Séismes et Tsunamis


Séismes

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Les séismes : vidéo de l’AFP ajoutée le 18 avril 2016

 

Définitions
Echelle de Richter : Échelle sismique de référence qui évalue l’énergie des séismes par la valeur de la magnitude.

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Echelle de Richter

L’échelle de Mercalli quant à elle est une échelle de classification des séismes. Elle est subjective, fondée sur l’étendue des dégâts observés.

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Echelle de Mercalli

Source : Futura-Sciences

Bathymétrie de seismicité globale depuis 1900

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carte-sismicitemondiale – CNRS S.Dominguez, 31/03/2014

Monde – Séismes de magnitude +5 (2005-2015)

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Monde – Séismes de magnitude +5 (2005-2015) PopulationData.net 

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Cas du Japon

Dans un pays comme le Japon qui concentre 80% de l’activité sismique mondiale, la prévention est de rigueur et comprend les mesures suivantes :

1- Lorsque l’on ressent des secousses, la première chose à faire est de se glisser immédiatement
sous une table ou un bureau. Cela ne protège pas des tonnes de béton au-dessus de notre tête
mais des meubles et des objets de la pièce où on se trouve.

2- Dès que possible, en général après la fin des secousses, éteindre toutes les sources potentielles d’incendie : chauffage, gaz… L’incendie est de très loin le risque le plus grand en cas de tremblement de terre.

3- Ouvrir également dès que possible toutes les portes et fenêtres du logement afin d’empêcher que celles-ci restent bloquées avec les personnes à l’intérieur.

4- Dans la rue s’éloigner autant que possible des façades d’immeubles, des murets, des lignes électriques.

5- Gardez toujours avec soi un sifflet et une lampe de poche. Dans le noir ou bloqué dans un ascenseur, ceux-ci seront très utiles. Conserver dans son portefeuille une carte en japonais précisant son identité, son adresse, les personnes à contacter, son groupe sanguin…

6- À la maison, conserver un sac de survie (nourriture et eau pour 3 jours, kit de premiers secours, vêtements…) pour le cas où vous seriez amené à évacuer à la demande des autorités ou votre immeuble menaçant de s’effondrer.

Voici un rappel des principaux séismes ayant frappé l’archipel depuis 13 ans:

Situé au confluent de quatre plaques tectoniques, le Japon est touché par des milliers de secousses chaque année, certaines atteignant la magnitude 8.

– 17 janvier 1995 : Un séisme de magnitude 7,3 dévaste Kobe et les régions d’Osaka et de Kyoto (centre-ouest). Bilan: 6.500 morts, plus de 40.000 blessés et 250.000 habitations détruites. Il s’agit du tremblement de terre le plus meurtrier depuis un demi-siècle au Japon.

– 6 octobre 2000 : Séisme de 7,3 dans la préfecture de Tottori (ouest). 120 blessés légers.

– 26 septembre 2003 : Tremblement de terre de magnitude 8 à Hokkaido (nord). Un mort et 480 blessés.

– 23 octobre 2004 : Séisme de magnitude 6,8, suivi de violentes répliques dans la région de Niigata (centre). Bilan: 67 morts et plus de 3.000 blessés. Un train à grande vitesse Shinkansen déraille.

– 20 mars 2005 : Secousse de magnitude 7 près de Fukuoka, sur l’île de Kyushu (sud-ouest). Un mort et plus de 700 blessés.

– 20 avril 2005 : Nouveau séisme, de magnitude 5,8, à Fukuoka. 42 blessés.

– 23 juil 2005 : Séisme de magnitude 6 à Tokyo, 27 blessés légers.

– 16 août 2005 : Tremblement de terre de 7,2 dans la région de Sendai (nord). Quelques blessés seulement.

– 15 novembre 2006 : Un des plus violents tremblements de terre (8,1) jamais référencé frappe l’extrême-nord du Japon, près de l’archipel russe des Kouriles. Pas de victime, ni de dégât important.

