Définitions climat et météo


Classement par ordre alphabétique

Désertification
Définition d’après la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification :

« Le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines. » (Article 1, CLD)

sécheresse/désertification : 2 termes parfois confondus –> la sécheresse est un phénomène récurrent souvent très variable dans les espaces arides et semi-arides. Il y a sécheresse lorsque les précipitations sont inférieures aux niveaux normalement enregistrés dans une année donnée.

La sécheresse est cependant un facteur aggravant de la désertification qui est liée à une pression accrue des populations sur le milieu naturel (augmentation du cheptel, surpâturage…) mais également parfois à une sédentarisation de ces populations autrefois nomades ou semi-nomades. Cette sédentarisation est en relation avec d’autres facteurs telles que les migrations pour raisons de conflits par exemple.

Un débat sur le phénomène de la désertification a été lancé depuis la crise sahélienne survenue au début des années 70.

En 1992, s’est tenue la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement à Rio du 3 au 14 juin, aboutissant au chapitre 12 de l’agenda 21 et à la mise en place d’une Convention sur la lutte contre la Désertification.

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El Nino
Le phénomène ENSO (El Nino/Southern Oscillation) est une oscillation du système d’atmosphère océanique dans le Pacifique aux latitudes tropicales ayant des conséquences importantes sur la météo autour du globe comme le montre la figure ci-dessous.

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Source : NOAA

Parmi ces conséquences nous pouvons citer :

– les précipitations importantes dans le Sud des Etats-Unis et au Pérou qui causent des inondations destructives.

– et a contrario des sécheresses dans le Pacifique Ouest qui engendrent parfois des feux de brousse dévastateurs en Australie.

On considère les observations des conditions dans le Pacifique tropical comme l’élément essentiel pour la prédiction à court terme (quelques mois à 1 an) des variations climatiques.

Afin de fournir les données nécessaires, NOAA exploite un réseau des bouées qui mesurent la température, les courants et les vents dans la bande équatoriale. Ces bouées transmettent quotidiennement les données qui sont disponibles aux chercheurs et aux prévisionnistes dans le monde entier en temps réel.

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Source : NOAA

Dans le cas d’une année sans Nino, les alizés soufflent vers l’ouest à travers le Pacifique tropical. La température superficielle de mer est environ 8°C plus élevée à l’ouest, avec des températures fraîches en Amérique du Sud, en raison d’un upwelling d’eau froide des niveaux plus profonds. Cette eau froide est riche en substance nutritive pour les écosystèmes marins divers. Dans ce cas, les côtes du Pacifique Est sont relativement sèches.

Pendant les années où le Nino est présent, les alizés soufflent dans le Pacifique central et occidental. Cela a réduit l’efficacité d’upwelling qui réduit la température en surface et l’océan connaît une hausse de température de la mer en surface et une baisse radicale de la productivité des espèces marines principale, affectant de manière conséquente défavorablement la chaîne alimentaire, y compris la pêche commerciale dans cette région.

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Source : NOAA

Les précipitations se produisent donc de manière importante au Pérou et sur la côte Pacifique des pays latino-américains et théoriquement la sécheresse sévit en Indonésie (ce qui n’est pas le cas en 2008) et l’Australie.

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Mousson

La mousson est un phénomène de vents persistants dû à un jeu de dépression thermique et de différences saisonnières entre la mer et la terre. On distingue cependant deux types de moussons : celle d’hiver et celle d’été. En hiver, les sols se refroidissent plus rapidement que les océans, de même que l’air qui se trouve au-dessus, causant ainsi un écart de températures important entre le continent et les mers. Ceci va donner naissance à des vents très secs qui vont souffler et chasser les nuages avant de provoquer une accumulation d’humidité et des précipitations.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/mousson/qu-039-est-ce-que-la-mousson-et-quand-se-produit-elle_art29972.html
Copyright © Gentside Découverte

Vidéo de L’IRD

 

Mousson 1- le temps de l’attente

Mousson 2- La saison des pluies

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Phénomènes climatiques extrêmes
En météorologie, les scientifiques expliquent qu’il est normal qu’il y ait des écarts, de la variabilité, et qu’après un été moyennement chaud ou franchement frais, nous ayons un été caniculaire.

