016


Le bulletin de l’Arctique, publié le 13 décembre 2016 (comme chaque année depuis 11 ans) et diffusé devant l’assemblée annuelle de l’American Geophysical Union à San Francisco, est un rapport évalué par des pairs qui regroupe le travail de 61 scientifiques de 11 pays qui porte sur l’air, l’océan, la terre et les changements de l’écosystème. Il s’agit d’un outil clé, utilisé partout dans le monde pour suivre les changements dans l’Arctique et la manière dont ces changements peuvent affecter les collectivités, les entreprises et les humains.

La NOAA –National Oceanic and Atmospheric Administration (Administration américaine nationale océanique et atmosphérique) regroupe des données sur une durée de plus de 30 ans concernant la glace et l’atmosphère via des satellites et autres moyens. Les données des satellites en temps réel sont essentielles à la prévision et à l’avertissement précis des événements, comme la formation rapide de glaces de mer et les fréquentes tempêtes qui engendrent des dangers majeurs pour la vie, les biens et les activités économiques dans l’Arctique. Ces prévisions sont importantes dans le milieu marin pour les communautés côtières de l’Arctique et les populations autochtones de l’Alaska, les industries du pétrole et du gaz, et les chercheurs scientifiques.
Les principales conclusions du rapport de cette année :
  • Température annuelle moyenne de l’air sur les terres de l’air plus chaude que les années précédentes : augmentation de 3,5°Celsius depuis 1900 et les températures de l’Arctique continuent d’augmenter se réchauffant ainsi deux fois plus vite que le reste de la planète.
arctictemp_map_graph_2015-16_1240
Source : Carte NOAA Climate.gov basée sur les données de réanalyse du NCEP provenant du laboratoire de recherche de la Terre de la NOAA. Graphique adapté de la figure 1.1 du Bulletin de l’Arctique de 2016.
La carte montre les températures dans l’Arctique, d’octobre 2015 à septembre 2016, par rapport à la moyenne de 1981-2010. Le graphique montre les températures annuelles depuis 1900 par rapport à la moyenne 1981-2010 pour l’Arctique (ligne orange) et le globe (ligne grise).
  • La couverture de neige printanière a atteint un record à la baisse dans l’Arctique nord-américain, où l’étendue de la couverture neigeuse de mai a diminué pour la première fois depuis l’observation des satellites en 1967, soit en-dessous de 4 millions de kilomètres carrés
  • La couverture de glace du Groenland a continué à diminuer en volume en 2016, comme elle l’a fait depuis 2002, lorsque les mesures des satellites ont commencé. Le début de la fonte sur la calotte glaciaire du Groenland a atteint la seconde place de précocité au cours des 37 ans d’observations, et  proche du record établi en 2012.
Variation mensuelle de la masse totale (en gigatonnes) de la nappe de glace du Groenland entre avril 2002 et avril 2016, sur la base des données satellitaires GRACE. La couverture glaciaire a perdu en moyenne 268 gigatonnes par an de 2002 à 2016 - Source : *Graphique de NOAA ClimateGraphique de NOAA Climate.gov adapté de la figure 3.4 dans le bulletin de l'Arctique 2016. * Photo d'arrière-plan prise d'un avion P3-Orion de la NASA.
Variation mensuelle de la masse totale (en gigatonnes) de la nappe de glace du Groenland entre avril 2002 et avril 2016, sur la base des données satellitaires GRACE. La couverture glaciaire a perdu en moyenne 268 gigatonnes par an de 2002 à 2016 – Source : *Graphique de NOAA Climate.gov adapté de la figure 3.4 dans le bulletin de l’Arctique 2016.
* Photo d’arrière-plan prise d’un avion P3-Orion de la NASA.
  • La glace de mer de l’Arctique, de la mi-octobre 2016 à la fin de novembre 2016, était la plus faible depuis que l’enregistrement satellite a commencé en 1979 et inférieure de 28% de la moyenne de 1981 à 2010 en octobre. La glace arctique s’amincit, la glace pluriannuelle comprenant maintenant 22% de la couverture glaciaire, contre 78% pour la glace la plus fragile de la première année. En comparaison, la glace pluriannuelle représentait 45% de la couverture glaciaire en 1985.
  • La température de la surface de la mer en août 2016 était de 5° Celsius au-dessus de la moyenne pour les années 1982-2010 dans les mers de Barents et Chukchi et au large des côtes est et ouest du Groenland.
  • La fonte du printemps et le recul de la glace de mer permettent à plus de lumière du soleil d’atteindre les couches supérieures de l’océan, stimulant la prolifération d’algues et d’autres minuscules plantes marines qui forment la base de la chaîne alimentaire marine, signe des changements rapides qui se produisent dans un réchauffement de l’Arctique.
Sources : Carte NOAA Climate.gov dérivée des données de la NASA / MODIS-Aqua. Graphique adapté de la figure 6.4 de la fiche de rendement de l'Arctique 2016.
Sources : Carte NOAA Climate.gov dérivée des données de la NASA / MODIS-Aqua. Graphique adapté de la figure 6.4 de la fiche de rendement de l’Arctique 2016.
Advertisements

Une réflexion sur “Rapport de la NOAA sur l’Arctique en 2016

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s