– 25 mars 2007 : Tremblement de terre de magnitude 6,9 sur la côte ouest du Japon. Un mort et quelque 220 blessés.

– 16 juillet 2007 : Séisme de 6,8 dans la région de Niigata (centre). 11 morts, plus de 1.000 blessés et des milliers de maisons détruites. La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus importante du Japon, est endommagée et n’a pas redémarré depuis.

– 8 mai 2008 : Secousse de 6,7 dans la région de Tokyo. Six blessés légers. (source : AFP 14 juin 2008)

Système d’alerte précoce au Japon : à lire ICI

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Séisme en Chine, Mai 2008

Selon les spécialistes de l’IPGG (Institut de Physique du Globe de Paris), le séisme serait lié à une poussée du plateau tibétain vers le Nord et l’Est.

Les répliques sont à craindre. Les séismes sont nombreux et meurtriers sur le pourtour du plateau tibétain, soulevé par la pénétration de l’Inde dans la plaque eurasienne, qui a débuté il y a 50 millions d’années. C’est ce vaste mouvement qui a créé la chaîne himalayenne, qui culmine à 8.848 mètres et dont l’élévation se poursuit encore aujourd’hui. Il y a plusieurs grandes failles bien marquées, par exemple sur le front de l’Himalaya, ou le long de la bordure nord-ouest du Tibet. Certaines sont assez anciennes, et probablement celle qui a cassé. (Paul Tapponnier et Robin Lacassin de l’IPGG et AFP)

 

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Rift Africain

Un rift est une région où la croûte terrestre s’est cassée, habituellement marquée par une profonde vallée (par exemple, le Rift Africain, le Graben Rhénan ).

Les rifts constituent le premier stade d’un processus de divergence entre deux futures plaques qui aboutit, s’il se prolonge suffisamment longtemps, à la formation d’un nouvel océan.
Les rifts forment des reliefs que l’on peut suivre à la surface du globe sur plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres de long et plusieurs centaines de kilomètres de large. Ils sont caractérisés par une zone centrale affaissée (fossé ou graben). De chaque côté, les épaules du rift sont formées par des crêtes qui dominent le fossé central et par des flancs qui s’abaissent progressivement vers l’extérieur du rift.
Le fossé central est occupé par des plaines fluviales (Rhin), des lacs (rift Est-Africain) ou des mers peu profondes (Mer Rouge).

Les rifts constituent le premier stade d’un processus de divergence entre deux futures plaques qui aboutit, s’il se prolonge suffisamment longtemps, à la formation d’un nouvel océan.

Voici une carte de l’Afrique de l’Est, zone particulièrement sismique et volcanique

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Vous pouvez y voir quelques-uns des volcans actifs (triangles rouges) ainsi que le Triangle Afar (un point de jonction entre 3 plaques : la plaque arabe et les deux parties de la plaque aficaine, nubienne et somalienne) (USGS).

Le rift africain est une ligne de fracture résente séparant la partie orientale de l’Afrique du reste du continent avec un agrandissement de la Mer Rouge.

Des vallées profondes et larges se sont creusées le long d’une ligne reliant la Mer Rouge au canal du Mozambique, passant par Addis-Abeba, le lac Victoria, le lac Tanganyika, le Kilimandjaro et le lac Malawi. (cf. post sur le séisme du 3 février 2008)

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Tsunami

Un tsunami est une onde de choc engendrée par un tremblement de terre ou une explosion volcanique. De très grande longueur d’onde (10 à 60mn), sa propagation dépend de la profondeur de l’eau.

Dans des fonds marins de 4 Km de profondeur, cette vitesse est voisine de 700 Km/h, alors que pour 50 m de profondeur, la vitesse n’est plus que de 80 Km/h.

Les tsunamis ont ainsi de grandes dimensions : sur un rivage de 50 mètres de profondeur, un tsunami de 20 minutes a une amplitude positive sur 13 Km environ.

Schéma de la propagation de la vague de raz de marée. © LDG. NOAA. COI. ITICH.