Il peut aussi se produire plusieurs étés caniculaires de suite, puis des étés frais : ces phénomènes font partie de ce que l’on appelle la « gamme de variation naturelle ». Donc en fait, on qualifie d’extrême, ce qui sort de la gamme de variation naturelle, au plan statistique.

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Risques, aléas et vulnérabilité

Aléa : L’aléa correspond à la probabilité de manifestation d’un phénomène accidentel se produisant sur un site industriel.

Enjeu : L’enjeu est l’ensemble des personnes et des biens susceptibles d’être affectés par un phénomène naturel ou technologique.

Risque : Le risque majeur est la conséquence d’un aléa d’origine naturelle ou technologique, dont les effets peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionnent des dégâts importants et dépassent les capacités de réaction des instances directement concernées.

La vulnérabilité exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l’aléa sur les enjeux. Différentes actions peuvent réduire cette vulnérabilité en atténuant l’intensité de certains aléas ou en limitant les dommages sur les enjeux.

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SIG (système d’information géographique)
Un SIG est un outil informatique permettant de représenter et d’analyser toutes les choses qui existent sur la terre ainsi que tous les événements qui s’y produisent.

Les SIG offrent toutes les possibilités des bases de données (telles que requêtes et analyses statistiques) et ce, au travers d’une visualisation unique et d’analyse géographique propres aux cartes. Ces capacités spécifiques font du SIG un outil unique, accessible à un public très large et s’adressant à une très grande variété d’applications. Les enjeux majeurs auxquels nous avons à faire face aujourd’hui (environnement, démographie, santé publique…) ont tous un lien étroit avec la géographie.

De nombreux autres domaines tels que la recherche et le développement de nouveaux marchés, l’étude d’impact d’une construction, l’organisation du territoire, la gestion de réseaux, le suivi en temps réel de véhicules, la protection civile… sont aussi directement concernés par la puissance des SIG pour créer des cartes, pour intégrer tout type d’information, pour mieux visualiser les différents scénarios, pour mieux présenter les idées et pour mieux appréhender l’étendue des solutions possibles.

Les SIG sont enseignés dans les écoles, les collèges et les universités du monde entier. Les professionnels dans leur très large majorité sont directement concernés par les apports de la dimension géographique dans leur travail quotidien.

A consulter : le site web GeoRezo, portail francophone de la géomatique

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Tornades

Bien que les tornades existent dans beaucoup de parties du monde, on les trouve le plus fréquemment aux Etats-Unis à l’est des Montagnes Rocheuses pendant les mois de printemps et d’été.

Une tornade est un vortex (tourbillon) de vents extrêmement violents, prenant naissance à la base d’un nuage d’orage (cumulonimbus). Ce phénomène météorologique a un pouvoir destructeur supérieur à celui d’un cyclone tropical au mètre carré, mais est de durée et d’étendue limitées : il concerne un corridor de quelques centaines de mètres de large sur quelques kilomètres de long. Les tornades engendrent les vents les plus forts signalés à la surface du globe, tuant chaque année de 300 à 400 personnes (selon une estimation de l’Organisation météorologique mondiale), dont 150 aux États-Unis.

On mesure leur puissance à partir de L’Echelle de Fujita modérée qui est une échelle de classement de la force des tornades selon les dommages causés. Elle utilisée aux Etats-Unis pour remplacer l’échelle originale de Fujita depuis la saison estivale 2007. Elle a été développée pour pallier les faiblesses notées dans l’échelle originale qui montraient des incertitudes quant à la force des vents nécessaires pour causer certains dommages et à l’évaluation de situations similaires mais ayant affecté des constructions de différentes solidités.

Formation des tornades :

1) Avant la formation d’orage, le vent change de direction et sa vitesse augmente.

2) L’augmentation de l’air dans le courant ascendant de l’orage et produit la colonne verticale.

3) Extension sur plusieurs kilomètres

Les tornades et leurs mécanismes ainsi que leur prévision, sont étudiées à partir de radars

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