Séisme Equateur : les normes anti-sismiques en cause


Un peu plus d’un mois après le tremblement de terre de magnitude 7.8 sur l’échelle de Richter qui a secoué l’Equateur, le bilan est très lourd et une politique d’évaluation et de reconstruction est en cours. Les autorités se concentrent sur le recensement des besoins essentiels de milliers de victimes, tandis que les travaux de déconstruction et nettoyage ont déjà commencé.

Des milliers de constructions ont été détruites, principalement dans la province côtière de Manabi mais également dans celle d’Esmeraldas. Le chef d’Etat équatorien, Rafael Correa, a évalué rapidement les dégâts à environ trois milliards de dollars et a averti que la reconstruction serait longue et accompagnée de mesures économiques drastiques et de hausses d’impôts (environ un milliard de dollars de recettes supplémentaires pour l’Etat). Mais il faudra encore attendre pour avoir un bilan chiffré exact. Les Nations Unies (ONU) ont lancé, dès le 16 avril, un appel d’aide urgent à la communauté internationale pour les trois prochains mois, soulignant que le séisme ayant frappé l’Equateur était  la plus grande catastrophe dans la région depuis le tremblement de terre en Haïti en 2010.

Rappel des chiffres officiels : voir la page spéciale Séisme Equateur 2016 (mise à jour permanente)

Les cantons de Pedernales, Manta, Chone y Portoviejo dans la province de Manabí, ainsi que ceux de Muisne et Atacames dans la province d’Esmeraldas ont été les plus touchés. Mais une grande partie du pays a été également affectée par le séisme (cf. carte de localisation).

Carte de localisation des deux provinces les plus touchées par le séisme - Fonds de carte Google Maps _ Cartographie Marie-Sophie Bock-Digne (Planète Vivante) 6 mai 2016
Carte de localisation des deux provinces les plus touchées par le séisme – Fonds de carte Google Maps _ Cartographie Marie-Sophie Bock-Digne (Planète Vivante) 7 mai 2016

Dès le 28 avril 2016, le président équatorien, Raphaël Correa, a promulgué un décret créant un comité de reconstruction et de réactivation du secteur économique et de l’emploi dans les zones affectées, destiné à la coordination de tous les acteurs du secteur public et privé, qui devra mettre sur pied des plans, des programmes et des projets. Ce comité sera constitué du Secrétariat National de Planification et de Développement, des ministres du Développement Social, de la Production et de l’Emploi, de la Sécurité Interne et Externe, du préfet de la province du Manabí et des maires des zones touchées. Le comité est chargé, dans un premier temps, du bon déroulement de l’étape d’urgence, puis de la reconstruction et simultanément de la remise en route des activités économiques (lire le paquet de mesures prises par le gouvernement dans l’article  « El Gobierno anuncia medidas de flexibilización en zonas afectadas » Geovanny Tipanluisa y Alexander García pour El Comercio – Utiliser le traducteur Google)

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