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Source : http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html

Tous les séismes sous-marins ne produisent pas de tsunami. Pour cela, il faut que l’eau se déplace brusquement suite au séisme qui provoque un mouvement vertical du fond de la mer et que ce déplacement se fasse sur une grande surface, comparable à la dimension de la vague de tsunami en haute mer. Des éboulements de falaises sous-marines peuvent avoir les mêmes conséquences. Dans le cas du séisme d’Indonésie, ce déplacement s’est effectué sur une bande de quelques centaines de kilomètres de longueur et de quelques dizaines de kilomètres de largeur et le déplacement vertical initial du tsunami a atteint quelques mètres.

Schéma de principe d’apparition d’un raz de marée. © LDG. NOAA. COI. ITICH.

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L’énergie d’un tsunami se conserve au cours de sa propagation et se concentre dans l’épaisseur d’eau déplacée, en se distribuant, en mer, sur une circonférence centrée autour de la source. La concentration de l’énergie sur quinze mètres d’eau sur les rivages, comparés, pour le séisme de Sumatra, aux 1500 m de profondeur au voisinage de l’épicentre, a plus que triplé l’amplitude du tsunami avec de plus des phénomènes de résonance sur certaines côtes. (http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html)

En effet, comparé à l’océan Pacifique, l’Océan indien a des dimensions relativement faibles et la distance entre l’épicentre et la côte indienne est de l’ordre de 2000 Km. Le tsunami s’est donc propagé rapidement et sur de faibles distances, atteignant les côtes indiennes au bout de 2 heures 15min environ. La conjonction de la forte amplitude au-dessus de l’épicentre, de la faible distance de propagation et de l’amplification côtière a conduit aux vagues dévastatrices. Au voisinage de l’épicentre, sur l’Ile de Sumatra, l’amplitude des vagues a pu dépasser 15 mètres et des amplitudes de l’ordre de 4 mètres ont été ainsi mesurées dans des ports de la côte indienne, à 2000 Km. La première vague d’un tsunami n’est cependant et souvent pas la plus forte et, parfois, est associée à un reflux d’eau. Ce phénomène dure une demi période et typiquement de 10 à 15 minutes. Il doit être interprété comme un signal d’alerte. (http://www.insu.cnrs.fr/a1279,tsunami.html)

Tsunamis : exemple de Indonésie : 26/12/04

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Le 26 décembre 2004, un tsunami touche les côtes d’Asie du Sud-Est, faisant plus de 200 000 morts. Le Sri-Lanka n’est pas épargné. Cette photo, prise par satellite, montre la plage de Kalutra (près de Colombo, sud-ouest du Sri Lanka), en situation normale. © Digitalglobe

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Cette photo satellite montre la même place, le 26 décembre dernier. La vague causée par le tsunami se retire en formant de violents tourbillons d’eau. © Digitalglobe

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A la suite du raz-de-marée, la mer est entrée jusqu’à un kilomètre à l’intérieur des terres. © Digitalglobe

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Entre les différentes vagues, la mer s’est violemment retirée sur plus de trois cent mètres, emportant tout sur son passage. © Digitalglobe

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Ces images permettent de se rendre compte de la puissance dévastatrice du raz-de-marée. La violence de la vague a détruit une partie du rivage et le port de Banda Aceh, en Indonésie. © Digitalglobe

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Dans le coin supérieur gauche de ces images, on distingue nettement la Grande Mosquée de Banda Aceh, en Indonésie. Bien que située à plusieurs centaines de mètres de la côte, elle n’a pas été épargnée par les eaux. © Digitalglobe

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A Banda Aceh, les quartiers résidentiels, eux aussi dévastés par les eaux, ne sont plus qu’un amas de débris. Seules quelques constructions semblent avoir tenu. © Digitalglobe

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La ville côtière de Banda Aceh, en Indonésie, a été très touchée par le tsunami. Les photos prises par satellite deux jours après la catastrophe montrent une ville complétement dévastée, jonchée de débris et recouverte de boue. © Digitalglobe.

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Une réflexion sur “Séismes et Tsunamis

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